Motaz Azaiza sur la liste des cent personnes les plus influentes du magazine Time

Ses photographies, partagées avec plus de 18 millions d’abonnés sur Instagram malgré les risques encourus, constituaient une source d’information précieuse. (Photo AFP)
Ses photographies, partagées avec plus de 18 millions d’abonnés sur Instagram malgré les risques encourus, constituaient une source d’information précieuse. (Photo AFP)
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Publié le Vendredi 19 avril 2024

Motaz Azaiza sur la liste des cent personnes les plus influentes du magazine Time

  • Azaiza a été distingué dans la catégorie «icônes» pour son travail de documentation du conflit à Gaza
  • Le photographe a affirmé que cette reconnaissance symbolisait bien plus que ses réalisations individuelles

LONDRES: Le photojournaliste palestinien Motaz Azaiza figure sur la liste des «cent personnalités les plus influentes en 2024» du magazine Time.

Azaiza a été distingué dans la catégorie «icônes» pour son travail de documentation du conflit à Gaza. En effet, ses clichés offrent un rare aperçu des réalités auxquelles sont confrontés les habitants de l’enclave.

«Pendant cent huit jours, Motaz Azaiza a été les yeux et les oreilles du monde dans sa ville natale, Gaza. Armé d’un appareil photo et d’un gilet pare-balles qui porte l’inscription “Presse”, ce photographe palestinien de 25 ans a passé près de quatre mois à documenter la vie sous les bombardements israéliens», indique le magazine.

Les photographies prises par Azaiza présentent une perspective rarement vue dans les médias internationaux compte tenu de l’interdiction faite par Israël aux journalistes étrangers d’entrer dans la bande de Gaza.

Le photographe s’est exprimé sur les réseaux sociaux après l’annonce. Il a affirmé que cette reconnaissance symbolisait bien plus que ses réalisations individuelles.

«J’ai vraiment la chance de porter le nom de mon pays où que j’aille et quoi que je fasse», a-t-il écrit sur X.

Lorsqu’il se trouvait à Gaza, Azaiza a pris des clichés qui montrent la destruction causée par le conflit et qui illustrent la résilience de ses habitants.

Ses photographies, partagées avec plus de 18 millions d’abonnés sur Instagram en dépit des risques encourus, constituaient une source d’information précieuse.

Depuis qu’il a quitté Gaza, au mois de janvier, et qu’il s’est installé à Doha, Motaz Azaiza continue d’appeler à une plus grande sensibilisation à la crise et à une intervention internationale pour mettre un terme au conflit.

«Ce qui se passe à Gaza n’est pas du contenu pour vous», déclare-t-il au magazine. «Nous ne vous racontons pas ce qui se passe (...) pour que vous aimiez, que vous regardiez ou que vous partagiez. Non, nous attendons que vous agissiez. Nous devons mettre fin à cette guerre.»

Depuis 1999, le magazine publie chaque année une liste, intitulée «Time 100», des personnalités les plus influentes dans divers domaines.

Parmi les autres personnalités qui y figurent cette année, citons la chanteuse Dua Lipa, le réalisateur japonais Hayao Miyazaki, le joueur de football américain Patrick Mahomes, le pilote de Formule 1 Max Verstappen et le Premier ministre du Qatar, Mohammed ben Abderrahmane al-Thani.

En novembre 2023, GQ Middle East a nommé Azaiza «homme de l’année», soulignant son rôle dans l’inspiration d’un changement positif.

Azaiza a été nommé pour figurer sur la liste Time 100 par Yasmeen Serhan, qui travaille comme rédactrice au magazine Time.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

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  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.