Un haut responsable américain au Moyen-Orient pour négocier la libération des otages de Gaza

Brett McGurk, coordinateur de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord s'exprime lors de la conférence sur la sécurité du Dialogue de Manama de l'IISS, à Manama, le 18 novembre 2023 (Photo, AFP).
Brett McGurk, coordinateur de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord s'exprime lors de la conférence sur la sécurité du Dialogue de Manama de l'IISS, à Manama, le 18 novembre 2023 (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Mercredi 21 février 2024

Un haut responsable américain au Moyen-Orient pour négocier la libération des otages de Gaza

  • Brett McGurk, coordinateur de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, va mener des discussions mercredi en Egypte et jeudi en Israël
  • Ce voyage intervient au moment où les Etats-Unis et deux autres médiateurs, le Qatar et l'Egypte, tentent d'arracher, avant le ramadan début mars, un nouvel accord de trêve

WASHINGTON: Le conseiller du président américain Joe Biden pour le Moyen-Orient se rend cette semaine dans la région pour tenter de faire avancer l'accord sur les otages et s'entretenir avec Israël au sujet de son offensive prévue à Rafah, a annoncé la Maison Blanche mardi.

Brett McGurk, coordinateur de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, va mener des discussions mercredi en Egypte et jeudi en Israël, a déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, John Kirby.

Ce voyage intervient au moment où les Etats-Unis et deux autres médiateurs, le Qatar et l'Egypte, tentent d'arracher, avant le ramadan début mars, un nouvel accord de trêve permettant une pause de plusieurs semaines dans les combats, assortie de la libération d'otages.

Inquiétudes à Gaza et Jérusalem à l'approche du ramadan

A Jérusalem, les habitants se souviennent toujours de mai 2021. A l'époque, la destruction de maisons de Palestiniens à Jérusalem-Est et les restrictions imposées aux rassemblements devant la Vieille Ville, en plein ramadan, avaient conduit à des heurts quasi-quotidiens entre jeunes Palestiniens et policiers israéliens.

Ces tensions s'étaient déplacées sur l'esplanade des Mosquées (ou mont du Temple), troisième lieu saint de l'islam et lieu le plus sacré du judaïsme, où se réunissent chaque soir des dizaines de milliers de fidèles musulmans pendant le ramadan.

Après des semaines de tensions, et des centaines de blessés au coeur même de l'esplanade, le Hamas avait lancé depuis Gaza des salves de roquettes sur Israël, disant vouloir "protéger" ce lieu saint. S'en était suivi une guerre de 11 jours.

Cette année, la guerre consume déjà Gaza. Et les craintes des autorités israéliennes de voir Jérusalem s'enflammer pendant le ramadan n'en sont que plus vives.

Ce weekend, le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, chef d'une formation d'extrême-droite favorable à un contrôle juif de l'esplanade, a déclaré que les Palestiniens de Cisjordanie occupée "ne devraient pas pouvoir entrer" sur l'esplanade pendant le ramadan.

Les entretiens de M. McGurk sont destinés à voir "si nous pouvons mettre en place cet accord sur les otages", a déclaré M. Kirby à la presse.

M. McGurk réitérera par ailleurs les inquiétudes du président Joe Biden au sujet d'une opération à Rafah sans protection des civils, a assuré M. Kirby.

Israël a rejeté les appels répétés à épargner Rafah, une ville du sud de Gaza, où environ 1,4 million de Palestiniens déplacés sont entassés après avoir fui les bombardements intensifs.

"Dans les circonstances actuelles, sans tenir compte de la sécurité de ces réfugiés, nous continuons à penser qu'une opération à Rafah serait un désastre", a déclaré M. Kirby.

Mardi, les Etats-Unis ont opposé leur veto à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui exigeait un cessez-le-feu immédiat à Gaza, estimant que l'adoption du texte aurait sapé les négociations en cours.

Lors de son attaque sans précédent le 7 octobre sur le sol israélien, le Hamas a pris environ 250 otages, dont 130 se trouvent toujours à Gaza, parmi lesquels 30 sont présumés morts, selon Israël.

Cette attaque a entraîné la mort d'environ 1 160 personnes en Israël, pour la plupart des civils, selon un décompte de l'AFP à partir de chiffres israéliens.

