Gouvernement Attal: Un dénouement espéré mercredi, sur fond de casse-tête Bayrou

Le Premier ministre français Gabriel Attal prononce un discours lors d'une conférence de presse à l'hôtel Matignon, à Paris, le 1er février 2024, pour répondre aux agriculteurs qui protestent contre les salaires, les impôts et la réglementation (Photo, AFP).
Le Premier ministre français Gabriel Attal prononce un discours lors d'une conférence de presse à l'hôtel Matignon, à Paris, le 1er février 2024, pour répondre aux agriculteurs qui protestent contre les salaires, les impôts et la réglementation (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 07 février 2024

Gouvernement Attal: Un dénouement espéré mercredi, sur fond de casse-tête Bayrou

  • La composition de la deuxième moitié du gouvernement de Gabriel Attal est désormais espérée pour mercredi, avec la mise à l'écart probable d'Amélie Oudéa-Castéra de l'Education
  • Même à quelques heures du possible dénouement, très peu d'informations filtraient

PARIS: Ce devait être une formalité, c'est devenu un casse-tête. La composition de la deuxième moitié du gouvernement de Gabriel Attal est désormais espérée pour mercredi, avec la mise à l'écart probable d'Amélie Oudéa-Castéra de l'Education et l'inconnue François Bayrou qui complique les "équilibres".

C'est une constante dans les remaniements sous la présidence d'Emmanuel Macron: ils prennent toujours plus de temps que prévu.

D'abord promise autour du 20 janvier, la liste de la quinzaine de membres du gouvernement appelés à prêter main forte aux 14 ministres déjà nommés était finalement escomptée lundi, puis mardi, et maintenant "plutôt mercredi après-midi", selon l'entourage du chef de l'Etat, tout en restant "prudent".

"Ce sera annoncé dans les prochaines heures", a assuré sur Europe 1 la ministre chargée de l'Egalité femmes/hommes Aurore Bergé.

Soit quasiment un mois après la nomination du Premier ministre, un délai long pendant lequel des dossiers importants (Santé, Transports, Logement...) sont restés sans interlocuteur dédié.

Même à quelques heures du possible dénouement, très peu d'informations filtraient.

Pour la plupart des sources au sein du camp présidentiel, un point sensible semble avoir été tranché: après l'avoir longtemps soutenue, Emmanuel Macron se serait résolu à écarter Amélie Oudéa-Castéra du ministère prioritaire de l'Education nationale, après les polémiques nées de ses critiques contre l'école publique pour justifier la scolarisation de ses enfants dans le privé.

"Je souhaite son départ car je pense que l'Education nationale est une grande priorité", a déclaré sur Sud Radio le député Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy, jugeant, à l'unisson des syndicats et des autres oppositions, qu'elle "n'a plus la confiance des enseignants".

"AOC" pourrait être rétrogradée pour ne garder qu'une partie de ses attributions, notamment les Jeux olympiques.

Candidat «surprise» à l'Education?

Le président avait même en tête, dès lundi soir, un candidat "surprise" pour porter les vastes chantiers autour de l'école, assure un proche.

Mais après sa relaxe judiciaire lundi, François Bayrou s'est invité dans "l'équation à mille équilibres", comme la nomme un conseiller élyséen. "Et comme en maths, quand on commence à ajouter une inconnue, ça devient plus rock", glisse-t-il.

Le président du MoDem, allié d'Emmanuel Macron depuis son ascension vers l'Elysée, a clairement fait des offres de service pour revenir au gouvernement dont il avait été écarté après quelques semaines seulement en 2017 en raison de ses ennuis judiciaires. Et son nom a donc commencé à circuler avec insistance pour reprendre l'Education, dont il fut déjà le ministre dans les années 1990.

Le dirigeant centriste "ne manque pas de titres pour rétablir une relation de travail et de confiance avec les organisations professionnelles", a encore plaidé mercredi matin le député MoDem Jean-Louis Bourlanges sur France Inter.

A moins qu'il hérite d'un autre portefeuille important, quitte à provoquer un jeu de chaises musicales plus vaste qu'attendu. Quoi qu'il en soit, "évidemment François Bayrou a parfaitement sa place dans un gouvernement, c'est le moins qu'on puisse dire", a dit sur franceinfo le député Renaissance Eric Woerth.

Va-t-il faire son grand retour? "Plus ça va, moins c'est clair", ironise un proche du leader centriste, tout en laissant entendre qu'il n'avait, à ce stade, pas été éconduit par Emmanuel Macron et Gabriel Attal, qu'il a rencontrés successivement lundi et mardi.

Cela compliquerait les équilibres partisans entre Renaissance, la formation du président, et ses alliés, le MoDem et Horizons, le parti de l'ex-Premier ministre Edouard Philippe. Mais aussi la recherche de la parité hommes/femmes.

