Le retour empreint de persécutions des réfugiés syriens dans leur pays d’origine

Des centaines de milliers de réfugiés syriens qui ont fui la guerre civile sont rentrés chez eux (Photo fournie).
Des centaines de milliers de réfugiés syriens qui ont fui la guerre civile sont rentrés chez eux (Photo fournie).
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Publié le Mardi 05 mars 2024

Le retour empreint de persécutions des réfugiés syriens dans leur pays d’origine

  • Des responsables de l'ONU ont fait état de violations des droits de l'homme et d'abus commis par les autorités syriennes à l'encontre des rapatriés
  • Selon les experts, l'hostilité et l'aggravation des difficultés économiques des communautés d'accueil poussent de nombreuses familles syriennes à rentrer chez elles

LONDRES: Confrontés à une multitude de défis économiques, sécuritaires et réglementaires dans les pays voisins, des centaines de milliers de réfugiés syriens qui ont fui la guerre civile sont rentrés chez eux, en dépit de la situation sombre qui les attend sur le plan sécuritaire et humanitaire.

Pour beaucoup, cette décision a été lourde de conséquences. Un rapport récent du Bureau des droits de l'homme des Nations unies constate que de nombreux réfugiés qui ont fui le conflit vers les pays voisins au cours de la dernière décennie sont maintenant «confrontés à des violations flagrantes des droits de l'homme et à des abus lorsqu'ils retournent en Syrie».

Le rapport, publié le 13 février, fait état d'incidents survenus dans diverses régions du pays et perpétrés par les autorités de facto, le gouvernement syrien et un ensemble de groupes armés.

«La situation dans ces pays d'accueil est devenue tellement horrible que les gens décident encore de retourner en Syrie malgré tous les défis», a déclaré Karam Shaar à Arab News (Photo, AFP).

Les rapatriés sont exposés à une multitude de menaces de la part de «toutes les parties au conflit», notamment les disparitions forcées, les arrestations arbitraires, la torture et les mauvais traitements en détention, ainsi que la mort en détention, indique le rapport.

De nombreux rapatriés interrogés par le Bureau des droits de l'homme des Nations unies ont déclaré qu'ils avaient été convoqués pour être interrogés par les services de sécurité syriens après leur retour en Syrie.

D'autres ont signalé avoir été arrêtés et détenus par les autorités gouvernementales dans les zones tenues par le régime, par Tahrir al-Cham ou par des groupes armés affiliés à la Turquie dans le nord-ouest, et par les Forces démocratiques syriennes dans le nord-est.

Toutes les personnes qui sont retournées en Syrie ne l'ont pas fait de leur plein gré.

Ce dimanche, des informations ont été diffusées sur les réseaux sociaux concernant quatre détenus syriens de la prison libanaise de Roumieh, près de Beyrouth, qui menaçaient de se suicider après que le frère et codétenu de l'un d'entre eux a été remis aux autorités syriennes le 2 mars.

Selon Samer al-Deyaei, président-directeur général et cofondateur de l'Association des avocats syriens libres, qui a publié des images de la manifestation dans la prison sur les réseaux sociaux, ces hommes reçoivent des soins médicaux et ont obtenu l'assurance que leur dossier sera réexaminé.

Depuis que la violence a éclaté en Syrie, plus de 14 millions de personnes ont fui leur foyer (Photo, AFP).

Toutefois, le différend a mis en évidence la volonté des autorités libanaises de placer les réfugiés syriens sous la garde de fonctionnaires du régime, malgré des cas bien documentés d'abus dans les prisons syriennes, mettant ainsi le Liban en infraction avec le principe de non-refoulement.

Le non-refoulement est un principe fondamental du droit international qui interdit à un pays accueillant des demandeurs d'asile de les renvoyer dans un pays où ils risqueraient d'être persécutés.

Mais la crainte de la persécution n’a pas empêché des milliers de Syriens qui avaient trouvé refuge à l’étranger de rentrer chez eux ces dernières années.

Depuis 2016, l'Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR), a vérifié ou surveillé le retour en Syrie d'au moins 388 679 Syriens des pays voisins au 30 novembre 2023.

