Le chef de l’OMS réitère son appel en faveur d’un cessez-le-feu à Gaza

Le chef de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, intervient lors de la session d'ouverture du Sommet mondial des gouvernements à Dubaï, le 12 février 2024 (Photo, AFP).
Le chef de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, intervient lors de la session d'ouverture du Sommet mondial des gouvernements à Dubaï, le 12 février 2024 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 13 février 2024

Le chef de l’OMS réitère son appel en faveur d’un cessez-le-feu à Gaza

  • Seuls 15 des 36 hôpitaux fonctionnent à peine, déclare Tedros Adhanom Ghebreyesus lors du Sommet mondial des gouvernements
  • M. Ghebreyesus se dit «préoccupé» par les attaques israéliennes sur Rafah où les habitants de Gaza ont trouvé refuge

LONDRES: Le directeur de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré lundi que la situation humanitaire à Gaza était désastreuse, ajoutant que les niveaux actuels de fournitures médicales qui atteignent l'enclave palestinienne n'étaient «qu'une goutte d'eau dans l'océan des besoins».

Tedros Adhanom Ghebreyesus s'est exprimé lors du Sommet mondial des gouvernements à Dubaï et a réitéré les appels à un cessez-le-feu dans la guerre d'Israël contre Gaza qui ravage la zone.

«L'OMS continue d'appeler à un accès sûr pour le personnel et les fournitures humanitaires», a-t-il signalé lors du sommet. «Nous continuons à demander la libération des otages détenus par le Hamas. Et nous continuons d'appeler à un cessez-le-feu.»

Il s’est dit profondément préoccupé par les attaques israéliennes sur Rafah où la plupart des habitants de l’enclave ont fui et où les frappes ont tué 48 personnes dans la nuit.

«Seuls 15 des 36 hôpitaux fonctionnent encore partiellement ou de façon minimale, et le personnel de santé de Gaza fait de son mieux dans des circonstances impossibles», a indiqué M. Ghebreyesus.

«Je suis particulièrement préoccupé par les récentes attaques contre Rafah, où la majorité de la population de Gaza a fui les destructions», a-t-il souligné.

«Jusqu'à présent, nous avons livré 447 tonnes de fournitures médicales à Gaza, mais ce n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan des besoins, qui ne cessent de croître chaque jour», a-t-il estimé.

Le dernier conflit a éclaté après les attaques menées le 7 octobre par les combattants du Hamas dans des localités israéliennes, qui ont fait 1 200 morts et quelque 250 otages, selon les chiffres israéliens.

La guerre, qui entre dans son cinquième mois, a tué plus de 28 000 personnes à Gaza, selon les autorités sanitaires de l'enclave dirigée par le Hamas.

Futures pathologies

Selon M. Ghebreyesus, les leçons de la pandémie de Covid-19 n’ont pas été tirées et le monde n'est pas préparé à une nouvelle pandémie, qui est inévitable.

«Si le monde ne tire pas les leçons qui s'imposent, il le paiera très cher la prochaine fois», a-t-il prévenu. «Et il y aura une prochaine fois. L'histoire nous enseigne que la prochaine pandémie est une question de "quand" et non de "si".»

«La prochaine pandémie peut être causée par un virus de la grippe, par un nouveau coronavirus ou par un nouvel agent pathogène que nous ne connaissons pas encore. Demain, nous serions confrontés aux mêmes problèmes que pour la Covid-19», a-t-il poursuivi.

M. Ghebreyesus a rejeté ce qu'il a appelé «une litanie de mensonges et de théories du complot» entourant les négociations actuelles sur un accord international relatif à la préparation et à l'intervention en cas de pandémie.

Depuis décembre 2021, date à laquelle les États membres de l'OMS se sont réunis à Genève pour commencer à rédiger un accord mondial, des efforts sont déployés pour parvenir à un consensus avant l'Assemblée mondiale de la santé qui se tiendra en mai.

