Pour la 4e fois, Washington bloque la résolution du Conseil de sécurité pour un cessez-le-feu à Gaza

L'ambassadeur algérien à l'ONU, Amar Bendjama, s'exprime lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur la guerre entre Israël et le Hamas, au siège de l'ONU à New York, le 20 février 2024 (Photo, AFP).
L'ambassadeur algérien à l'ONU, Amar Bendjama, s'exprime lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur la guerre entre Israël et le Hamas, au siège de l'ONU à New York, le 20 février 2024 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 21 février 2024

Pour la 4e fois, Washington bloque la résolution du Conseil de sécurité pour un cessez-le-feu à Gaza

  • L'envoyé américain a déclaré que la résolution, rédigée par l'Algérie, interférerait avec les négociations «sensibles» menées par Washington en vue de mettre fin aux hostilités
  • L'ambassadeur d'Algérie à l'ONU a demandé: «Combien de vies innocentes doivent être sacrifiées avant que le Conseil ne juge nécessaire d'appeler à un cessez-le-feu?»

NEW YORK: Pour la quatrième fois depuis le début de la guerre à Gaza, les États-Unis ont opposé mardi leur veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies exigeant un cessez-le-feu immédiat dans le territoire assiégé.

L’envoyé américain a déclaré qu'une telle résolution interférerait avec les négociations «sensibles» en cours, menées par Washington, qui tentent de mettre un terme aux hostilités.

Treize des quinze membres du Conseil ont voté en faveur de la résolution, rédigée par l'Algérie. Le Royaume-Uni s'est abstenu.

Linda Thomas-Greenfield, représentante permanente des États-Unis à l'ONU, a qualifié le vote de mardi d’«irresponsable» (Capture d'écran/UNTV).

«Cette résolution est une prise de position contre les partisans du meurtre et de la haine», a indiqué l'ambassadeur d'Algérie auprès des Nations unies, Amar Bendjama, avant le vote.

«Un vote en faveur de ce projet de résolution est un soutien au droit à la vie des Palestiniens. À l'inverse, voter contre implique l'approbation de la violence brutale et de la punition collective qui leur sont infligées», a-t-il ajouté.

«Aujourd'hui, chaque Palestinien est une cible d'extermination et de génocide. Combien de vies innocentes doivent être sacrifiées avant que le Conseil ne juge nécessaire d'appeler à un cessez-le-feu?», s’est-il demandé.

Plus de 29 000 Palestiniens ont été tués à Gaza depuis que les forces israéliennes ont commencé leurs bombardements à la suite des attaques du 7 octobre menées par le Hamas, selon le ministère de la Santé du territoire. Environ 70 000 personnes ont été blessées et des milliers de corps seraient encore ensevelis sous les décombres des bâtiments détruits.

Après le vote, Bendjama a promis qu'il continuerait à frapper à la porte du Conseil de sécurité pour exiger la fin de l'effusion de sang à Gaza. «Nous ne nous fatiguerons jamais et nous ne nous arrêterons jamais», a-t-il assuré.

Linda Thomas-Greenfield, représentante permanente des États-Unis auprès des Nations unies, a qualifié le vote de mardi d'«irresponsable».

Elle a signalé samedi que Washington bloquerait le projet de résolution, craignant qu'il ne compromette les négociations en cours visant à obtenir une pause dans les combats et la libération des derniers otages israéliens détenus par le Hamas et d'autres groupes dans la bande de Gaza.

«Toute mesure prise par le Conseil devrait contribuer à ne pas entraver les négociations sensibles en cours», a-t-elle précisé avant le vote, avertissant que la résolution algérienne ne ferait qu'entraver ces pourparlers.

«Exiger un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel sans un accord exigeant du Hamas qu'il libère les otages n'apportera pas une paix durable. Au contraire, cela pourrait prolonger les combats entre le Hamas et Israël», a-t-elle expliqué.

Outre l'appel à un cessez-le-feu immédiat, le projet de résolution soutenu par les pays arabes exigeait de plus la libération immédiate de tous les otages. Le projet a également rejeté le déplacement forcé de civils palestiniens, appelé à l'acheminement sans restriction de l'aide humanitaire à la population de Gaza et réitéré les demandes du Conseil pour qu'Israël et le Hamas «respectent à la lettre» les règles du droit international, surtout en ce qui concerne la protection des civils. Il a aussi condamné «tous les actes de terrorisme», sans nommer explicitement l'une ou l'autre des parties.

Dans une décision surprise prise dimanche soir, les États-Unis ont déposé dans la nuit de dimanche à lundi leur propre projet de résolution sur Gaza, qui appelle par ailleurs à un «cessez-le-feu», mais le qualifie de temporaire, à mettre en œuvre «dès que possible» et «sur la base de la formule de libération de tous les otages».