Karam Shaar, chercheur principal au Newlines Institute for Strategy and Policy, un groupe de réflexion non partisan de Washington, estime que la situation difficile dans les pays d'accueil, tels que le Liban et la Turquie, est la principale raison du retour volontaire de nombreux réfugiés syriens.

«La situation dans ces pays d'accueil est devenue tellement horrible que les gens décident encore de retourner en Syrie malgré tous les défis», a-t-il déclaré à Arab News.

 «Ils sont donc entre le marteau et l'enclume. Et le plus triste, c'est que personne ne les écoute vraiment», a-t-il ajouté.

Depuis 2016, l'Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a vérifié ou surveillé le retour en Syrie d'au moins 388 679 Syriens des pays voisins au 30 novembre 2023 (Photo, AFP).

Bien que les Syriens aient bénéficié d'une plus grande sympathie internationale au début de la guerre civile, qui a débuté en 2011, et lorsque les extrémistes de Daech ont conquis des zones entières du pays en 2014, le conflit est désormais considéré comme un «conflit prolongé que peu de gouvernements sont réellement intéressés à examiner», a indiqué M. Shaar.

Depuis que la violence a éclaté en Syrie, plus de 14 millions de personnes ont fui leur domicile, selon les chiffres de l'ONU. Parmi elles, quelque 5,5 millions ont cherché refuge en Turquie, en Jordanie, en Irak, au Liban et en Égypte, tandis que plus de 6,8 millions sont toujours déplacées à l'intérieur du pays.

Les Syriens vivant dans ces pays d'accueil ont également été victimes d'hostilité et de discrimination de la part des communautés locales. Cet environnement hostile a été aggravé par la montée de la rhétorique anti-réfugiés.

«Les politiciens des pays voisins capitalisent toujours sur ces réfugiés et tentent de tirer parti de leur présence sur le plan politique et même économique, comme en Jordanie et en Égypte», a mentionné M. Shaar.

Dans l'étude des migrations, il existe plusieurs «facteurs d'incitation et d'attraction» qui contribuent à la «décision d'une personne de migrer ou de rester», a-t-il révélé.

Dans le cas du Liban, par exemple, «les facteurs d'attraction des syriens sont pratiquement inexistants», car un rapatrié pourrait être persécuté, les services de base sont au bord de l'effondrement, le chômage est généralisé et l'inflation est élevée.

«Toutefois, tout bien considéré, cette décision n'a de sens que parce que les facteurs d'incitation sont encore plus difficiles à surmonter», a ajouté M. Shaar.

«Au Liban, par exemple, ces facteurs d'incitation comprennent l'impossibilité de trouver un emploi, le fait que le gouvernement libanais harcèle désormais le HCR et lui demande de ne pas enregistrer les réfugiés, les difficultés liées à l'éducation des enfants dans les écoles publiques, etc.», a-t-il spécifié.

Pour les réfugiés syriens, «la situation en Turquie devient également extrêmement désastreuse», a-t-il affirmé.

De nombreux rapatriés interrogés par le Bureau des droits de l'homme des Nations Unies ont révélé qu'ils avaient été convoqués pour être interrogés par les agences de sécurité syriennes après leur retour en Syrie (Photo, AFP).

La question des réfugiés a occupé le devant de la scène lors de l'élection présidentielle turque de mai dernier, plusieurs candidats de l'opposition ayant fait campagne en promettant d'expulser les réfugiés.

Bien que le pays accueille environ 3,6 millions de réfugiés syriens enregistrés, les Syriens ne se sont pas vus offrir une place dans les débats politiques turcs sur leur sort.

De même, au Liban, les réfugiés syriens vivent dans la crainte constante d'être expulsés, en particulier depuis que les forces armées libanaises ont expulsé sommairement des milliers de Syriens en avril 2023, dont de nombreux mineurs non accompagnés.

Cette décision a été condamnée par des organisations de défense des droits de l'homme, dont Amnesty International et Human Rights Watch.

QUELS SONT LES PAYS QUI ACCUEILLENT LES RÉFUGIÉS SYRIENS?

