Le Maroc envoie de l'aide à Gaza via le territoire israélien

Le Maroc a annoncé avoir envoyé mardi 40 tonnes d'aide humanitaire dans la bande de Gaza par voie terrestre depuis l'aéroport de Tel-Aviv, au moment où la communauté internationale fait pression pour diversifier les voies d'acheminement vers le territoire au bord de la famine. (AFP).
Le Maroc a annoncé avoir envoyé mardi 40 tonnes d'aide humanitaire dans la bande de Gaza par voie terrestre depuis l'aéroport de Tel-Aviv, au moment où la communauté internationale fait pression pour diversifier les voies d'acheminement vers le territoire au bord de la famine. (AFP).
Short Url
Publié le Mercredi 13 mars 2024

Le Maroc envoie de l'aide à Gaza via le territoire israélien

  • L'aide alimentaire est arrivée à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv avant d'être transférée au point de passage de Kerem Shalom, entre Israël et Gaza
  • Elle a été prise en charge par le Croissant-Rouge palestinien

RABAT: Le Maroc a annoncé avoir envoyé mardi 40 tonnes d'aide humanitaire dans la bande de Gaza par voie terrestre depuis l'aéroport de Tel-Aviv, au moment où la communauté internationale fait pression pour diversifier les voies d'acheminement vers le territoire au bord de la famine.

L'aide alimentaire est arrivée à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv avant d'être transférée au point de passage de Kerem Shalom, entre Israël et Gaza, où elle a été prise en charge par le Croissant-Rouge palestinien, a indiqué une source diplomatique marocaine à l'AFP.

"Le Maroc est le premier pays à acheminer, par cet itinéraire terrestre inédit, son aide humanitaire", a affirmé le ministère marocain des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les autorités israéliennes n'ont pas confirmé dans l'immédiat s'il s'agissait de la première utilisation de cet itinéraire.

La normalisation des relations entre le Maroc et Israël, enclenchée fin 2020 dans le cadre d'un processus avec plusieurs pays arabes soutenu par Washington, a permis de faciliter cette opération, d'après la source diplomatique marocaine.

"Le Maroc a toujours dit que sa relation avec Israël était destinée à servir la paix dans la région et les intérêts des Palestiniens", a-t-elle déclaré à l'AFP, sous couvert d'anonymat.

Contrôlée par Israël, l'aide internationale n'entre qu'au compte-gouttes dans la bande de Gaza, un territoire de 2,4 millions d'habitants où l'ONU redoute une famine généralisée, après plus de cinq mois de guerre entre le mouvement islamiste Hamas au pouvoir et Israël.

Elle entre principalement via Rafah, une ville à la frontière fermée avec l'Egypte où ont lieu des bombardements israéliens.

Mardi, un premier bateau chargé de vivres a emprunté un couloir maritime entre Chypre et Gaza, d'après l'ONG propriétaire du navire.

Un navire militaire américain a parallèlement quitté samedi les Etats-Unis avec le matériel nécessaire à la construction d'une jetée dans le territoire palestinien pour débarquer d'autres cargaisons d'aide, qui pourrait prendre jusqu'à 60 jours.

La guerre a été déclenchée par une attaque sanglante du Hamas en Israël le 7 octobre qui a fait au moins 1.160 morts, essentiellement civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels.

L'opération militaire israélienne de représailles a fait près de 31.200 morts à Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.