Cessez-le-feu à Gaza : « Nous n'y sommes pas encore », déclare la Maison Blanche

Les États-Unis travaillent « activement » à un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza, mais « nous n'y sommes pas encore », malgré une dynamique favorable après la trêve au Liban, a déclaré dimanche Jake Sullivan, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche. (AFP)
Les États-Unis travaillent « activement » à un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza, mais « nous n'y sommes pas encore », malgré une dynamique favorable après la trêve au Liban, a déclaré dimanche Jake Sullivan, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche. (AFP)
Short Url
Publié le Lundi 02 décembre 2024

Cessez-le-feu à Gaza : « Nous n'y sommes pas encore », déclare la Maison Blanche

  • « Il y aura d'autres discussions et consultations, et nous espérons conclure un cessez-le-feu avec un accord sur les otages, mais nous n'y sommes pas encore », a déclaré ce conseiller du président américain Joe Biden.
  • « Si le monde peut se rassembler pour mettre la pression sur le Hamas, nous pourrons enfin obtenir un accord », a ajouté Jake Sullivan.

WASHINGTON: Les États-Unis travaillent « activement » à un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza, mais « nous n'y sommes pas encore », malgré une dynamique favorable après la trêve au Liban, a déclaré dimanche Jake Sullivan, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche.

« Il y aura d'autres discussions et consultations, et nous espérons conclure un cessez-le-feu avec un accord sur les otages, mais nous n'y sommes pas encore », a déclaré ce conseiller du président américain Joe Biden, sur NBC, selon une retranscription de l'entretien publiée par la chaîne.

« Nous travaillons activement pour que cela se produise », a-t-il encore déclaré. « Nous sommes très impliqués auprès des acteurs clés de la région, et il y a des avancées même aujourd'hui. »

Dimanche, l'émir du Koweït Cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah a appelé à un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza lors d'un sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG), après plus de 13 mois de guerre entre Israël et le mouvement islamiste Hamas dans le territoire palestinien.

Depuis Jérusalem, Gideon Saar, le ministre israélien des Affaires étrangères, a déclaré dimanche qu'il y avait des « indications » que des progrès pourraient être faits vers un accord.

« Ce que je peux dire, c'est qu'il y a des signes qu'on pourrait voir un plus grand degré de flexibilité de la part du Hamas en raison des circonstances, notamment l'accord au Liban, mais pas seulement », a-t-il dit lors d'une conférence de presse. Le gouvernement israélien « a la volonté d'avancer sur ce sujet », a ajouté le ministre.

Liban 

Sur NBC, Jake Sullivan a également salué la trêve entre Israël et le Hezbollah, entrée en vigueur mercredi, « une immense avancée pour le Moyen-Orient ». « Nous devons le protéger et nous assurer qu'il est totalement respecté », a-t-il ajouté.

« Notre but est de passer ces premiers jours critiques pour le cessez-le-feu, quand il est le plus fragile », a-t-il encore dit à NBC. La veille, samedi, l'armée israélienne a cependant annoncé avoir mené plusieurs frappes aériennes contre des positions du Hezbollah au Liban.

« Le président Biden a dit que cet accord sur le Liban était une vraie opportunité pour obtenir un cessez-le-feu et un accord sur les otages à Gaza », a jugé Jake Sullivan sur CBS, assurant que Joe Biden, sur le départ, avait échangé avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui lui a dit « être d'accord et que le moment était venu ».

« Si le monde peut se rassembler pour mettre la pression sur le Hamas, nous pourrons enfin obtenir un accord », a ajouté Jake Sullivan.

Famine 

L'attaque du Hamas sur le sol israélien a fait 1 207 morts, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP fondé sur les données officielles, incluant les otages tués ou morts en captivité.

Samedi, la branche armée du Hamas a diffusé une vidéo d'Edan Alexander, un otage israélo-américain, qui demande aux Israéliens et aux Américains de faire pression sur le gouvernement pour sa libération. « Cette vidéo est un rappel cruel de la brutalité du Hamas », a déclaré Jake Sullivan dimanche.

Le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza a annoncé dimanche un nouveau bilan de 44 429 morts dans le territoire palestinien depuis le début de la guerre avec Israël, il y a plus d'un an, avec au moins 47 personnes tuées ces dernières 24 heures.

Dans ce territoire palestinien ravagé par un an de guerre, la famine « est un danger constant », a rappelé Jake Sullivan. L'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a annoncé dimanche suspendre la livraison d'aide dans la bande de Gaza depuis un point de passage clé avec Israël, l'acheminement étant devenu « impossible ».


