La communauté internationale tente de dissuader Israël d'une attaque sur Rafah

Les Etats-Unis tentent de dissuader Israël de lancer une offensive à grande échelle à Rafah (Photo, AFP).
Les Etats-Unis tentent de dissuader Israël de lancer une offensive à grande échelle à Rafah (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 16 février 2024

La communauté internationale tente de dissuader Israël d'une attaque sur Rafah

  • Joe Biden a réitéré à Benjamin Netanyahu, lors d'un appel téléphonique, son opposition à une opération militaire à Rafah
  • Environ 1,4 million de personnes, dont beaucoup déplacées à plusieurs reprises, s'entassent à Rafah, transformée en gigantesque campement

TERRITOIRES PALESTINIENS: La communauté internationale, Etats-Unis en tête, redoublait vendredi ses appels pour dissuader Israël de lancer une offensive à grande échelle à Rafah, où près d'un million et de demi de Palestiniens sont pris dans la nasse à la frontière avec l'Egypte.

Après quatre mois de guerre entre Israël et le Hamas, les violences se concentrent sur le sud de la bande de Gaza assiégée et dévastée, entre la ville de Khan Younès, où l'armée israélienne a annoncé jeudi mener une "opération ciblée" dans l'hôpital Nasser qui abritait des milliers de déplacés, et celle de Rafah.

Le président américain Joe Biden a réitéré au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, lors d'un appel téléphonique, son opposition à une opération militaire à Rafah "sans un plan crédible et réalisable assurant la sécurité des civils à Rafah", selon la Maison Blanche.

M. Netanyahu a annoncé une "action puissante" contre Rafah pour porter le coup de grâce au Hamas, au pouvoir à Gaza, mais assuré que son armée permettrait auparavant aux civils "de quitter les zones de combat", sans expliquer vers quelle destination.

Environ 1,4 million de personnes, dont beaucoup déplacées à plusieurs reprises, s'entassent à Rafah, transformée en gigantesque campement. "Plus de la moitié de la population gazaouie s'entasse dans moins de 20 % de la bande de Gaza", résume l'ONU.

Rafah est en outre le principal point d'entrée de l'aide humanitaire depuis l'Egypte, contrôlée par Israël et insuffisante pour répondre aux besoins d'une population menacée par la famine et les épidémies.

«Travailler sans relâche pour les otages»

Lors de cette conversation, Joe Biden a également "réaffirmé son engagement à travailler sans relâche pour assurer la libération de tous les otages dès que possible".

Selon Israël, 130 otages sont encore détenus à Gaza, dont 30 seraient morts, sur environ 250 personnes enlevées sur son territoire le 7 octobre. Une trêve d'une semaine en novembre avait permis la libération de 105 otages et de 240 Palestiniens détenus par Israël.

Des négociations en vue d'une trêve incluant de nouvelles libérations d'otages du Hamas et de Palestiniens détenus par Israël se poursuivent au Caire jusqu'à vendredi, sous la médiation du Qatar, de l'Egypte et des Etats-Unis.

L'armée israélienne a expliqué son opération dans l'hôpital Nasser de Khan Younès, par "des renseignements crédibles" selon lesquels le Hamas y aurait retenu des otages "et qu'il y aurait peut-être des corps d'otages" sur place.

Le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas a affirmé vendredi craindre pour la vie de six patients en soins intensifs et de trois nourrissons dans la maternité de l'hôpital par manque d'oxygène, les générateurs électriques s'étant arrêtés.

Le ministère a fait état d'un bilan de "112 morts" dans la nuit de jeudi à vendredi à travers la bande de Gaza.

Accord espéré avant le ramadan

Après sa conversation avec Joe Biden, Benjamin Netanyahu a rejeté jeudi soir toute reconnaissance internationale d'un Etat palestinien hors du cadre d'une reprise de négociations de paix israélo-palestiniennes, en réaction à un plan évoqué par le quotidien américain Washington Post.

"Une telle reconnaissance, à la suite du massacre du 7 octobre, offrirait une énorme récompense à un terrorisme sans précédent et empêcherait tout futur accord de paix", a affirmé le Premier ministre israélien sur son compte X, ex-Twitter.

Le journal rapporte que l'administration Biden et plusieurs pays arabes alliés des Etats-Unis travaillent à un plan global destiné à établir une paix israélo-palestinienne durable après la fin de la guerre entre Israël et le Hamas.

Ce plan prévoirait un cessez-le-feu "d'une durée prévue d'au moins six semaines", la libération des otages israéliens, ainsi qu'un calendrier pour l'établissement à terme d'un Etat palestinien, une perspective rejetée par le gouvernement Netanyahu.

Le Washington Post cite des responsables américains et arabes qui espèrent un accord avant le 10 mars, date de début du ramadan. Ce plan pourrait faire l'objet de discussions à la Conférence de Munich sur la sécurité, qui s'ouvre vendredi, selon ses promoteurs.

L'offensive israélienne dans la bande de Gaza a fait 28.663 morts à Gaza, en grande majorité des civils, selon le dernier bilan jeudi du  ministère de la Santé du Hamas.

Parmi les victimes figurent de nombreux journalistes. Sur 99 journalistes et employés des médias tués dans le monde en 2023, 72 sont morts "dans des attaques israéliennes sur Gaza", souligne dans son rapport annuel publié jeudi le Comité de protection des journalistes (CPJ).


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com