Bassil demande à Hariri de se récuser

Gebran Bassil, homme politique libanais et chef du mouvement patriotique libre, dit que son parti ne ferait pas partie du cabinet tant que le premier ministre désigné Saad Hariri insiste à choisir tous les ministres (Photo, Reuters).
Gebran Bassil, homme politique libanais et chef du mouvement patriotique libre, dit que son parti ne ferait pas partie du cabinet tant que le premier ministre désigné Saad Hariri insiste à choisir tous les ministres (Photo, Reuters).
Le dirigeant libanais Saad Hariri, après avoir été nommé premier ministre libanais au palais présidentiel de Baabda, au Liban (Photo, Reuters).
Le dirigeant libanais Saad Hariri, après avoir été nommé premier ministre libanais au palais présidentiel de Baabda, au Liban (Photo, Reuters).
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Publié le Lundi 11 janvier 2021

Bassil demande à Hariri de se récuser

  • Le mouvement du futur de Saad Hariri fustige les normes «confessionnelles et racistes de Bassil»
  • «Nous ne croyons pas que Saad Hariri soit capable d’exécuter à lui seul les réformes nécessaires», a dit Bassil

BEYROUTH: Le chef du Mouvement patriotique libre (FPM), Gebran Bassil, a attaqué dimanche le premier ministre désigné Saad Hariri, prétextant le manque de confiance dans sa capacité à réformer le pays.

Lors d'un discours devant un rassemblement de partisans, il a déclaré: «Nous ne croyons pas que Saad Hariri soit capable d’exécuter à lui seul les réformes nécessaires. Nous le tenons, avec son approche politique, responsable de la stratégie économique et financière (actuelle). Comment pouvons-nous faire confiance à la même personne qui amène les mêmes visages? Il n'accepte d’en remplacer aucun. Sommes-nous censés lui livrer le pays aveuglément?»

Une source proche de Hariri dit à Arab News qu’il s’agit «d'une tentative d’obliger Hariri à ce qu’il se récuse de la mission qu’on lui a confié en octobre».

La déclaration de Bassil survient quelques heures après le sermon du patriarche maronite Bechara Raï. Ce dernier tente de trouver une solution au conflit politique entre le président Michel Aoun, soutenu par le FPM, et Hariri.

Raï a déclaré dans son sermon: «Les responsables de la formation du gouvernement croient-ils que les portefeuilles, les quotas et la nomination de ministres sont plus importants que le cri d'une mère qui ne peut nourrir ses enfants, ou la douleur d'un père qui ne peut trouver un emploi pour subvenir aux besoins de sa famille?»

Il ajoute: «Lorsque j'ai rendu visite au président jeudi dernier, nous nous somme accordés sur la nécessité d'accélérer la formation d'un gouvernement de sauvetage non politique qui puisse entreprendre une réforme, et qui ouvre la voie à la résolution des crises politiques, économiques, financières et sociales. Les obstacles internes et externes ne devraient-ils pas s’éclipser pour sortir le Liban de l’impasse et reconstruire un État fort de ses institutions? Pourquoi cette insistance à relier cette opération de sauvetage au jeu des nations et au conflit des axes? ».

 

EN BREF


Le leader du mouvement patriotique libre, Gebran Bassil, a critiqué implicitement le président du Parlement Nabih Berri, qui veut que l'audit juricomptable englobe toutes les institutions de l'État, non seulement la banque centrale.

Raï a renouvelé son désir de voir le président et Hariri tenir «une réunion de réconciliation personnelle. C’est ainsi qu’ils peuvent renouveler la confiance que requiert leur responsabilité suprême». Il a par ailleurs ajouté: «Ils ne devraient pas clore la réunion sans annoncer la formation d’un gouvernement, conformément à la lettre et à l'esprit de la constitution. Il est honteux de multiplier les désaccords sur tel nom ou tel portefeuille et tel quota, alors que l’État est quasiment effondré, sans que l’on comprenne à qui profite ce suicide».

Bassil a critiqué implicitement le président du Parlement Nabih Berri, qui veut que l'audit juricomptable englobe toutes les institutions de l'État, non seulement la banque centrale. Il a déclaré: «Ils alourdissent la pierre pour que nous ne puissions pas la lancer. Qui est le gardien de ces institutions, ces fonds et ces conseils? Et qui les a volés? Ils menacent de lancer un audit juricomptable au sujet dans le dossier de l'électricité, alors qu’ils sont derrière les mafias des générateurs, du diesel et du carburant. Vous ne trouverez pas un sou lié à la corruption en ce qui nous concerne.

Bassil a décrit les accusations de ses détracteurs, selon lesquelles il ferait obstacle à la formation du gouvernement, comme «une mauvaise blague. C’est absurde».

