La tragédie de Gaza et la partialité des médias occidentaux au cœur du prochain Saudi Media Forum

Photo d'archives d'une conférence lors du Saudi Media Forum 2023. (Photo AN/Saad al-Dosari)
Photo d'archives d'une conférence lors du Saudi Media Forum 2023. (Photo AN/Saad al-Dosari)
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Publié le Vendredi 16 février 2024

La tragédie de Gaza et la partialité des médias occidentaux au cœur du prochain Saudi Media Forum

  • «Gaza dans les médias: entre fausses déclarations et parti pris» analysera les allégations de partialité des médias occidentaux envers Israël
  • Le forum accueillera plus de 2 000 participants du monde entier

RIYAD: La troisième édition du Saudi Media Forum, qui se tiendra du 19 au 21 février à Riyad, mettra l'accent sur la crise humanitaire à Gaza et sur la partialité des médias occidentaux.

Une conférence ayant pour sujet «Gaza dans les médias: entre fausses déclarations et parti pris» analysera les allégations de partialité des médias occidentaux envers Israël et les inexactitudes dans leur description du conflit à Gaza.

Cette conférence visera à dévoiler les différents aspects de la couverture médiatique occidentale de la guerre à Gaza, avec la participation de journalistes, de professionnels des médias et de hauts responsables.

L'ancien ministre koweïtien de l'Information Saad ben Tefla al-Ajmi, le rédacteur en chef d'Asharq al-Awsat, Ghassan Charbel, et le sous-secrétaire général en charge du secteur des médias et de la communication de la Ligue arabe, Ahmed Khattabi, prendront part à ce débat.

Cette table ronde abordera plusieurs aspects clés, notamment la façon dont les médias traitent les événements à Gaza dans un contexte de fausses déclarations et des préjugés occidentaux.

Elle se penchera sur l’utilisation par les médias arabes des événements de Gaza pour mettre en avant la cause palestinienne sur la scène politique et médiatique internationale.

Elle étudiera également la façon dont les événements de Gaza constituent un véritable test pour les médias, en présentant des exemples d’expériences de journalistes arabes sur la question palestinienne.

Le forum, qui est le fruit d'une collaboration entre la Saudi Broadcasting Authority et l'Association des journalistes saoudiens, accueillera plus de 2 000 participants du monde entier.

Elle inclura également l'exposition Future of Media Exhibition, la plus grande exposition de ce type au Moyen-Orient, avec la participation de plus de 200 entreprises locales et internationales.

Les conférences couvriront divers domaines médiatiques, notamment le sport, l'économie, le divertissement et le tourisme, ainsi que leur relation avec les utilisations du renseignement et les pratiques des médias.

Le journalisme sportif mondial occupera le devant de la scène lors du forum avec la présence de Gianni Merlo, président de l'Association internationale de la presse sportive, et de José Félix Díaz, rédacteur en chef du journal Marca.

Les intervenants discuteront des expériences du Royaume dans le cadre du thème «Sports saoudiens: grandes transformations, du stade local au stade mondial». Ils analyseront la relation entre le sport et les médias, la puissance douce qu'il génère, et le rôle de la couverture médiatique du sport dans la formation de l'identité nationale et des perceptions internationales.

Une cérémonie de remise de prix pour célébrer l'innovation et la créativité des médias clôturera le forum.

Réunissant les meilleurs professionnels des médias et du divertissement de la région, le forum, qui compte plus de 30 sessions, vise à établir des passerelles de communication avec diverses institutions médiatiques spécialisées.

Son objectif est d'élever le niveau de la qualité de la production médiatique et de divertissement, en suivant le rythme des avancées technologiques en constante évolution.

En outre, le forum vise à stimuler le secteur des médias en Arabie saoudite et à renforcer la position mondiale du Royaume, dans un paysage médiatique en évolution rapide.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


ONG interdites à Gaza: MSF pourrait mettre fin à ses activités en mars

L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
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  • Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité"
  • MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires"

PARIS: L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny.

Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité".

MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires".

"Pour travailler en Palestine, dans les territoires palestiniens occupés, nous devons être enregistrés (...) Cet enregistrement a pris fin le 31 décembre 2025", a expliqué sur France Inter Isabelle Defourny, médecin et présidente de MSF France.