Le duo exécutif doit aussi tenter de bien représenter les territoires dans une équipe jusqu'ici perçue comme trop francilienne. Privé de majorité absolue à l'Assemblée nationale, il espère recruter un ou plusieurs sénateurs, éventuellement venus de la droite, selon plusieurs sources au fait des tractations. Mais l'aile gauche de la macronie veille aussi à ne pas se retrouver lésée après la droitisation du gouvernement Attal première version.

Autant de difficultés qui ont jusqu'ici fait jouer la montre au chef de l'Etat.

Un tel délai, "c'est inédit", a constaté son prédécesseur socialiste François Hollande sur franceinfo. "Sur le logement, sur la santé, sur des questions de transport, il est nécessaire d'avoir des ministres ou alors il faut supprimer les gouvernements", a-t-il ajouté.


Macron dans un lycée en Lozère mardi pour la rentrée scolaire

Le président français Emmanuel Macron signe une banderole réalisée par des élèves d’une école locale à son départ, après avoir présidé le Conseil des ministres hebdomadaire, dans la ville de Montluçon, dans le centre de la France, le 22 avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron signe une banderole réalisée par des élèves d’une école locale à son départ, après avoir présidé le Conseil des ministres hebdomadaire, dans la ville de Montluçon, dans le centre de la France, le 22 avril 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron se rendra mardi au lycée Chaptal de Mende pour échanger sur la généralisation de l’interdiction des téléphones portables dans les lycées dès la rentrée
  • Il visitera ensuite la faculté d’éducation de l’université de Montpellier à Mende pour présenter la réforme de la formation des enseignants, destinée notamment à renforcer le recrutement

PARIS : Emmanuel Macron se rendra au lycée Chaptal de Mende (Lozère) mardi, où il échangera avec élèves et enseignants sur l'interdiction du téléphone portable dans les lycées, pour la dernière rentrée scolaire de son double quinquennat, a annoncé vendredi l'Elysée.

"Dans la suite de son engagement pour renforcer la protection des mineurs face aux expositions permanentes aux écrans, le chef de l'Etat échangera avec les élèves et les enseignants sur la généralisation de l'interdiction des téléphones portables au lycée, dans la continuité de ce qui est mis en place au collège depuis 2018", a précisé la présidence.

Déjà en vigueur de la maternelle au collège, l'interdiction du téléphone portable sera étendue aux lycées dès la rentrée par la loi visant à protéger les mineurs des réseaux sociaux.

Emmanuel Macron a promulgué ce texte mardi alors que le Conseil constitutionnel a censuré sa mesure phare interdisant l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

Il se rendra ensuite à la faculté d'éducation de l'université de Montpellier sur le site de Mende à l'occasion de la mise en œuvre de la réforme de la formation initiale des enseignants, "grand engagement du second quinquennat" selon l'Elysée.

Pour répondre à la crise du recrutement, le ministère de l'Education nationale a réformé le système de concours afin notamment d'élargir le vivier de candidats.

Le concours a été avancé cette année à la fin de la licence (bac+3). Jusqu'à l'an dernier, les aspirants professeurs, dans le premier degré (écoles maternelles et primaires) comme dans le second degré (collèges et lycées) ne pouvaient passer le concours qu'après un master (bac+5).

Le manque d'enseignants, avec un nombre conséquent de postes non pourvus depuis plusieurs années, est une problématique de longue date dans l'Education nationale. En 2025, plus de 2.600 postes étaient restés vacants, selon des données compilées par l'AFP.

Cette réforme "permet de préparer plus tôt et plus progressivement les futurs enseignants à leur métier, grâce à des programmes rénovés, une formation renforcée et mieux répartie sur le territoire", estime la présidence.

"Elle doit renforcer durablement l'attractivité du métier et élargir le vivier de candidats qui seront rémunérés pendants leurs années de master", ajoute-t-elle.

Le chef de l’Etat échangera avec des étudiants se préparant au professorat des écoles, dont notamment les premiers lauréats du nouveau concours.


Mélenchon aux patrons: "si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession"

Jean-Luc Mélenchon participe à un débat réunissant sept candidats à la présidentielle de 2027, lors de La REF 2026 du Medef, sur le court Philippe-Chatrier à Roland-Garros, à Paris, le 27 août 2026. (AFP)
Jean-Luc Mélenchon participe à un débat réunissant sept candidats à la présidentielle de 2027, lors de La REF 2026 du Medef, sur le court Philippe-Chatrier à Roland-Garros, à Paris, le 27 août 2026. (AFP)
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  • Jean-Luc Mélenchon appelle les chefs d’entreprise à augmenter les salaires pour éviter une récession en France
  • Lors du débat du Medef, les principaux candidats ont exposé leurs visions économiques, de la réduction de la bureaucratie à la relance sociale et écologique

PARIS: Jean-Luc Mélenchon a exhorté jeudi les chefs d'entreprise à "augmenter les salaires" pour éviter à la France de "tomber en récession", en ouverture du premier débat entre les principaux candidats à la présidentielle, organisé par le Medef.