Mais des «obstacles subsistent» au respect de cette échéance, a révélé M. Ghebreyesus, en raison d'informations erronées selon lesquelles l'accord serait un «coup de force de l'Organisation mondiale de la santé».

Il a rejeté ces accusations, ajoutant que tous les pays devaient travailler ensemble pour partager les informations, les connaissances et l'expertise afin de détecter et de maitriser les agents pathogènes présentant un risque, et d'accéder rapidement aux tests, aux traitements et aux vaccins.

«La pandémie de Covid-19 a infligé d'énormes pertes aux communautés, aux pays, aux entreprises et aux économies. Ces pertes ne doivent pas être vaines et ne doivent pas se répéter», a-t-il insisté.

«Il est possible, voire probable, que nous soyons confrontés à une nouvelle pandémie au cours de notre vie. Nous ne pouvons pas savoir si elle sera légère ou grave. Mais nous pouvons être prêts», a-t-il soutenu.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran jure de continuer à riposter aux frappes américaines

Cette capture d'écran, réalisée le 23 juillet 2026 à partir d'une séquence vidéo diffusée par le Commandement central américain (CENTCOM) le 22 juillet 2026, montre les forces américaines en train de lancer ce que l'armée qualifie de frappes de précision contre l'Iran pour la douzième nuit consécutive. (AFP)
Cette capture d'écran, réalisée le 23 juillet 2026 à partir d'une séquence vidéo diffusée par le Commandement central américain (CENTCOM) le 22 juillet 2026, montre les forces américaines en train de lancer ce que l'armée qualifie de frappes de précision contre l'Iran pour la douzième nuit consécutive. (AFP)
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  • Après une douzième nuit consécutive d'hostilités, l'armée iranienne a juré qu'elle poursuivrait ses "représailles", "tant que les attaques américaines contre les infrastructures et les zones côtières du pays perdureront"
  • Téhéran continuera "à payer un prix très lourd", a pour sa part déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, en marge de l'Asean à Manille, affirmant que l'Iran n'était "clairement pas prêt à passer un accord"

TEHERAN: L'Iran a juré jeudi de poursuivre ses représailles contre l'ennemi américain tant qu'il serait attaqué, tandis que ses alliés houthis yéménites ont ouvert un deuxième front dans la guerre régionale en revendiquant des attaques en mer Rouge contre deux pétroliers saoudiens.

Les affrontements entre Téhéran et Washington, qui ont repris le 7 juillet, font craindre un blocage durable des exportations d'hydrocarbures alors que le détroit d'Ormuz est verrouillé par l'Iran et que les rebelles yéménites ont annoncé un blocus de la flotte d'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut.

Avec pour conséquence une flambée des cours du pétrole: vers 06H15 GMT, le Brent, référence internationale, se rapprochait des 100 dollars à 96,31 dollars le baril (+2,38%), loin de l'accalmie qui avait suivi la signature d'un protocole d'accord irano-américain mi-juin.

Après une douzième nuit consécutive d'hostilités, l'armée iranienne a juré qu'elle poursuivrait ses "représailles", "tant que les attaques américaines contre les infrastructures et les zones côtières du pays perdureront".

Téhéran continuera "à payer un prix très lourd", a pour sa part déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, en marge de l'Asean à Manille, affirmant que l'Iran n'était "clairement pas prêt à passer un accord".

Téhéran a dit avoir notamment frappé, au Koweït, des dépôts de munitions et des réservoirs de carburant, et en Jordanie, un radar américain du système antimissile THAAD et un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques.

L'armée jordanienne a fait état de dix missiles et drones tirés vers le royaume ces 24H, dont neuf interceptés, et l'armée du Koweït a annoncé dans la nuit répondre à des attaques de "drones hostiles".