La riposte d'Israël a provoqué un désastre humanitaire à Gaza, tuant plus de 29 000 personnes, principalement des femmes et des enfants, selon le dernier décompte du ministère de la Santé du territoire dirigé par le Hamas.


L'armée du Koweït dit faire face à des attaques de missiles et de drones

Le Koweït fait face jeudi à des attaques de missiles et de drones, a fait savoir l'armée de l'émirat, peu après l'annonce par les Etats-Unis de frappes contre le sud de l'Iran. (Reuters)
Le Koweït fait face jeudi à des attaques de missiles et de drones, a fait savoir l'armée de l'émirat, peu après l'annonce par les Etats-Unis de frappes contre le sud de l'Iran. (Reuters)
Short Url
  • Le Koweït fait face jeudi à des attaques de missiles et de drones, a fait savoir l'armée de l'émirat, peu après l'annonce par les Etats-Unis de frappes contre le sud de l'Iran
  • "Les défenses aériennes koweïtiennes repoussent actuellement des attaques menées par des missiles et des drones ennemis", a écrit l'armée koweïtienne sur le réseau social X

KOWEIT: Le Koweït fait face jeudi à des attaques de missiles et de drones, a fait savoir l'armée de l'émirat, peu après l'annonce par les Etats-Unis de frappes contre le sud de l'Iran.

"Les défenses aériennes koweïtiennes repoussent actuellement des attaques menées par des missiles et des drones ennemis", a écrit l'armée koweïtienne sur le réseau social X.


Israël bombarde Tyr après avoir déclaré «zone de combat» une vaste partie du sud du Liban

L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir frappé la ville de Tyr, dans le sud du Liban, un jour après avoir averti qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire libanais au sud du fleuve Zahrani, à une quarantaine de kilomètres de la frontière. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir frappé la ville de Tyr, dans le sud du Liban, un jour après avoir averti qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire libanais au sud du fleuve Zahrani, à une quarantaine de kilomètres de la frontière. (AFP)
Short Url
  • L'Agence nationale d'information (Ani) libanaise a rapporté deux séries de frappes jeudi matin sur la ville et une zone située à l'est de celle-ci, touchant un bâtiment et provoquant un incendie à Tyr
  • L'armée israélienne a également annoncé jeudi matin avoir intercepté une "cible aérienne suspecte" se dirigeant vers ses forces dans le sud du Liban

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir frappé la ville de Tyr, dans le sud du Liban, un jour après avoir averti qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire libanais au sud du fleuve Zahrani, à une quarantaine de kilomètres de la frontière.

Après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de Tyr d'évacuer en prévision d'un "emploi de la force" à venir, l'armée israélienne a confirmé avoir "commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah dans la région de Tyr".

L'Agence nationale d'information (Ani) libanaise a rapporté deux séries de frappes jeudi matin sur la ville et une zone située à l'est de celle-ci, touchant un bâtiment et provoquant un incendie à Tyr.

L'armée israélienne a également annoncé jeudi matin avoir intercepté une "cible aérienne suspecte" se dirigeant vers ses forces dans le sud du Liban.

Israël intensifie ces derniers jours ses opérations terrestres et aériennes dans l'est et le sud du pays voisin, où le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah a fait état de combats "directs", en dépit du cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, mais que les deux parties s'accusent de violer.

Alors que de nombreux Libanais tentent de célébrer l'Aïd al-Adha, la grande fête musulmane, l'armée israélienne, a appelé tous les habitants qui se trouveraient dans le sud du Liban à évacuer vers la rive nord du Zahrani.

Cette escalade intervient juste avant une réunion militaire entre les deux pays prévue vendredi au Pentagone, et à l'approche de nouvelles sessions de négociations sous parrainage américain les 2 et 3 juin.

"Affrontements directs" 

Des combattants "se sont livrés à des affrontements directs avec les forces ennemies" mercredi à Zawtar el-Charqiyé, a annoncé de son côté le Hezbollah, faisant aussi état de trois attaques de drones contre des troupes dans le nord d'Israël.

Il a revendiqué depuis mardi des tirs et attaques de drone contre des forces israéliennes tentant de s'infiltrer dans cette localité, stratégique pour sa proximité avec Nabatiyé.

