Enquête de la BBC: des détenus palestiniens «torturés» dans des hôpitaux israéliens

Des témoignages indiquent que des patients gravement malades, détenus dans des installations militaires de fortune, se voient refuser un traitement approprié en raison de la réticence des hôpitaux publics à les transférer et à les soigner. (AFP)
Des témoignages indiquent que des patients gravement malades, détenus dans des installations militaires de fortune, se voient refuser un traitement approprié en raison de la réticence des hôpitaux publics à les transférer et à les soigner. (AFP)
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Publié le Mercredi 22 mai 2024

Enquête de la BBC: des détenus palestiniens «torturés» dans des hôpitaux israéliens

  • Selon le personnel médical et les lanceurs d’alerte interrogés par la chaîne, les détenus sont enchaînés à des lits d’hôpital, les yeux bandés, parfois nus, et obligés de porter des couches
  • Certaines personnes qui ont besoin d’une intervention chirurgicale ou d’autres procédures médicales se voient refuser des analgésiques, ce qui provoque «une douleur intolérable»

LONDRES: Une enquête de la BBC a révélé que les détenus palestiniens de Gaza sont «systématiquement torturés» dans les hôpitaux israéliens.

Selon le personnel médical et les lanceurs d’alerte interrogés par la chaîne, les détenus sont enchaînés à des lits d’hôpital, les yeux bandés, parfois nus, et obligés de porter des couches.

Certaines personnes qui ont besoin d’une intervention chirurgicale ou d’autres procédures médicales se voient refuser des analgésiques, ce qui provoque «une douleur intolérable».

Des témoignages indiquent que des patients gravement malades, détenus dans des installations militaires de fortune, se voient refuser un traitement approprié en raison de la réticence des hôpitaux publics à les transférer et à les soigner.

L’armée israélienne a nié ces allégations, affirmant que les détenus dans l’établissement en question étaient «convenablement et soigneusement» traités.

Yossi Walfisch, président du Conseil d’éthique médicale du pays, déclare dans une lettre: «Les terroristes reçoivent un traitement médical approprié dans le but de réduire au minimum les contraintes, tout en garantissant la sécurité du personnel soignant.»

L’enquête détaille différents épisodes de mauvais traitements, décrits dans certains témoignages comme «un acte délibéré de vengeance».

Un détenu a, par exemple, été amputé de la jambe après s’être vu refuser des soins pour une plaie infectée.

Par ailleurs, un médecin a refusé d’administrer des analgésiques à un patient âgé alors qu’il soignait une plaie infectée après amputation.

L’anesthésiste principal Yoel Donchin a confirmé que les patients de l’hôpital de Sde Teiman avaient les yeux bandés et étaient enchaînés en permanence à leur lit, tout en étant obligés de porter des couches au lieu d’être autorisés à utiliser les toilettes.

Le Dr Donchin a fait valoir que cette pratique pourrait causer des lésions nerveuses à long terme et a admis avoir pratiqué des interventions chirurgicales sur des patients menottés en raison de l’absence de solutions de rechange.

Malgré les plaintes du personnel médical, seuls des changements mineurs ont été mis en œuvre.

Un porte-parole de l’armée a déclaré que la violence contre les détenus était «absolument interdite» et a promis d’enquêter sur ces allégations.

Ces révélations rappellent un rapport publié en février par Médecins pour les droits de l’homme en Israël, qui décrivait les prisons civiles et militaires israéliennes comme «un outil de représailles et de vengeance», violant les droits humains des détenus, en particulier leur droit à la santé.

En mars, à la suite d’une enquête similaire de la BBC sur des allégations d’abus et de torture commis par l’armée israélienne à l’hôpital Nasser de Khan Younès, le gouvernement britannique a demandé une «enquête et des explications» sur ces allégations.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.