Voies maritimes paralysées 

Côté américain, l'armée a dit avoir visé des cibles militaires iraniennes, pour "réduire davantage la capacité de l'Iran à menacer les marins civils et les navires commerciaux" transitant dans le détroit d'Ormuz, au coeur des tensions.

Des médias iraniens ont rapporté des frappes à deux reprises sur Bouchehr, ville où se trouve la seule centrale nucléaire en fonctionnement, et à Chalamcheh, à proximité d'un poste-frontière avec l'Irak, où deux personnes ont été tuées.

D'autres bombardements ont été signalés à Ahvaz, près du Golfe et sur la ville de Konarak, non loin du port de Chabahar sur le golfe d'Oman, ainsi que des explosions à Sirik, près du détroit d'Ormuz.

La discorde irano-américaine sur cette voie stratégique, par laquelle transitait d'ordinaire un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures, a déclenché la reprise des hostilités le 7 juillet.

La République islamique veut y instaurer des frais de passage et n'autorise qu'un itinéraire, le long de ses côtes, menaçant de s'en prendre à tout navire contrevenant.

Les Gardiens de la Révolution, son armée idéologique, ont affirmé jeudi avoir stoppé trois pétroliers qui tentaient de le franchir.

En réaction, les Etats-Unis imposent un blocus maritime à l'Iran. Le Commandement pour le Moyen-Orient (Centcom) a précisé que ses forces "ont dérouté neuf navires commerciaux et en a immobilisé un", pour les empêcher "d'entrer dans ou de quitter les ports iraniens".

De l'autre côté de la péninsule arabique, en mer Rouge, les rebelles yéménites houthis, soutenus par l'Iran, ont revendiqué "une opération militaire" contre "deux pétroliers saoudiens qui ont violé le blocus", identifiés comme l'Encelia et le Layla.

Après avoir lundi annoncé cette mesure, ils avaient menacé de viser les navires tentant de se frayer un passage.

Une source officielle saoudienne a confirmé que l'Encelia, "appartenant à une société saoudienne", avait été "pris pour cible", provoquant un incendie, selon l'agence officielle SPA.

Coût exorbitant 

En ciblant l'Arabie saoudite, les Houthis "ont l'air de s'être laissés entraîner", a estimé M. Rubio, jugeant qu'ils "s'étaient fait avoir par les Iraniens".

Selon des données analysées par l'AFP, au moins neuf bateaux ont fait demi-tour en mer Rouge ou dans les environs du détroit de Bab el-Mandeb, à l'extrême sud du Yémen, depuis la menace houthie.

La guerre a un prix, estimé par la Défense américaine jusqu'à présent à 37,5 milliards de dollars. Mercredi, la Chambre des représentants a approuvé un cadre budgétaire de 95 milliards de dollars, qui se dirige désormais vers le Sénat, et est  prévu en grande partie pour le Pentagone afin de financer le conflit.

Aucun signe d'apaisement n'apparaît, mais le Pakistan, pays médiateur, veut rester optimiste. "Nous n'avions pas perdu espoir même durant les heures les plus sombres. Nous ne sommes pas découragés", a déclaré le porte-parole de la diplomatie.

Sur le front yéménite, où une trêve négociée en 2022 entre les rebelles et le gouvernement soutenu par Ryad, était toujours active malgré son expiration, le sultanat d'Oman a dit vouloir oeuvrer pour reprendre des discussions en vue d'une désescalade.


Iran: les Gardiens de la Révolution disent avoir détruit en Jordanie des équipements militaires américains

La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
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  • Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD
  • Les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD, en représailles aux frappes des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques, ainsi que de l'incendie d'un hangar présenté comme servant à la maintenance d'hélicoptères.

 

 


L'armée iranienne revendique des frappes au Koweït contre des sites militaires américains

L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
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  • L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis
  • Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha, les réservoirs de carburant de la base Ali al-Salem, ainsi que le dépôt de munitions du camp Arifjan", tous situés au Koweït.