- 3,6 millions en Turquie

- 1,5 million au Liban

- 651 000 en Jordanie

- 270 000 en Irak

- 155 000 en Égypte

Source: HCR

Cependant, Jasmin Lilian Diab, directrice de l'Institut d'études sur les migrations à l’université libano-américaine, estime que le manque d'opportunités économiques dans les pays voisins est le principal facteur qui a poussé les Syriens à rentrer chez eux ou à émigrer ailleurs.

Quelque 90% des réfugiés syriens au Liban vivent dans une extrême pauvreté, dont 20% dans des conditions déplorables, selon la Commission européenne, citant des données du HCR.

En raison de l'effondrement économique du pays, de l'insuffisance des fonds humanitaires et du rejet par le gouvernement de l'intégration locale ou de l'établissement des réfugiés, ces Syriens se retrouvent de plus en plus vulnérables.

Les réfugiés syriens interrogés par l'équipe de Mme Diab ont déclaré qu'ils retourneraient dans leur pays parce qu'ils sont «fatigués d'attendre dans le pays d'accueil pour peu de choses».

Affirmer que «tous les Syriens du Liban peuvent revenir» n'est «pas un récit sûr ni un message sûr à propager», a indiqué Jasmin Lilian Diab (Photo, AFP).

Soulignant qu'il ne s'agit pas «d'une majorité écrasante», Mme Diab a clarifié que «de nombreuses personnes sont rentrées du Liban parce que, après 12 ans, il n'y a pas vraiment de perspectives

«L'écrasante majorité des réfugiés syriens ne préféreraient pas rester ou rentrer, mais s'engageraient plutôt dans une migration vers d’autres pays», a-t-elle ajouté.

Décrivant la situation actuelle de la plupart des réfugiés syriens au Liban comme un «vide juridique», Mme Diab a indiqué qu'«il n'y a actuellement aucune volonté d'intégrer cette population».

Les municipalités locales du Liban ont également imposé aux Syriens des mesures qu'Amnesty International a qualifiées de «discriminatoires». Il s'agit notamment de couvre-feux et de restrictions sur la location de logements.

Les Syriens au Liban dépendent du marché du travail informel et de l'aide humanitaire pour survivre. Cette population est principalement employée dans l'agriculture, l'assainissement, les services et la construction.

En raison des ressources limitées et du manque de perspectives d'intégration, Mme Diab estime que pour de nombreux réfugiés, le retour en Syrie «se justifie».

La peur des persécutions n'a pas empêché des milliers de Syriens qui s'étaient réfugiés à l'étranger de rentrer chez eux ces dernières années (Photo, AFP).

«Même si des rapports font état de persécutions et de détentions, les personnes qui sont rentrées l'ont fait par l'intermédiaire de leurs propres réseaux familiaux. La majorité des personnes à qui nous avons parlé ne reviennent pas dans le vide ou ne s'aventurent pas seules», a signalé Mme Diab.

«Elles le font sur la recommandation d'un membre de leur famille qui est resté sur place pendant toute la durée du conflit et qui leur dit qu'ils peuvent maintenant rentrer en toute sécurité ou qu'ils ont obtenu un emploi ou un moyen de subsistance pour eux», a-t-elle expliqué.

Mme Diab a indiqué qu'une autre stratégie employée par les rapatriés consiste à se rendre en Syrie «par vagues», ce qui signifie que le principal soutien de famille, principalement un homme, rentre seul dans un premier temps pour «vérifier la situation». Le reste de la famille reste sur place, «attendant son feu vert» pour le rejoindre.

Alors que plusieurs gouvernements hôtes ont discuté de l’élaboration de plans pour le rapatriement des réfugiés syriens en Syrie, le HCR a déclaré l’année dernière que le pays n’était pas adapté à un retour sûr et digne.

Appelant à une résolution politique du conflit syrien, le roi Abdallah de Jordanie a déclaré en septembre 2023 à l'Assemblée générale des Nations unies que la «capacité de son pays à fournir les services nécessaires aux réfugiés a dépassé ses limites».

Il a fait remarquer que «les réfugiés sont loin d’être de retour» et que les organismes des Nations unies qui les soutiennent ont été confrontés à un manque de fonds, les forçant à réduire ou à supprimer complètement leur aide.

