Vote jeudi du Conseil de sécurité sur une adhésion palestinienne à l'ONU

Le Conseil de sécurité des Nations Unies au siège de l'ONU à New York, le 14 avril 2024. (AFP)
Le Conseil de sécurité des Nations Unies au siège de l'ONU à New York, le 14 avril 2024. (AFP)
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Publié le Mercredi 17 avril 2024

Vote jeudi du Conseil de sécurité sur une adhésion palestinienne à l'ONU

  • Le groupe arabe a déjà publié mardi soir une déclaration affirmant son "soutien sans faille" à la requête palestinienne
  • L'admission d'un Etat à l'ONU se fait sur décision de l'Assemblée générale, à une majorité des deux-tiers, mais uniquement après une recommandation positive en ce sens du Conseil de sécurité

NATIONS UNIES: Le Conseil de sécurité de l'ONU se prononcera jeudi sur la demande des Palestiniens de devenir un Etat membre à part entière des Nations unies, selon plusieurs sources diplomatiques, une initiative qui sauf surprise apparaît vouée à l'échec.

Mettant en avant l'offensive israélienne à Gaza, les Palestiniens ont relancé début avril leur demande d'adhésion à l'ONU de 2011, qui n'a que peu de chances de succès en raison de l'opposition des Etats-Unis qui disposent d'un droit de veto.

Le vote aura lieu jeudi, ont indiqué mardi soir plusieurs sources diplomatiques à l'AFP. Cette date coïncide avec une réunion prévue depuis plusieurs semaines du Conseil sur la situation à Gaza, à laquelle sont attendus plusieurs ministres de pays arabes.

Le groupe arabe a d'ailleurs déjà publié mardi soir une déclaration affirmant son "soutien sans faille" à la requête palestinienne.

"Nous appelons tous les membres du Conseil de sécurité à voter en faveur du projet de résolution soumis par l’Algérie au nom du groupe arabe (...). Au minimum, nous implorons les membres du Conseil de ne pas faire obstruction à cette initiative essentielle", ont-ils indiqué dans ce texte publié sur le compte X de la mission palestinienne à l'ONU.

Le projet de résolution algérienne, publié par la même source, "recommande" tout simplement à l'Assemblée générale d'admettre "l'Etat de Palestine comme membre des Nations unies".

L'admission d'un Etat à l'ONU se fait sur décision de l'Assemblée générale, à une majorité des deux-tiers, mais uniquement après une recommandation positive en ce sens du Conseil de sécurité.

Selon le décompte de l'Autorité palestinienne, 137 des 193 Etats membres de l'ONU reconnaissent de façon unilatérale un Etat palestinien.

En toute logique, leur requête aurait toutes les chances d'être acceptée par l'Assemblée générale de l'ONU. Mais il faudrait pour cela passer l'étape du Conseil, où les Etats-Unis, opposés à cette initiative palestinienne, n'hésitent pas à utiliser leur veto conformément au voeu de leur allié israélien.

En septembre 2011, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avait lancé la procédure demandant "l'adhésion de l'Etat de Palestine à l'ONU", qui n'est jamais allée à son terme, face à l'opposition américaine. Les Palestiniens ont finalement obtenu en novembre 2012 le statut inférieur "d'Etat non membre observateur" lors d'un vote de l'Assemblée générale.

Les Etats-Unis ne cessent de répéter ces dernières semaines que leur position "n'a pas changé" depuis 2011.

Ils estiment que l'ONU n'est pas le lieu pour la reconnaissance d'un Etat palestinien, qui devrait selon eux être issu d'un accord entre Israël et les Palestiniens. Ils rappellent aussi que la législation américaine leur imposerait de couper leur financement à l'ONU en cas d'une adhésion palestinienne hors d'un tel accord bilatéral.

Les réunions à huis clos du "comité des admissions" du Conseil n'ont d'ailleurs pas permis de parvenir à un consensus, même si "deux-tiers" des Etats membres se sont montrés favorables à une adhésion, selon l'ambassadrice maltaise Vanessa Frazier, qui préside le Conseil en avril.

Malgré la faible probabilité d'une recommandation positive du Conseil, Israël a dénoncé avec virulence le simple fait que la requête soit examinée.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.