Critiques américaines sur la guerre à Gaza: le président Biden «  a tort », déclare Netanyahu

Un Palestinien tente de trouver ses affaires parmi les décombres des maisons détruites par les bombardements israéliens à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 11 mars 2024. (AFP).
Un Palestinien tente de trouver ses affaires parmi les décombres des maisons détruites par les bombardements israéliens à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 11 mars 2024. (AFP).
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Publié le Lundi 11 mars 2024

Critiques américaines sur la guerre à Gaza: le président Biden «  a tort », déclare Netanyahu

  • Le président américain a dit samedi que Benjamin Netanyahu "faisait plus de mal que de bien à Israël" par sa conduite de la guerre à Gaza
  • Le président américain, critiqué parmi ses électeurs démocrates pour son soutien jusque là indéfectible à la politique menée par Israël, a eu des mots inhabituellement durs samedi pour M. Netanyahu

JERUSALEM: Le président américain Joe Biden, qui a critiqué la conduite de la guerre à Gaza, "a tort", a déclaré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, dans une interview dimanche au journal Politico.

Le président américain a dit samedi que Benjamin Netanyahu "faisait plus de mal que de bien à Israël" par sa conduite de la guerre à Gaza.

"Je ne sais pas exactement ce que le président voulait dire, mais s'il entendait par là que je mène une politique personnelle contre le souhait de la majorité des Israéliens, et que je vais contre les intérêts d'Israël, alors il a tort sur les deux points", a estimé M. Netanyahu.

"Premièrement, je ne mène pas une politique privée, c'est une politique soutenue par une majorité écrasante d'Israéliens. Ils soutiennent l'action que nous avons entreprise pour détruire les bataillons terroristes du Hamas", a poursuivi M. Netanyahu.

"Ils soutiennent aussi ma position selon laquelle nous devons catégoriquement rejeter la tentative de nous imposer un Etat palestinien", a-t-il ajouté, alors que la solution à deux Etats est défendue par de nombreux pays.

"Les Israéliens comprennent que sinon, nous aurons une répétition du massacre du 7 octobre, ce qui nuira à Israël, aux Palestiniens, à la paix au Moyen Orient", a déclaré M. Netanyahu.

"Donc, dire que ma politique est personnelle et que je ne suis pas soutenu par les Israéliens, c'est faux", a-t-il ajouté, répétant que "la vaste majorité des Israéliens est unie comme jamais auparavant, et comprend ce qui est important pour Israël".

Le président américain, critiqué parmi ses électeurs démocrates pour son soutien jusque là indéfectible à la politique menée par Israël, a eu des mots inhabituellement durs samedi pour M. Netanyahu.

"Il a le droit de défendre Israël, le droit de continuer à attaquer le Hamas. Mais il faut, il faut, il faut qu'il fasse plus attention aux vies innocentes", a déclaré Joe Biden dans un entretien avec la chaîne MSNBC, en ajoutant: "A mon avis, il fait plus de mal que de bien à Israël".

La guerre a été déclenchée par une attaque sanglante du Hamas en Israël le 7 octobre qui a fait quelque 1.160 morts, essentiellement civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels.

L'opération militaire israélienne menée en représailles a fait 31.045 morts à Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Dans son interview dimanche, M. Netanyahu a fait état de 13.000 "combattants terroristes" tués, selon un enregistrement publié par le journal Bild, qui, comme Politico, appartient au groupe allemand Axel Springer.

Le nombre de victimes civiles "n'est pas de 30.000, ni même de 20.000. C'est bien moins que cela", a déclaré M. Netanyahu. "Comment le sais-je ? Parce que nos forces ont tué au moins 13.000 combattants terroristes".

Jeudi, après un discours au Congrès, des micros avaient capté une conversation informelle dans laquelle M. Biden déclarait, à propos de la nécessité d'augmenter l'aide humanitaire à Gaza: "Il va bien falloir qu'il se le rentre dans la tête".


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.