Des groupes musulmans et arabes saluent la décision préliminaire de la Cour Internationale sur Israël

Des sympathisants de la cause palestinienne rassemblés devant la Cour internationale de Justice (CIJ) à La Haye, le 26 janvier 2024, alors que les juges se prononcent sur l'affaire de génocide déposée par l'Afrique du Sud contre Israël, à la suite de son offensive dévastatrice contre Gaza. (Reuters)
Des sympathisants de la cause palestinienne rassemblés devant la Cour internationale de Justice (CIJ) à La Haye, le 26 janvier 2024, alors que les juges se prononcent sur l'affaire de génocide déposée par l'Afrique du Sud contre Israël, à la suite de son offensive dévastatrice contre Gaza. (Reuters)
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Publié le Samedi 27 janvier 2024

Des groupes musulmans et arabes saluent la décision préliminaire de la Cour Internationale sur Israël

  • Le verdict de la CIJ est conforme aux lois et traités internationaux relatifs à la protection des civils innocents, déclare le secrétaire général du CCG
  • Sans aller jusqu’à ordonner à Israël de mettre fin à ses opérations, comme requis dans la plainte déposée par l’Afrique du Sud, la majorité des 17 membres de la commission de la CIJ a exigé qu’Israël s’efforce de limiter le nombre de morts

RIYAD: Les organisations musulmanes internationales et les pays arabes ont salué la décision préliminaire de la Cour internationale de Justice (CIJ) dans laquelle cet organisme judiciaire basé à La Haye a blâmé de manière accablante l'attaque israélienne contre le peuple palestinien à Gaza.

Sans aller jusqu’à ordonner à Israël de mettre fin à ses opérations, comme requis dans la plainte déposée par l’Afrique du Sud, la majorité des 17 membres de la commission de la CIJ a exigé qu’Israël s’efforce de limiter le nombre de morts, ainsi que les dégâts causés par son offensive militaire.

«Le verdict de la Cour internationale de Justice est conforme aux lois et traités internationaux relatifs à la protection des civils innocents», a déclaré le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohammad Albudaiwi, dans un communiqué.

La commission de la Cour internationale de Justice réunie à La Haye le 26 janvier 2024 pour annoncer sa décision sur le cas de génocide déposé par l'Afrique du Sud contre Israël. (X: @CIJ_ICJ)
La commission de la Cour internationale de Justice réunie à La Haye le 26 janvier 2024 pour annoncer sa décision sur le cas de génocide déposé par l'Afrique du Sud contre Israël. (X: @CIJ_ICJ)

Albudaiwi a déclaré qu’Israël avait violé la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide «en ciblant des institutions civiles et des hôpitaux, entraînant la mort de dizaines de milliers de civils innocents ainsi que de blessés dans la bande de Gaza.»

Jusqu’à vendredi, l'offensive israélienne avait tué plus de 26 000 Palestiniens, détruit une grande partie de Gaza, et déplacé près de 85 % de ses 2,3 millions d'habitants hors de leurs foyers, selon le ministère palestinien de la Santé à Gaza.

L'Organisation de la coopération islamique (OCI), qui regroupe 57 pays musulmans dans le monde, a souligné le fait que cette décision visait «à prévenir davantage d'actes et de déclarations génocidaires contre le peuple palestinien dans la bande de Gaza.»

Dans un communiqué, l’OCI a appelé toutes les parties concernées «à garantir le respect total et immédiat par Israël de la décision de la CIJ.»

Elle a également exhorté la communauté internationale «à assumer ses responsabilités et à assurer la protection du peuple palestinien.»

Dans un autre communiqué, la Ligue musulmane mondiale (MWL), basée à La Mecque, a également souligné la nécessité de poursuivre les efforts de la communauté internationale pour mettre fin à la guerre et aux destructions, assurer la protection des civils innocents à Gaza, ainsi que l'acheminement de l'aide humanitaire dans l’enclave.

La décision de la CIJ n’est qu’une décision temporaire. Les analystes estiment qu’il faudra peut-être des années avant que l’ensemble du dossier présenté par l’Afrique du Sud ne soit examiné.

Israël a rejeté cette décision, le Premier ministre Benjamin Netanyahou s’engageant à poursuivre la guerre. «Nous continuerons à faire ce qui est nécessaire pour défendre notre pays et défendre notre peuple», a-t-il affirmé à la télévision.

Des responsables israéliens ont déclaré au comité de la CIJ que l'offensive visait uniquement à pourchasser les militants du Hamas et non le peuple palestinien dans son ensemble.

L’offensive israélienne était une réponse à ce qu’on appelle «le déluge d’Al-Aqsa» du 7 octobre, au cours duquel quelque 3 000 commandos du Hamas ont franchi la barrière entre Gaza et Israël et ont attaqué les communautés israéliennes et les bases militaires le long de la frontière.

Les autorités israéliennes estiment le nombre total de victimes dans cette attaque à 1 139 Israéliens et ressortissants étrangers tués, dont 766 civils et 373 membres des forces de sécurité.

Les attaquants du Hamas ont également pris quelque 250 otages civils et militaires, dont certains étaient des étrangers venus assister à un festival de musique dans le sud d'Israël, et les autres des travailleurs contractuels.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.