Le gouvernement libanais a annoncé en 2022 un plan de rapatriement de 15 000 réfugiés syriens en Syrie par mois, sous prétexte que «la guerre est terminée» et que «le pays est devenu sûr».

Mais Mme Diab estime que le gouvernement libanais n’a pas «évalué le sens de la sécurité».

Toutes les personnes qui sont retournées en Syrie ne l'ont pas fait de leur plein gré (Photo, AFP).

«Je ne pense pas qu'il y ait actuellement suffisamment d'efforts pour faciliter un retour en toute sécurité », a-t-elle jugé, soulignant que le gouvernement libanais «homogénéise la population des réfugiés syriens» et n'évalue pas la situation des individus afin de déterminer ceux qui pourraient être en mesure de rentrer et ceux pour qui la Syrie n'a jamais été sûre.

«Aujourd'hui, parce que nous mettons tous les Syriens dans le même sac au Liban, les conversations sur la sécurité sont très difficiles à avoir», a-t-elle souligné.

«Prétendre que «tout Syrien au Liban peut revenir» n’est «pas un récit sûr ou un message sûr à propager», a soutenu Mme Diab.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Des explosions retentissent dans le sud de Beyrouth

Une banderole à l'effigie de Hassan Nasrallah, le chef assassiné du mouvement chiite libanais Hezbollah, est accrochée devant un magasin dans une rue jonchée de débris de bâtiments, sur le site d'une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit et qui a visé un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, le 25 mars 2026. (AFP)
Une banderole à l'effigie de Hassan Nasrallah, le chef assassiné du mouvement chiite libanais Hezbollah, est accrochée devant un magasin dans une rue jonchée de débris de bâtiments, sur le site d'une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit et qui a visé un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, le 25 mars 2026. (AFP)
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  • Des images de l'AFPTV ont montré de la fumée s'élever de la banlieue sud de la capitale libanaise, considérée par Israël comme un fief du mouvement pro-iranien Hezbollah
  • Habituellement densément peuplée, cette zone s'est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités

BEYROUTH: Des explosions ont retenti dans le sud de Beyrouth aux premières heures de vendredi, selon des journalistes de l'AFP, des médias locaux et l'agence de presse officielle libanaise faisant état de frappes israéliennes.

Des images de l'AFPTV ont montré de la fumée s'élever de la banlieue sud de la capitale libanaise, considérée par Israël comme un fief du mouvement pro-iranien Hezbollah. On ignore à ce stade si la frappe a fait des victimes dans cette zone visée régulièrement par l'armée israélienne.

Habituellement densément peuplée, cette zone s'est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités.

Quelques heures plus tard, l'armée israélienne a lancé un appel à évacuer aux habitants d'un village du sud du pays et à se déplacer vers le nord de la rivière Zahrani, car "les activités du Hezbollah poussent l'armée israélienne à prendre des mesures fermes contre eux dans le village".

Le Liban a été entraîné dans la guerre début mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a commencé à tirer des roquettes sur Israël pour venger l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne en Iran le 28 février.

Alors qu'Israël manifeste sa détermination à intensifier sa campagne militaire contre le mouvement islamiste, ce dernier a revendiqué une série d'attaques contre les troupes israéliennes qui mènent une incursion terrestre dans le sud du Liban.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi soir qu'Israël était en train d'élargir une "zone tampon" au Liban pour "éloigner la menace des missiles" du Hezbollah.

Le mouvement a déclaré que ses combattants poursuivaient leurs attaques contre les troupes israéliennes dans le sud du Liban tôt vendredi matin.

Jeudi, les médias officiels ont fait état de frappes israéliennes meurtrières sur plusieurs zones du sud du pays. Le Hezbollah a revendiqué plus de 90 attaques contre des cibles israéliennes à l'intérieur du Liban et de l'autre côté de la frontière.

De son côté, l'armée israélienne a déclaré jeudi que deux soldats avaient été tués dans le sud du Liban, tandis que les services d'urgence israéliens ont indiqué qu'une roquette tirée depuis le Liban avait tué un homme dans la région de Nahariya, au nord d'Israël.