Le chef du FPM a aussi critiqué les cabinets précédents de Rafic Hariri: «Croyez-vous vraiment qu'ils veulent un gouvernement qui mette en œuvre la réforme, procède à l'audit, combatte la corruption, retourne les fonds transférés, récupère les fonds pillés, et expose les comptes des politiciens et des fonctionnaires? Non, ils veulent un gouvernement qui rétablisse leur contrôle sur les finances, l'économie, la sécurité et la justice, comme c'était le cas avant 2005».

Il a ajouté: «Ils veulent nous écarter, comme ils le faisaient avant 2005. Nous sommes restés jusqu'à présent silencieux faces aux accusations et aux mensonges, mais là c'est assez».

Bassil refuse que Hariri nomme les ministres chrétiens du gouvernement : «Sommes-nous des citoyens de seconde classe?» Il ajoute que «la constitution stipule que le président de la République publie le décret du gouvernement en accord avec le premier ministre, non que le premier ministre désigné soumette une liste de tous les ministres au président pour approbation».

Bassil a déclaré que son parti «ne veut pas s’associer au prochain gouvernement. Nous pourrons octroyer notre vote confiance au gouvernement si nous sommes convaincus de sa représentation, de la validité de ses membres et de son programme, ainsi que de son respect des principes de la constitution et des droits communautaires religieux prévus par l’accord».

Le gendre du président s’est aussi prononcé en faveur d’une paix avec Israël, à condition qu'elle se base «sur la justice et le rétablissement des droits, conformément à l'initiative proposée par le roi Abdallah lors du sommet de Beyrouth».

Le Mouvement du futur a répliqué au discours de Bassil en soulignant que «le gouvernement est prêt, et n’attend que l’approbation du président pour remplir sa mission de lancer les réformes requises par l’initiative française, pas par les conditions confessionnelles et racistes de Bassil».

Le Mouvement du futur a réitéré que «les polémiques politiques ne peuvent produire de vaccin contre la Covid-19, rétablir l'économie, reconstruire Beyrouth, et encore moins compenser les personnes touchées par l'explosion du port».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: Israël veut s'emparer d'une zone du sud, trois morts près de Beyrouth

Des poupées gisent sur un lit jonché de petits débris sur le site d'une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit et qui a visé un appartement à Bshamoun, au sud-est de Beyrouth, le 24 mars 2026. (AFP)
Des poupées gisent sur un lit jonché de petits débris sur le site d'une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit et qui a visé un appartement à Bshamoun, au sud-est de Beyrouth, le 24 mars 2026. (AFP)
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  • "Les centaines de milliers de résidents du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord ne retourneront pas au sud du Litani tant que la sécurité des habitants du nord (d'Israël) ne sera pas assurée"
  • Mardi, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré que les forces israéliennes "manoeuvraient à l'intérieur du territoire libanais pour s'emparer d'une ligne de défense avancée" jusqu'au fleuve Litani

BEYROUTH: Israël a annoncé mardi qu'il allait s'emparer d'une large zone du sud du Liban pour assurer sa sécurité, alors qu'il poursuit ses frappes sur le reste du territoire libanais, faisant trois morts près de Beyrouth et cinq autres dans le sud.

Après avoir envahi le Liban en 1982, Israël avait maintenu une zone tampon de 10 à 20 kilomètres de profondeur, jusqu'à son retrait total en 2000, sous les coups de boutoir du Hezbollah pro-iranien.

Mardi, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré que les forces israéliennes "manoeuvraient à l'intérieur du territoire libanais pour s'emparer d'une ligne de défense avancée" jusqu'au fleuve Litani, à une trentaine de km de la frontière.

"Les centaines de milliers de résidents du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord ne retourneront pas au sud du Litani tant que la sécurité des habitants du nord (d'Israël) ne sera pas assurée", a-t-il prévenu.

Depuis que le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale, Israël mène des frappes massives à travers le pays, qui ont fait plus d'un millier de morts et plus d'un million de déplacés.

"La bataille contre le Hezbollah (...) ne fait que commencer", a averti lundi la porte-parole arabophone de l'armée israélienne, Ella Waweya.

Mardi à l'aube, des frappes israéliennes ont tué cinq personnes dans le sud du pays et trois autres dans une zone résidentielle proche de Beyrouth, après des raids sur la banlieue sud de la capitale, bastion du Hezbollah.

"Qu'est-ce que j'ai fait?" 

"Ma maison a été entièrement détruite. Il ne reste plus rien, tout a brûlé", dit à l'AFP Abbas Qassem, 55 ans, dont l'appartement voisin du sien a été visé par la frappe à Bchamoun, au sud-est de Beyrouth.

"Qu'est-ce que j'ai fait pour que ma maison soit détruite? Je suis une personne normale", ajoute-t-il en pleurant, comme sa femme, découvrant l'appartement dévasté.