Le projet américain, dont Arab News a obtenu copie, a également souligné la demande qu’Israël ne devrait pas procéder à une offensive militaire contre la ville de Rafah dans le sud de Gaza, au motif qu’une telle attaque «causerait davantage de dommages aux civils et à leurs déplacements, y compris dans les pays voisins, ce qui aurait de graves répercussions sur la paix et la sécurité régionales».

Rafah est devenu le dernier refuge pour plus d'un million de Palestiniens contraints de fuir les combats dans d'autres parties de la bande de Gaza.

Les discussions sur le projet de résolution américain, qui, selon des sources diplomatiques, n'a pas été officiellement présenté aux membres du Conseil de sécurité, n'ont pas encore eu lieu et il n'y a pas encore de calendrier pour un éventuel vote sur ce projet.

Toutefois, les sources ont révélé que, d'après les couvertures médiatiques, le texte de la résolution semble être trop verbeux, et elles sont préoccupées par la formulation de l'appel au cessez-le-feu, en particulier la référence au fait qu'il s'agit d'une mesure temporaire à mettre en œuvre «dès que possible», sans préciser qui décidera de la date de la mise en œuvre de cette mesure. Cela implique que les États-Unis laisseront à Israël le soin de décider du moment où une déclaration de cessez-le-feu est appropriée, ont expliqué ces sources.

Le représentant permanent de la Russie auprès des Nations unies, Vassily Nebenzia, a qualifié l'échec de l'adoption de la résolution algérienne de «nouveau chapitre sombre de l'histoire du Conseil de sécurité des Nations unies, une fois de plus écrit par la délégation américaine».

Il a accusé les Américains de couvrir Israël pour qu'il mette en œuvre «des plans inhumains contre Gaza, en particulier pour expulser les Palestiniens de la bande et pour faire un nettoyage ethnique complet dans la bande et la transformer littéralement en un territoire inhabitable».

L’ampleur de la violence déchaînée à Gaza «a dépassé tous les conflits que l’humanité a connus après la Seconde Guerre mondiale. L’opinion publique ne pardonnera jamais l’inaction de l’ONU», a-t-il ajouté.

L’envoyé de la Chine, Zhang Jun, a également exprimé sa déception quant au résultat du vote. Il a déclaré que le veto américain envoie le mauvais message et pousse la situation à Gaza dans une direction dangereuse.

«Le fait de continuer à éviter passivement un cessez-le-feu immédiat n'est rien d'autre qu'un feu vert à la poursuite du massacre», a-t-il indiqué.

Alors que les résolutions de cessez-le-feu font l'objet d'un veto au Conseil de sécurité, les retombées du conflit continuent de déstabiliser l'ensemble de la région du Moyen-Orient, augmentant ainsi le risque d'une guerre plus large.

«Ce n’est qu’en éteignant les flammes de la guerre à Gaza que nous pourrons empêcher les incendies de l’enfer d’engloutir toute la région», a-t-il estimé. «Le Conseil doit agir rapidement pour mettre fin à ce carnage au Moyen-Orient.»

Le Slovène Samuel Zbogar, qui a voté en faveur de la résolution, a appelé à la fin des massacres de civils à Gaza.

«Les souffrances que les Palestiniens endurent dépassent tout ce qu’un être humain devrait subir», a-t-il soutenu.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les églises de Dubaï passent les messes de Pâques en ligne pour des raisons de sécurité

Traditionnellement, la Semaine Sainte est rythmée par des prières communautaires, de grandes réunions familiales et des célébrations religieuses en vue de Pâques. (Photo AFP)
Traditionnellement, la Semaine Sainte est rythmée par des prières communautaires, de grandes réunions familiales et des célébrations religieuses en vue de Pâques. (Photo AFP)
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  • Les églises de Dubaï annoncent un passage en ligne des messes pendant le week-end de Pâques pour des raisons de sécurité

DUBAÏ : Les églises aux Émirats arabes unis ont annoncé une fermeture temporaire pendant Pâques en raison de préoccupations liées à la sécurité dans un contexte de tensions régionales.

Les églises, dont l’église catholique St. Mary, l’église catholique St. Francis of Assisi et la cathédrale orthodoxe St. Thomas, ont indiqué qu’elles resteraient fermées suite à une directive du gouvernement et que les offices du Vendredi saint seraient diffusés en ligne via leurs chaînes officielles.

« Les paroissiens sont priés de ne pas se rendre dans les locaux de l’église, dans l’intérêt de la sécurité et du bien-être de la communauté », indique l’annonce.

Cette décision représente un changement majeur pour les communautés chrétiennes, particulièrement pendant l’une des périodes les plus sacrées de l’année.

