Washington a mené une frappe supplémentaire sur les Houthis au Yémen

Le secrétaire de presse du Pentagone, le général Ryder, s'exprime lors d'un point de presse au Pentagone le mardi 23 janvier 2024 à Washington (Photo, AP).
Le secrétaire de presse du Pentagone, le général Ryder, s'exprime lors d'un point de presse au Pentagone le mardi 23 janvier 2024 à Washington (Photo, AP).
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Publié le Mercredi 24 janvier 2024

Washington a mené une frappe supplémentaire sur les Houthis au Yémen

  • Les Etats-Unis ont mené une frappe supplémentaire visant les Houthis au Yémen, moins d'une heure après celles effectuées lundi soir, a annoncé mardi le Pentagone
  • Dans la nuit de lundi à mardi, heure du Yémen, les forces armées américaines et britanniques ont mené leur seconde opération conjointe, visant huit cibles des Houthis

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont mené une frappe supplémentaire visant les Houthis au Yémen, moins d'une heure après celles effectuées lundi soir, a annoncé mardi le Pentagone, dans un contexte de tensions contre ce mouvement proche de l'Iran qui s'en prend au trafic maritime dans la région.

Dans la nuit de lundi à mardi, heure du Yémen, les forces armées américaines et britanniques ont mené leur seconde opération conjointe, visant huit cibles des Houthis.

"Rapidement après ces frappes, une cible additionnelle des Houthis a été frappée, en autodéfense, par les Etats-Unis, détruisant un missile de croisière anti-navire qui était prêt à être tiré et qui représentait une menace imminente", a déclaré à la presse le porte-parole du Pentagone Pat Ryder, reprenant les termes généralement utilisés par Washington à chaque annonce de frappes.

Cette frappe supplémentaire a été menée "probablement dans les 15 à 30 minutes après l'opération principale", a-t-il ajouté.

Au total, depuis les premières frappes américaines au Yémen le 11 janvier, "nous estimons avoir détruit ou endommagé plus de 25 sites" de tirs de missiles et "touché des drones, des radars et outils de surveillance aérienne et des stocks d'armes avec de bons résultats", a encore dit Pat Ryder.

Sur fond d'escalade liée au conflit entre Israël et le Hamas palestinien à Gaza, les Houthis, qui contrôlent de vastes pans du Yémen en guerre, ont averti mardi qu'ils riposteraient aux frappes américano-britanniques.

Les Houthis multiplient les attaques contre des navires marchands en mer Rouge et dans le golfe d'Aden, de nombreux armateurs évitant désormais ces passages essentiels pour le commerce international.

Les rebelles yéménites disent agir en solidarité avec les Palestiniens de Gaza, territoire totalement assiégé et bombardé par Israël, que les Etats-Unis soutiennent militairement.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.