"Depuis le mois de juillet 2025, nous étions impliqués dans un processus de réenregistrement et à ce jour, nous n'avons pas reçu de réponse. (...) On a encore 60 jours pendant lesquels on pourrait travailler sans être réenregistrés, et donc nous devrions mettre fin à nos activités en mars", si Israël maintenait sa décision de sanction, a-t-elle ajouté.

L'ONG dispose d'une quarantaine de personnels internationaux dans la bande de Gaza et travaille avec 800 personnels palestiniens dans huit hôpitaux.

"On a encore du +staff+ international qui, très récemment, ces derniers jours, a pu rentrer dans Gaza", a néanmoins précisé Mme Defourny.

"On est le second distributeur d'eau (dans la bande de Gaza). L'année dernière, en 2025, on a pris en charge un peu plus de 100.000 personnes blessées, brûlées, victimes de différents traumatismes. On est les deuxièmes en nombre d'accouchements effectués", a encore souligné la présidente de MSF France.

S'appuyant notamment sur une note du Cogat, l'organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles palestiniennes, Isabelle Defourny a estimé que la décision de sanction israélienne s'expliquait par le fait que les ONG "témoignent sur les violences commises par l'armée israélienne" à Gaza.

"Les journalistes internationaux n'ont jamais été autorisés à Gaza, les journalistes nationaux sont (...) ciblés les uns après les autres, tués par l'armée israélienne", a-t-elle ajouté.

Et de rappeler que "plus de 500 humanitaires ont été tués, dont 15 membres de MSF" dans des bombardements de l'armée israélienne depuis octobre 2023.


Le Conseil de transition du Sud salue l'invitation saoudienne au dialogue sur le Yémen

Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
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  • L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel yéménite
  • Le royaume a exhorté toutes les factions à participer "pour développer une vision globale"

RIYAD: Le Conseil de transition du Sud (CTS) au Yémen a salué samedi l'invitation de l'Arabie saoudite à participer à un dialogue inclusif entre les factions du sud du Yémen à Riyad.

Dans un communiqué, le groupe a déclaré que cette initiative reflétait l'engagement du Royaume à résoudre les questions politiques par le dialogue, notamment en ce qui concerne le droit du peuple du sud à restaurer son État.

Le STC a souligné que tout dialogue sérieux doit reconnaître la volonté du peuple du sud, inclure des garanties internationales complètes et envisager un référendum libre dans le cadre de toute proposition ou solution politique future.

Le Conseil a déclaré avoir pris part à toutes les étapes du dialogue parrainé par l'Arabie saoudite et le Conseil de coopération du Golfe, en commençant par l'accord de Riyad en 2019, suivi par les consultations de Riyad en 2022, et culminant dans le dialogue global avec le Sud qui a conduit à l'adoption de la Charte nationale du Sud en 2023 - soulignant son engagement constant en faveur du dialogue et de la responsabilité politique.

L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel de direction du Yémen.

Le Royaume a exhorté toutes les factions à participer "à l'élaboration d'une vision globale" qui répondrait aux aspirations du peuple du Sud.

L'initiative a reçu un large soutien régional et international.


L’Arabie saoudite accueillera un « dialogue » entre les factions du sud du Yémen

L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
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  • La conférence vise à « élaborer une vision globale » afin de répondre aux aspirations des Yéménites

RIYAD : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a invité les factions du sud du Yémen à tenir un dialogue à Riyad afin de « discuter de solutions justes à la question du Sud ».

Dans un communiqué, le ministère a précisé que la conférence, prévue dans la capitale saoudienne, avait été demandée par Rachad Al-Alimi, président du Conseil de direction présidentielle yéménite. Le Royaume a exhorté l’ensemble des factions à y participer « pour élaborer une vision globale » à même de répondre aux aspirations de la population du Sud.

Le Conseil de transition du Sud (STC), mouvement séparatiste, s’est récemment emparé de territoires dans les gouvernorats de l’Hadramaout et d’Al-Mahra.

L’Arabie saoudite a estimé que l’action du STC constituait une menace directe pour la sécurité nationale du Royaume et pour la stabilité régionale.

Plus tôt cette semaine, la coalition militaire soutenant le gouvernement yéménite a mené des frappes aériennes visant un chargement d’armes et de véhicules destiné aux forces séparatistes du Sud. Cette cargaison était arrivée au port d’al-Mukalla à bord de deux navires.

L’Arabie saoudite a réitéré que la seule voie permettant de résoudre la question du Sud passe par le dialogue.

Mardi, des pays du Golfe et d’autres pays arabes ont exprimé leur soutien au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com