Traditionnellement, la Semaine Sainte est remplie de prières communautaires, de grandes réunions familiales et de célébrations religieuses menant à Pâques.

Sandra Sabbagh, résidente de Dubaï, a déclaré que la Semaine Sainte est l’un des moments les plus attendus de l’année.

« Nous jeûnons pendant presque cinq semaines, et cette semaine est considérée comme très importante pendant notre période de jeûne. Donc oui, c’est décevant. Nous l’attendons depuis le tout début du Carême », a-t-elle expliqué, ajoutant que cette période est habituellement consacrée à se rassembler à l’église avec d’autres.

« Bien sûr, nous sommes attristés, mais en même temps, le gouvernement n’aurait pas pris une telle décision si ce n’était pas pour le bien des gens et leur sécurité. Et bien sûr, nous soutenons ces décisions. Je prie pour que la paix revienne bientôt, que nous puissions traverser cette situation, et que les gens puissent revenir à une vie sûre et paisible, comme nous en avons l’habitude dans ce pays », a-t-elle ajouté.

Bien que les messes diffusées en direct permettent aux fidèles de maintenir un lien spirituel depuis chez eux, beaucoup estiment que l’absence de participation physique rend les célébrations incomplètes, mais ils comprennent l’importance de respecter les règles gouvernementales.

Rachel Henry, résidente de Dubaï, a déclaré que, même si ne pas pouvoir se rendre à l’église est décevant, elle est reconnaissante que la technologie permette à la communauté de se rassembler virtuellement pour le culte.

« Grâce à la technologie et tout, nous pouvons assister en ligne. Donc, le même sentiment de participation est là, mais la perte de ne pas être physiquement présente à l’église se fait toujours ressentir », a-t-elle dit.

« Nous réalisons que tout cela est pour notre sécurité et notre bien-être, et nous souhaitons respecter les règles », a-t-elle ajouté.

Depuis le 28 février, les Émirats arabes unis sont sous attaque de missiles et drones iraniens. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


A la frontière libanaise, l'armée syrienne se renforce et découvre des tunnels attribués au Hezbollah

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  • Dans la province de Qousseir, où le Hezbollah était autrefois implanté, des soldats montrent à un correspondant de l'AFP plusieurs tunnels, récemment découverts par l'armée
  • La Syrie oeuvre à se maintenir à l'écart du conflit régional aspirant depuis un mois le Liban, où le Hezbollah pro-iranien et Israël se livrent à une nouvelle guerre

AL-QUSAYR: A la frontière avec le Liban, l'armée syrienne a renforcé son déploiement, en pleine guerre au Moyen-Orient: des blindés sont positionnés derrière des barricades de sable et ses soldats ratissent des tunnels qu'ils disent avoir été utilisés par le Hezbollah.

La Syrie oeuvre à se maintenir à l'écart du conflit régional aspirant depuis un mois le Liban, où le Hezbollah pro-iranien et Israël se livrent à une nouvelle guerre.

Dans la province de Qousseir, où le Hezbollah était autrefois implanté, des soldats montrent à un correspondant de l'AFP plusieurs tunnels, récemment découverts par l'armée.

"En ratissant les zones frontalières", elle a découvert "un réseau de tunnels reliant les deux pays et servant au trafic d'armes et de drogues", déclare à l'AFP le responsable des postes entre la Syrie et le Liban, Mohammad Hammoud.

Selon un commandant syrien, ces tunnels ont servi au Hezbollah.

Le ministère de la Défense a autorisé mercredi un journaliste de l'AFP à documenter le déploiement des renforts militaires, pour la première fois depuis qu'ils ont été dépêchés il y a un mois dans ces zones, où des bulldozers jaunes érigent des barricades de sable.

Le correspondant a observé au moins cinq tunnels. L'un d'eux s'ouvre dans le sous-sol d'une maison, avec des marches en béton menant à des passages étroits et sombres.

D'autres, dans des zones montagneuses et escarpées, disposent du courant électrique et de systèmes de ventilation sur tout le tronçon.

Dans l'une des maisons, subsistent encore sur le mur une vieille photo de l'ancien chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et une autre du commandant militaire iranien Qassem Soleimani.

L'est du Liban, de l'autre côté, est un bastion du Hezbollah.

Le mouvement chiite, qui était intervenu aux côtés des forces gouvernementales syriennes contre les rebelles lors de la guerre civile (2011-2024), s'était emparé en 2013 de la ville clé de Qousseir.

Il a évacué cette région à la hâte lors de la chute du président Bachar al-Assad, renversé fin 2024 par une coalition islamiste hostile à l'organisation libanaise.