La frappe a notamment tué une fillette de quatre ans et fait quatre blessés, selon le ministère de la Santé.

Bchamoun n'est pas un bastion du Hezbollah, dont l'armée israélienne dit viser les combattants.

Un journaliste de l'AFP a vu des traces de sang et des restes d'un projectile dans l'appartement visé.

Lundi après-midi, une frappe ciblée avait visé un immeuble de la ville d'Hazmieh, dans une zone résidentielle surplombant Beyrouth, proche du palais présidentiel et abritant de nombreuses ambassades, faisant un mort.

Un porte-parole de l'armée israélienne a affirmé qu'un "terroriste de la force al-Qods", la branche des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution iraniens, était visé.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré que des membres des Gardiens de la Révolution iraniens, se trouvant au Liban, dirigeaient les opérations du Hezbollah.

L'accréditation de l'ambassadeur d'Iran a été retirée, Beyrouth lui donnant jusqu'à dimanche pour quitter le pays.

Incursion 

Dans la nuit, une série de frappes a visé des quartiers de la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

A Haret Hreik, l'un des quartiers de la banlieue sud désertée par une majorité d'habitants, un photographe de l'AFP a vu des immeubles effondrés et des rues jonchées de débris.

L'Ani a aussi rapporté des frappes sur plusieurs régions de l'est et du sud, où des stations essence de la société al-Amana, qui selon Israël finance le Hezbollah, ont été visées.

Dans le sud, l'armée israélienne a visé la région de la ville côtière de Tyr, faisant cinq morts selon le ministère de la Santé.

Dans le même temps, elle a à nouveau frappé un pont sur le Litani, visé la veille, dans le cadre de son opération de destruction de plusieurs ponts sur ce fleuve reliant une partie du sud au reste du pays.

Le Hezbollah a pour sa part annoncé s'opposer à la progression des forces israéliennes dans des localités frontalières, revendiquant notamment des attaques contre des soldats dans le village de al-Qaouzah ainsi que sur le nord d'Israël.

Selon l'Ani, une unité israélienne a effectué une incursion dans le village frontalier de Halta, où les soldats "ont effectué des perquisitions dans plusieurs maisons et ouvert le feu sur les habitants", tuant l'un d'entre eux et en blessant un autre.

 


Le Liban décide d'expulser l'ambassadeur d'Iran, lui donne jusqu'à dimanche pour partir

Ci-dessus, Mohammad Reza Sheibani, nommé ambassadeur d’Iran au Liban, sur cette photo du 14 juin 2013. (AFP)
Ci-dessus, Mohammad Reza Sheibani, nommé ambassadeur d’Iran au Liban, sur cette photo du 14 juin 2013. (AFP)
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  • Le Liban a déclaré persona non grata l’ambassadeur d’Iran à Beyrouth et lui a donné jusqu’à dimanche pour quitter le pays
  • Cette décision intervient sur fond de tensions, Beyrouth accusant les Gardiens de la Révolution iraniens de diriger les opérations du Hezbollah depuis le Liban

BEYROUTH: Le Liban a retiré l'accréditation de l'ambassadeur d'Iran, récemment nommé à Beyrouth, et lui a donné jusqu'à dimanche pour quitter le pays, a annoncé mardi le ministère libanais des Affaires étrangères.

Cette mesure intervient après que Beyrouth a accusé les Gardiens de la Révolution iraniens de diriger les opérations du Hezbollah contre Israël depuis le Liban et annoncé interdire leurs actions sur le territoire libanais.

Le ministère a précisé avoir convoqué le chargé d'affaires iranien et l'avoir informé de la décision des autorités de "considérer persona non grata" l'ambassadeur Mohammad Reza Raeuf Sheibani, nommé en février à ce poste.


Trump évoque des "négociations" avec l'Iran, Téhéran nie et vise de nouveau Israël

Des traînées de roquettes sont visibles dans le ciel au-dessus de la ville côtière israélienne de Netanya, lors d’une nouvelle salve de missiles iraniens le 24 mars 2026. (AFP)
Des traînées de roquettes sont visibles dans le ciel au-dessus de la ville côtière israélienne de Netanya, lors d’une nouvelle salve de missiles iraniens le 24 mars 2026. (AFP)
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  • Donald Trump annonce un revirement diplomatique avec des « négociations » avec l’Iran et un report de frappes, tandis que les tensions militaires restent vives avec des échanges de missiles et des frappes en Iran et en Israël
  • Au Liban, l’escalade se poursuit avec de nouvelles frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth et Bshamoun, faisant des morts et aggravant une crise humanitaire déjà lourde

TEHERAN: Dans un spectaculaire revirement, le président américain Donald Trump a évoqué des "négociations" avec un responsable iranien non-identifié et suspendu pour cinq jours des frappes qui devaient viser des infrastructures clés de la République islamique, laquelle a lancé de nouveau des missiles vers Israël mardi matin.

