Golan: Netanyahu se rend à une réunion de sécurité, le Liban appelle à une enquête internationale

Le cortège du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se rend à Mar-a-Lago où Netanyahu rencontrera l'ancien président américain Donald Trump, à Palm Beach, en Floride, le 26 juillet 2024 (Photo AFP).
Le cortège du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se rend à Mar-a-Lago où Netanyahu rencontrera l'ancien président américain Donald Trump, à Palm Beach, en Floride, le 26 juillet 2024 (Photo AFP).
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Publié le Dimanche 28 juillet 2024

Golan: Netanyahu se rend à une réunion de sécurité, le Liban appelle à une enquête internationale

  • Benjamin Netanyahu, est revenu dimanche en Israël plus tôt que prévu d'un voyage aux Etats-Unis
  • Le premier ministre israélien est en route vers le ministère de la Défense à Tel-Aviv

JERUSALEM : Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, est revenu dimanche en Israël plus tôt que prévu d'un voyage aux Etats-Unis et se rend à une réunion du cabinet de sécurité après le tir de roquette sur le Golan occupé, qui a fait 12 morts, a indiqué son bureau.

"L'avion du Premier ministre a atterri en Israël. Il est en route vers le ministère de la Défense (à Tel-Aviv, ndlr) pour une réunion du cabinet de sécurité", a ajouté le bureau du Premier ministre dans un communiqué.

Londres condamne l'attaque sur le Golan et craint une "escalade"

Le Royaume-Uni a condamné dimanche l'attaque meurtrière sur le plateau du Golan annexé imputée au Hezbollah libanais et exprimé ses craintes d'une "escalade" de la situation, a déclaré sur X le ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy.

"Le Royaume-Uni condamne la frappe sur le plateau du Golan qui a coûté tragiquement au moins 12 vies", a écrit le chef de la diplomatie britannique. "Nous sommes profondément préoccupés par le risque d'escalade et de déstabilisation", a-t-il ajouté, "le Hezbollah doit cesser ses attaques".

 

Le Liban appelle à une enquête internationale

Beyrouth a appelé dimanche à une "enquête internationale" sur la frappe meurtrière qui a frappé samedi le Golan annexé, imputée par Israël au Hezbollah, et prévenu qu'une attaque israélienne contre le Liban pourrait provoquer un embrasement régional.

Selon Israël, un tir de roquette depuis le Liban sur un terrain de football dans la ville de Majdal Shams a causé la mort samedi de 12 jeunes âgés de 10 à 16 ans et en a blessé environ 30 autres tandis qu'un autre âgé de 13 ans est porté disparu.

Le projectile était une roquette iranienne de type Falaq avec une ogive de 53 kilogrammes, d'après Israël. Le Hezbollah qui nie être l'auteur de l'attaque, est le seul à en posséder, a affirmé le ministère israélien des Affaires étrangères.

Dans une déclaration diffusée par l'Agence nationale d'Information (ANI, officielle), le ministre libanais des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib, a appelé à "mener une enquête internationale ou tenir une réunion du comité tripartite par le biais de la Finul pour connaître la vérité" sur cette attaque.

Le comité tripartite regroupe des responsables militaires du Liban et d'Israël, techniquement en état de guerre, et des représentants de la Force intérimaire des Nations Unies déployée dans le sud du Liban.

Le ministre a écarté l'éventualité que le puissant Hezbollah, qui domine la vie politique au Liban, ait sciemment visé des civils, assurant qu'il ciblait uniquement des positions "militaires", depuis le début de la guerre à Gaza en octobre.

Il a estimé que l'attaque pourrait "avoir été menée par d'autres organisations" ou qu'il pouvait s'agir "d'une erreur israélienne ou encore d'une erreur du Hezbollah".

Le ministre a appelé à l'application par les deux parties de la résolution 1701 de l'ONU, adoptée après la guerre de 2006 entre le Hezbollah et Israël, stipulant que seuls l'armée libanaise et la Finul doivent être déployés dans le sud du Liban.

Une "attaque à large échelle contre le Liban mènera à la détérioration de la situation dans la région et provoquera une guerre régionale", a-t-il averti, alors qu'Israël a menacé de faire payer "le prix fort" au Hezbollah.

 


Un tanker touché par «des projectiles inconnus» au large des Emirats 

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  • "Un tanker a signalé avoir été touché par des projectiles non identifiés", indique l'agence ajoutant que tous les membres d'équipage sont sains et saufs et qu'aucun impact environnemental n'a été signalé
  • L'agence n'a pas précisé la provenance du navire

DUBAI: Un tanker a été touché par des "projectiles inconnus" dans le détroit d'Ormuz au large des Emirats arabes unis, sans faire de victime, a indiqué l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO lundi.

"L'UKMTO a reçu des informations faisant état d'un incident survenu à 78 milles nautiques (145 km, ndlr) au nord de Fujaïrah, aux Émirats arabes unis", a annoncé l'agence sur X précisant que l'incident avait été signalé dimanche vers 19H40 GMT.

"Un tanker a signalé avoir été touché par des projectiles non identifiés", indique l'agence ajoutant que tous les membres d'équipage sont sains et saufs et qu'aucun impact environnemental n'a été signalé.

L'agence n'a pas précisé la provenance du navire.

Le détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps de paix un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux, est en grande partie bloqué depuis le début des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche que la marine américaine allait commencer lundi à escorter des navires bloqués de pays tiers à travers le détroit d'Ormuz dans le cadre du Project Freedom ("Projet Liberté"), qui a été dénoncé par les autorités iraniennes.

 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.