Selon les autorités libanaises, les frappes israéliennes menées depuis le 2 mars ont fait au moins 1.116 morts, dont 121 enfants, et plus d'un million de personnes ont été déplacées.

 


Le prince héritier saoudien et le président ukrainien discutent de la crise régionale

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a reçu Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane a reçu Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine. (SPA)
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  • Kyiv cherche à tirer parti de son expertise dans l’interception des drones Shahed conçus en Iran

RIYAD : Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a effectué une visite surprise en Arabie saoudite jeudi, alors que la guerre au Moyen-Orient suscite l’intérêt des États du Golfe pour la technologie ukrainienne de défense aérienne.

Il a rencontré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à Djeddah, où ils ont discuté de l’escalade régionale et de la crise en Ukraine, selon l’Agence de presse saoudienne.

« Arrivé en Arabie saoudite. Des réunions importantes sont prévues », a écrit Zelensky sur les réseaux sociaux avant sa rencontre avec le prince héritier. « Nous apprécions le soutien et soutenons ceux qui sont prêts à travailler avec nous pour garantir la sécurité. »

Les deux pays devraient signer un accord de « coopération en matière de sécurité — notamment la protection du ciel », a indiqué un haut responsable à l’Agence France-Presse.

Kyiv cherche à mettre à profit son expertise dans l’interception des drones russes pour aider les pays du Golfe, qui sont attaqués par les mêmes drones Shahed conçus en Iran que la Russie utilise contre l’Ukraine.

Zelensky a déclaré que plus de 200 experts ukrainiens en lutte anti-drones ont été déployés dans plusieurs pays du Moyen-Orient depuis le début de la guerre le 28 février.

Kyiv met en avant une combinaison d’intercepteurs de drones à bas coût, d’outils de brouillage électronique et de canons antiaériens comme une solution efficace contre les drones russes Shahed.

L’Ukraine a proposé d’échanger ses intercepteurs contre les missiles de défense aérienne plus coûteux actuellement utilisés par les pays du Golfe pour contrer les drones iraniens. Kyiv affirme en avoir besoin davantage pour repousser les attaques de missiles russes.

L’an dernier, l’Arabie saoudite a également accueilli des responsables américains pour des discussions distinctes avec des délégations ukrainienne et russe, dans le but de mettre fin à la guerre de quatre ans déclenchée par l’invasion de Moscou en février 2022. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël dit avoir «éliminé» le chef de la marine des Gardiens de la Révolution iraniens

Le ministre israélien de la Défense Israël Katz a annoncé jeudi que l'armée avait "éliminé" le commandant de la marine des Gardiens de la Révolution iraniens, Alireza Tangsiri, dans une vidéo publiée par son bureau. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense Israël Katz a annoncé jeudi que l'armée avait "éliminé" le commandant de la marine des Gardiens de la Révolution iraniens, Alireza Tangsiri, dans une vidéo publiée par son bureau. (AFP)
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  • "L'homme directement responsable de l'opération terroriste de minage et de blocage du détroit d'Ormuz a été pulvérisé"
  • L'opération constitue aussi "une nouvelle importante pour nos partenaires américains, en mettant en lumière l'aide de l'armée israélienne pour la réouverture du détroit d'Ormuz"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense Israël Katz a annoncé jeudi que l'armée avait "éliminé" le commandant de la marine des Gardiens de la Révolution iraniens, Alireza Tangsiri, dans une vidéo publiée par son bureau.

L'armée israélienne "a éliminé le commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Tangsiri, avec d'autres officiers supérieurs de la marine", a déclaré M. Katz.

"L'homme directement responsable de l'opération terroriste de minage et de blocage du détroit d'Ormuz a été pulvérisé", a-t-il ajouté, avant de promettre aux responsables des Gardiens, armée idéologique de la République islamique, de "continuer à les traquer un par un".

L'opération constitue aussi "une nouvelle importante pour nos partenaires américains, en mettant en lumière l'aide de l'armée israélienne pour la réouverture du détroit d'Ormuz", goulet stratégique pour l'approvisionnement mondial en pétrole, devenu un enjeu majeur dans la guerre entre l'Iran et Israël et les Etats-Unis.