L'armée israélienne a dit tenter d'intercepter des projectiles iraniens puis dépêcher des soldats dans le sud du pays en raison du signalement d'impacts. Au fil de la nuit, les forces armées avaient déjà mis en garde contre des salves successives de missiles d'Iran.

La nuit a aussi donné lieu à des raids israéliens dans la banlieue sud de Beyrouth, considérée comme un bastion du mouvement pro-iranien Hezbollah, mais aussi plus au sud, à Bshamoun, faisant deux morts selon le gouvernement libanais.

D'après le site d'informations Axios, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, se serait entretenu avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner. Mais le responsable iranien a démenti, sur X, affirmant que "de fausses informations sont utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les Etats-Unis et Israël sont enlisés".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a, lui, affirmé que Donald Trump estimait possible "de réaliser les objectifs de la guerre dans le cadre d'un accord qui préservera nos intérêts vitaux".

Côté iranien, le ministère des Affaires étrangères a nié lundi "toute négociation avec les Etats-Unis au cours des 24 derniers jours de cette guerre imposée". Il a toutefois reconnu avoir reçu via des "pays amis" des "messages transmettant une demande américaine de négociations" pour faire cesser le conflit.

Selon Axios et l'agence de presse Reuters, MM. Witkoff et Kushner, et possiblement le vice-président JD Vance, pourraient rencontrer une délégation iranienne dès cette semaine au Pakistan.

Interrogée à ce sujet par l'AFP, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, n'a pas démenti mais répondu que de telles "spéculations" ne devaient pas "être considérées comme avérées tant qu'elles n'ont pas été officiellement annoncées par la Maison Blanche".

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a, lui, promis à Téhéran l'aide d'Islamabad pour ramener la paix dans la région.

- Report de 5 jours -

Sur son réseau Truth Social, le président américain a annoncé un report "de cinq jours" des frappes qu'il menaçait de lancer sur des centrales électriques et autres infrastructures en Iran si la République islamique ne débloquait pas le détroit d'Ormuz, voie stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures.

Face à la presse, il a ajouté que Washington et Téhéran avaient trouvé des "points d'accord majeurs" lors de négociations menées avec un "haut dirigeant" qui n'est pas le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei.

Donald Trump a toutefois menacé de "continuer à bombarder allègrement" si les négociations échouaient.

Malgré ces déclarations, l'agence de presse iranienne Fars a signalé tôt mardi que des infrastructures énergétiques avaient été visées par des frappes israélo-américaines à Ispahan (centre) et Khorramshahr (sud-ouest).

La volte-face de M. Trump, peu avant l'ouverture de Wall Street lundi, avait débuté avec un premier message, où le président s'était félicité de "très bonnes et productives discussions pour une cessation totale" des hostilités.

En réaction, les cours du pétrole ont brutalement chuté de plus de 10% lundi - avant toutefois de rebondir mardi matin en Asie, le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, repassant au-dessus des 100 dollars.

Les marchés asiatiques affichent de leur côté leur soulagement mardi matin, comme les Bourses européennes (hormis Londres) et Wall Street lundi.

- Frappes au Liban -

En réponse à l'ultimatum de M. Trump, l'Iran avait menacé de fermer complètement le détroit d'Ormuz et de cibler "toutes les infrastructures énergétiques, de technologie de l'information et de dessalement d'eau appartenant aux Etats-Unis", selon l'agence Fars citant l'armée iranienne.

De leur côté, les médias d'Etat iraniens ont publié lundi des listes de cibles potentielles au Moyen-Orient, dont les deux principales centrales électriques d'Israël, Orot Rabin et Rutenberg.

Au Liban, où la guerre a fait plus d'un millier de morts et plus d'un million de déplacés, l'armée israélienne a repris ses frappes contre la banlieue sud de Beyrouth.

Sept raids aériens israéliens y ont eu lieu dans la nuit de lundi à mardi, selon l'agence Ani. Lundi soir, déjà, des images de l'AFPTV ont montré d'épais nuages de fumée s'élever au-dessus de cette zone qui n'avait pas été visée depuis vendredi.

Deux personnes ont par ailleurs été tuées et cinq autres blessées dans un raid d'Israël contre le village de Bshamoun, au sud-est de Beyrouth, a annoncé mardi le ministère libanais de la Santé.

Du côté des pays du Golfe visés ces derniers jours par l'Iran, l'Arabie saoudite a détruit mardi au moins une vingtaine de drones, selon son gouvernement, quand l'armée du Koweït a dit agir contre des missiles et drones "hostiles".