Liban: une frappe israélienne sur la Békaa fait un mort et deux blessés malgré la trêve

Un membre de la défense civile inspecte des véhicules détruits ainsi que des gravats et débris après un bombardement israélien sur le village de Shmistar, au centre de la vallée orientale de la Békaa au Liban, le 8 avril 2026. (ARCHIVES/AFP)
Un membre de la défense civile inspecte des véhicules détruits ainsi que des gravats et débris après un bombardement israélien sur le village de Shmistar, au centre de la vallée orientale de la Békaa au Liban, le 8 avril 2026. (ARCHIVES/AFP)
Short Url
  • Une frappe de drone israélienne dans l’ouest de la Békaa (Liban) a fait 1 mort et 2 blessés, malgré un cessez-le-feu fragile en cours entre Israël et le Hezbollah
  • Les tensions persistent avec des échanges de tirs : roquettes et drones du Hezbollah en riposte, frappes israéliennes en retour, sur fond d’escalade régionale récente

BEYROUTH: Une frappe israélienne dans l'ouest de la région de la Békaa (est du Liban) a fait un mort et deux blessés mercredi, ont rapporté des médias d'Etat libanais, malgré la trêve en vigueur entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.

"Une personne a été tuée et deux autres blessées à la suite d'une attaque menée par un drone ennemi à l'aube, à la périphérie d'Al-Jabour, dans l'ouest de la Békaa", a rapporté mercredi l'Agence nationale d'information (Ani).

L'agence fait en outre état de tirs d'artillerie israéliens et de démolitions dans les villes du sud actuellement occupées par Israël.

Le mouvement libanais Hezbollah avait dit mardi que ses combattants avaient tiré des roquettes et envoyé des drones d'attaque contre un site militaire israélien "en représailles aux flagrantes" violations du cessez-le-feu, invoquant notamment "les attaques contre des civils et la destruction de maisons et villages".

L'armée israélienne avait indiqué mardi que le Hezbollah avait "tiré plusieurs roquettes" en direction de soldats stationnés dans le sud du Liban et que l'armée avait frappé le lance-roquettes en retour.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale déclenchée par le 28 février par l'attaque américano-israélienne sur l'Iran, en tirant le 2 mars des roquettes sur Israël.

Depuis, Israël a pris le contrôle d'une bande de territoire libanais d'une profondeur d'une dizaine de kilomètres courant le long de la frontière israélo-libanaise.

Un fragile cessez-le-feu de 10 jours est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.


Le prince héritier saoudien discute de l'évolution de la situation au Liban avec le président

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman. (Fichier/SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman. (Fichier/SPA)
Short Url
  • M. Aoun a exprimé sa reconnaissance au prince héritier pour le soutien saoudien au Liban et l'assistance continue du Royaume en toutes circonstances
  • Le prince héritier a affirmé le soutien du Royaume au Liban dans le maintien de sa souveraineté et de ses efforts pour préserver ses ressources, son intégrité territoriale et son unité

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu un appel téléphonique du président libanais Joseph Aoun, a rapporté mardi l'Agence de presse saoudienne.

Au cours de cet appel, ils ont discuté des derniers développements au Liban et dans la région, ainsi que des efforts déployés pour parvenir à la sécurité et à la stabilité.

M. Aoun a remercié le prince héritier pour le soutien saoudien au Liban et l'assistance continue du Royaume en toutes circonstances.

Le prince héritier a affirmé le soutien du Royaume au Liban dans le maintien de sa souveraineté et de ses efforts pour préserver ses ressources, son intégrité territoriale et son unité.

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Hezbollah, négocié par Washington, est entré en vigueur jeudi dernier, mais les forces israéliennes restent déployées dans une bande de terre libanaise de 5 à 10 km de profondeur tout au long de la frontière.

De nouveaux entretiens entre les ambassadeurs américains du Liban et d'Israël auront lieu jeudi à Washington, selon un responsable du département d'État américain, après les premiers entretiens directs entre les deux pays depuis des décennies, qui ont eu lieu le 14 avril.


Liban: premières funérailles collectives de combattants du Hezbollah dans le sud

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
Short Url
  • Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah
  • Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles

BEYROUTH: Le Hezbollah pro-iranien organise mardi des funérailles collectives de 44 combattants, les premières dans le sud du Liban depuis le début de sa guerre avec Israël le 2 mars, après l'entrée en vigueur d'une trêve vendredi.

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud.

Un cortège funèbre doit traverser plusieurs villages avant l'inhumation, qui permettra, selon le Hezbollah, "le retour d'âmes bénies vers le sol du sud".

Dans la banlieue sud de Beyrouth, quatre combattants du Hezbollah avaient déjà été enterrés lundi, selon un photographe de l'AFP, en présence de dizaines de proches et partisans, y compris des femmes et des enfants, portant les portraits des défunts.

Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah.

Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles.

Les frappes israéliennes et les combats ont fait 2.387 morts et un million de déplacés dans le pays depuis début mars, d'après un bilan officiel, qui ne précise pas s'il s'agit de civils ou de combattants.

Ce bilan inclut au moins 274 femmes et 177 enfants, selon le ministère de la Santé libanais.

Un cessez-le-feu de 10 jours émaillé de nombreux incidents est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah, et de nouvelles discussions "directes" entre le Liban et Israël auront lieu jeudi à Washington, une dizaine de jours après une première session, a indiqué lundi à l'AFP un responsable de la diplomatie américaine.

Israël avait annoncé mi-avril avoir tué "plus de 1.700" combattants du Hezbollah, des chiffres que l'AFP n'a pas pu vérifier.