"Je vous mets en alerte: le budget Lecornu, plus l'inflation alimentaire, si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession", a lancé le candidat de La France insoumise lors de ce débat à Roland-Garros, diffusé par LCI.

Les sept candidats les mieux placés dans les sondages se sont exprimés à tour de rôle sur le court central.

Actuelle favorite selon les intentions de vote à moins de huit mois du premier tour du 18 avril, Marine Le Pen a estimé qu'il y avait "un consensus général sur la gravité de la situation" économique du pays.

"Moi j'appelle à l'union de l'ensemble des acteurs, à l'union des salariés et des entrepreneurs pour opérer le redressement, j'oserai même, même en présence de Monsieur Attal, la renaissance de la France", a dit la candidate du Rassemblement national.

Gabriel Attal, candidat du parti présidentiel Renaissance, conteste en justice l'utilisation de ce terme par la quadruple candidate à l'Elysée dans son slogan de campagne.

Ce dernier, qui se dispute avec Edouard Philippe la place de candidat du bloc central, a lui épinglé dans son introduction les insoumis, invitant Jean-Luc Mélenchon à "présenter des excuses pour les propos de (l'eurodéputée) Manon Aubry qui a qualifié les entrepreneurs français de nuisibles et de parasites".

Son concurrent Edouard Philippe, candidat du parti Horizons, souvent accusé de promettre du "sang et des larmes", s'est dit "convaincu qu'on ne gagne pas une élection, mais surtout qu'on ne sort pas un pays de l'ornière en se contentant de dire ce qui ne va pas et en disant que ça va être dur".

Il s'en est pris, lui aussi, à la proposition des insoumis d'annuler une partie de la dette publique française, car selon lui, "brûler la dette" mettra la France en "interdit bancaire".

"Moi je ne veux pas pour mon pays, la France, d'un destin de parc d'attractions pour tycoons américains, oligarques russes, dignitaires du Parti communiste chinois ou émirs du Golfe", a martelé pour sa part le social-démocrate Raphaël Glucksmann, proposant son "nouveau contrat patriotique".

A droite, Bruno Retailleau, candidat du parti Les Républicains, a promis de s'attaquer à "l'État bureaucratique", "vorace", "paperasse", qualifié de "premier problème", et qui "asphyxie les forces vives" selon lui.

L'écologiste Marine Tondelier a assuré les patrons que, comme eux, "les Ecologistes aussi veulent la liberté", car "l'écologie est la condition de la liberté".


Un soldat de la Légion étrangère française enlevé en Colombie

Le président colombien Abelardo de la Espriella prononce un discours lors de la cérémonie de passation de commandement à l'École militaire José María Córdova, à Bogota, le 26 août 2026. (AFP)
Le président colombien Abelardo de la Espriella prononce un discours lors de la cérémonie de passation de commandement à l'École militaire José María Córdova, à Bogota, le 26 août 2026. (AFP)
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  • Les rebelles l'ont enlevé après avoir réalisé qu'il appartenait à la Légion étrangère française, d'après la même source
  • José Olger Melo Charry, caporal engagé dans l'armée française depuis quatre ans, était en permission dans son pays d'origine, a déclaré jeudi le colonel Mauricio Osorio à la radio colombienne Blu Radio

BOGOTA: Un soldat franco-colombien de la Légion étrangère française a été enlevé début août dans une région de Colombie contrôlée par la guérilla, a annoncé l'armée jeudi.

José Olger Melo Charry a été pris en otage le 6 août alors qu'il circulait sur une route du département de Nariño, dans le sud-ouest du pays, selon un rapport de l'armée consulté par l'AFP.

Les responsables présumés de cet enlèvement sont des dissidents de la guérilla des Farc, aujourd'hui dissoute, qui avaient refusé de signer l'accord de paix de 2016 avec le gouvernement, indique le document.

Les rebelles l'ont enlevé après avoir réalisé qu'il appartenait à la Légion étrangère française, d'après la même source.

José Olger Melo Charry, caporal engagé dans l'armée française depuis quatre ans, était en permission dans son pays d'origine, a déclaré jeudi le colonel Mauricio Osorio à la radio colombienne Blu Radio.

Le groupe accusé de cet enlèvement est dirigé par un homme connu sous le nom d'Ivan Mordisco, le guérillero le plus recherché de Colombie.

Les groupes armés du pays, principalement impliqués dans le trafic de drogue et l'exploitation minière illégale, ont recours aux enlèvements pour extorquer de l'argent ou faire pression sur les autorités.

Le président Abelardo de la Espriella, tenant de la droite dure, affiche depuis son arrivée au pouvoir début août une politique de lutte sans merci contre les guérillas et les narcotrafiquants, avec le soutien des Etats-Unis.

Son prédécesseur de gauche, Gustavo Petro, lui-même ancien membre d'une autre guérilla dissoute, avait échoué dans la plupart de ses tentatives de conclure la paix, et de nombreux experts soulignent que les groupes armés se sont renforcés durant sa présidence.