Depuis, ses routes d'approvisionnement à partir de la Syrie ont été coupées et les autorités libanaises et syriennes tentent de combattre la contrebande à travers la frontière poreuse.

 

- Pas d'engagement militaire -

 

Israël a par le passé bombardé des points de passage, dans le but de couper les voies d'approvisionnement du Hezbollah.

Le correspondant de l'AFP a vu des sites endommagés par d'anciennes frappes, dont des bâtiments détruits à proximité de l'un des tunnels.

Des soldats syriens patrouillent à pied la zone et un autre surveille de loin un poste de l'armée libanaise.

Damas avait annoncé le 4 mars, peu après le début de la guerre dans la région, que l'armée avait renforcé son déploiement le long des frontières avec le Liban et l'Irak.

La mission des forces déployées est de "contrôler la sécurité aux frontières", indique Mohammad Hammoud.

Selon une source diplomatique, "le gouvernement syrien a subi des pressions pour intervenir au Liban afin de neutraliser la menace du Hezbollah dans la région", ce qu'il refuse jusqu'à nouvel ordre de faire.

"L'armée syrienne n'a aucune intention d'agir militairement, sa mission se limitant actuellement à la surveillance des frontières", a affirmé mercredi à l'AFP une source militaire syrienne.

Les renforts incluent des canons, des blindés, des automitrailleuses et des soldats d'infanterie, a-t-elle précisé.

Bien que se tenant à l'écart des hostilités, la Syrie n'a pas été à l'abri de tensions.

Elle a dénoncé le 10 mars des tirs d'artillerie du Hezbollah vers son territoire, tirés à partir du Liban.

Les présidents libanais et syrien, Joseph Aoun et Ahmad al-Chareh, avaient alors décidé de mieux "contrôler" leur frontière.

"Tant que la Syrie n'est pas directement visée par une partie, elle restera à l'écart du conflit", a répété mardi le président syrien, en visite à Londres. "Quatorze ans de guerre, cela suffit".

 


L'armée israélienne signale quatre attaques iraniennes en six heures

Des camions transportant des chars de l'armée circulent sur une route près de la frontière avec le Liban, en Haute-Galilée, dans le nord d'Israël, le 20 mars 2026. Les États-Unis et Israël ont déclenché la guerre le 28 février 2026 en attaquant l'Iran et en tuant son guide suprême. (AFP)
Des camions transportant des chars de l'armée circulent sur une route près de la frontière avec le Liban, en Haute-Galilée, dans le nord d'Israël, le 20 mars 2026. Les États-Unis et Israël ont déclenché la guerre le 28 février 2026 en attaquant l'Iran et en tuant son guide suprême. (AFP)
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  • Après la première attaque, dans la nuit, la police a déclaré avoir été appelée sur "plusieurs" sites touchés dans le centre d'Israël, les médias avançant le chiffre de neuf sites
  • Quatre personnes ont été légèrement blessées, selon les médias, qui citent des secouristes

JERUSALEM: L'armée israélienne a indiqué jeudi contrer quatre salves de tirs de missiles venus d'Iran, dont deux survenues après un discours du président américain Donald Trump qui a promis de frapper durement l'Iran pendant encore "deux à trois" semaines.

Après la première attaque, dans la nuit, la police a déclaré avoir été appelée sur "plusieurs" sites touchés dans le centre d'Israël, les médias avançant le chiffre de neuf sites.

Quatre personnes ont été légèrement blessées, selon les médias, qui citent des secouristes.

Selon les médias israéliens, les dégâts observés sur une zone particulièrement étendue résultent de l'utilisation de munitions à fragmentation, qui explosent en vol, dispersant des sous-munitions.

Iran et Israël s'accusent mutuellement d'utiliser des bombes à fragmentation.

Près de six heures seulement après avoir signalé la première attaque, l'armée israélienne a de nouveau - et pour la quatrième fois - indiqué avoir "identifié des missiles lancés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël". "Les systèmes de défense sont en action pour intercepter la menace", a-t-elle écrit sur Telegram.

Dans un court message publié peu après, les autorités israéliennes ont autorisé les habitants à "quitter les abris dans l'ensemble du pays", a indiqué l'armée sur Telegram.

Aucun bilan immédiat n'a été publié concernant d'éventuelles victimes ou dégâts suite aux dernières attaques.

Dans le nord d'Israël, des sirènes d'alerte ont également retenti tôt jeudi matin pour avertir d'attaques en provenance du Liban.

Dans différents communiqués, le mouvement pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient début mars, a affirmé avoir visé avec des roquettes des positions israéliennes dans les zones frontalières et avoir attaqué avec des drones un village israélien.

Aucune victime ni dégât n'a été rapporté par les autorités israéliennes.