Zawtar el-Charqiyé se situe à la lisière de la "ligne jaune" délimitant la bande d'une dizaine de kilomètres dont l'armée israélienne a pris le contrôle dans le sud du Liban, y interdisant l'accès aux habitants et y menant de larges opérations de démolition.

L'armée israélienne avait déclaré mardi étendre ses opérations au sol au-delà de la "ligne jaune".

"Etendre l'autorité de l'Etat"  

Le Liban a été aspiré dans la guerre au Moyen-Orient quand le Hezbollah a rouvert le 2 mars un front contre Israël, en soutien à l'Iran après l'attaque israélo-américaine du 28 février.

Les frappes israéliennes ont tué 3.269 personnes depuis, selon un nouveau bilan mercredi du ministère de la Santé.

Parmi elles, au moins 31 ont été tuées mardi, dont au moins 15 habitants de Burj al-Shemali, près de Tyr, selon le maire de cette localité. Un photographe de l'AFP a vu mercredi des secouristes extraire un corps des décombres, tandis qu'une pelleteuse dégageait des amas de gravats.

Dans l'ouest de la Bekaa, la localité de Machghara qui abritait des centaines de familles déplacées est désormais déserte après plusieurs jours de bombardements israéliens.

Son maire, Iskandar Barakeh, fait part à l'AFP de sa crainte de voir la région, par où transitent combattants et matériel du Hezbollah, "se transformer en arrière-front".

La délégation militaire dirigée par le général Georges Rizkallah qui doit rencontrer vendredi des militaires israéliens "insistera sur la nécessité de mettre fin aux hostilités et présentera le plan de l'armée visant à restreindre les armes du Hezbollah et étendre l'autorité de l'Etat sur le territoire libanais", a indiqué une source militaire à l'AFP.

 


Liban: l'armée israélienne déclare que toute la zone au sud du fleuve Zahrani est une «zone de combat»

Une capture d'écran montre des habitants quittant Tyr en voiture après que l'armée israélienne a lancé mercredi un avis d'évacuation à l'intention de cette ville côtière du sud du Liban et des zones environnantes, indiquant qu'elle s'apprêtait à frapper des cibles du Hezbollah dans la région. (X/@SawtBeirut)
Une capture d'écran montre des habitants quittant Tyr en voiture après que l'armée israélienne a lancé mercredi un avis d'évacuation à l'intention de cette ville côtière du sud du Liban et des zones environnantes, indiquant qu'elle s'apprêtait à frapper des cibles du Hezbollah dans la région. (X/@SawtBeirut)
Short Url
  • L'armée israélienne a averti mercredi soir qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire libanais situé au sud du Zahrani, fleuve s'écoulant à une quarantaine de kilomètres de la frontière entre Israël et le Liban
  • "A la lumière des violations répétées des termes du cessez-le-feu par le Hezbollah terroriste, [l'armée israélienne] va agir contre lui avec une très grande force", a prévenu l'officier

JERUSALEM: L'armée israélienne a averti mercredi soir qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire libanais situé au sud du Zahrani, fleuve s'écoulant à une quarantaine de kilomètres de la frontière entre Israël et le Liban.

Dans un message sur les réseaux sociaux semblant acter la fin du cessez-le-feu plus que précaire entre Israël et le mouvement islamiste libanais Hezbollah, le colonel Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l'armée israélienne a appelé tous les habitants qui se trouveraient dans cette région à évacuer vers la rive nord du Zahrani.

"A la lumière des violations répétées des termes du cessez-le-feu par le Hezbollah terroriste, [l'armée israélienne] va agir contre lui avec une très grande force", a prévenu l'officier.

"Au Liban, nous intensifions nos opérations afin de porter des coups toujours plus sévères à l'organisation Hezbollah", a déclaré de son côté le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée israélienne, lors d'une cérémonie de réception d'un nouvel avion ravitailleur pour l'armée de l'Air.

"Cette mission est conduite de manière méthodique, sur tous les fronts — dans les airs comme au sol — avec responsabilité et détermination, face à un ennemi affaibli et durement éprouvé", a-t-il dit selon une vidéo de la cérémonie diffusée par le service de presse de l'armée.

"Le Hezbollah déploie contre nous une large gamme de menaces, notamment celle des drones" explosifs, a-t-il ajouté promettant de poursuivre "sans relâche [les] efforts [pour infliger] à l'ennemi un coût élevé, tant sur la ligne de front qu'en profondeur".