CIJ: Oman déclare qu'Israël doit immédiatement cesser d'occuper le territoire palestinien

L’audience fait suite à une demande de l’Assemblée générale des Nations unies pour un avis consultatif, ou non contraignant, sur l’occupation israélienne des Territoires palestiniens. (AFP)
L’audience fait suite à une demande de l’Assemblée générale des Nations unies pour un avis consultatif, ou non contraignant, sur l’occupation israélienne des Territoires palestiniens. (AFP)
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Publié le Vendredi 23 février 2024

CIJ: Oman déclare qu'Israël doit immédiatement cesser d'occuper le territoire palestinien

  • Pour l’envoyé du Qatar, pendant que tous les regards sont tournés vers Gaza, la situation en Cisjordanie se dégrade
  • «La communauté internationale a l’obligation d’empêcher l’annexion illégale de terres palestiniennes», a pour sa part déclaré l’ambassadeur d’Oman aux Pays-Bas

DUBAÏ: La Cour internationale de justice (CIJ), la plus haute juridiction de l'ONU, a poursuivi vendredi ses auditions de dizaines d'États et de trois organisations internationales, qui remettent en cause la légalité de l'occupation par Israël des Territoires palestiniens.

Des représentants de pays comme le Qatar, Oman, le Pakistan, la Malaisie et le Royaume-Uni devaient exprimer leurs positions au cours de la quatrième journée d'audience à la CIJ, également connue sous le nom de «Cour mondiale».

Les intervenants des Émirats arabes unis (EAU), de l’Égypte et de l’Arabie saoudite ont déjà demandé à Israël de mettre fin à son occupation des Territoires palestiniens, tandis que l’envoyé du Royaume aux Pays-Bas, Ziad Al-Atiyah, a indiqué que les actions continues d’Israël étaient «juridiquement indéfendables».

Cette audience fait suite à une demande de l'Assemblée générale des Nations unies pour un avis consultatif ou non contraignant de la CIJ sur l'occupation, en 2022. Plus de 50 États présenteront leurs arguments jusqu'au 26 février.

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Moutlaq al-Qahtani, l'ambassadeur du Qatar aux Pays-Bas, a déclaré à la Cour mondiale qu'«Israël menait une guerre de génocide contre la population de Gaza».

«Pendant que tous les regards sont tournés vers Gaza, la situation en Cisjordanie se dégrade», a -t-il soutenu.

En Cisjordanie, «les victimes civiles ne sont pas des dommages collatéraux des attaques israéliennes, mais  en constituent la cible principale… Les victimes d’Israël sont souvent des enfants».

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Le ministre pakistanais du Droit et de la Justice, Ahmed Irfan Aslam.

Le ministre pakistanais du Droit et de la justice, Ahmed Irfan Aslam, a déclaré que tandis que l’annexion par Israël des terres palestiniennes à Jérusalem-Est était de jure et le reste du territoire l’était de facto, «la qualification officielle importe peu».

«Le Pakistan estime que la solution à deux États doit constituer la base de la paix», a indiqué le ministre dans son discours.

En tant que puissance occupante, «Israël a renié ses devoirs fondamentaux. Ses politiques et pratiques d’occupation dénient au peuple palestinien le droit à l’autodétermination, et constituent une discrimination raciale systématique, ainsi que de graves violations du droit international humanitaire et des droits de humains».

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L'ambassadeur d'Oman aux Pays-Bas, cheikh Dr Abdallah ben Salim ben Hamad al-Harthi.

L’ambassadeur d’Oman aux Pays-Bas, cheikh Dr Abdallah ben Salim ben Hamad al-Harthi, dans ses déclarations liminaires devant les juges de la CIJ, a affirmé que «la communauté internationale n’avait pas réussi à aider le peuple palestinien à avoir son propre État indépendant».

Il a également demandé aux juges de la CIJ de prendre en compte l'annexion illégale de terres palestiniennes, et l'obstruction au droit des Palestiniens à l'autodétermination.

«Israël doit immédiatement mettre fin à l'occupation du territoire palestinien», a-t-il déclaré. «La communauté internationale a l’obligation d’empêcher l’annexion illégale de terres palestiniennes.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.