L'Arabie saoudite lance un appel à candidatures pour des permis de prospection dans les régions de Riyad et de Médine

Cette initiative s'étend sur 24 946 km² et fait partie du plan plus large du ministère de l'industrie et des ressources minérales visant à offrir des licences d'exploration sur plus de 50 000 km² en 2025. (Shutterstock)
Cette initiative s'étend sur 24 946 km² et fait partie du plan plus large du ministère de l'industrie et des ressources minérales visant à offrir des licences d'exploration sur plus de 50 000 km² en 2025. (Shutterstock)
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Publié le Jeudi 13 mars 2025

L'Arabie saoudite lance un appel à candidatures pour des permis de prospection dans les régions de Riyad et de Médine

  • L'Arabie saoudite a ouvert les demandes de pré-qualification pour les licences d'exploration minière dans trois zones riches en minéraux dans les régions de Riyad et de Médine
  • Cette initiative s'étend sur 24 946 kilomètres carrés et fait partie d'un plan plus large du ministère de l'Industrie et des Ressources minérales

RIYAD : L'Arabie saoudite a ouvert les demandes de pré-qualification pour les licences d'exploration minière dans trois zones riches en minéraux dans les régions de Riyad et de Médine, couvrant près de 50% de la superficie totale.

Cette initiative s'étend sur 24 946 kilomètres carrés et fait partie d'un plan plus large du ministère de l'Industrie et des Ressources minérales visant à offrir des licences d'exploration sur plus de 50 000 kilomètres carrés en 2025, à la suite d'une annonce faite lors de la 4e conférence internationale sur l'exploitation minière en janvier.

Le ministère invite les sociétés d'exploration locales et internationales à concourir pour l'obtention de ces licences, dans le but d'accélérer l'exploration et le développement miniers.

Cette mesure doit permettre d'exploiter les richesses minérales de l'Arabie saoudite, estimées à 9 300 milliards de riyals saoudiens, et de renforcer les chaînes d'approvisionnement en minerais à valeur ajoutée afin de soutenir la diversification économique, selon un communiqué du ministère publié sur X.

Les zones minéralisées ciblées comprennent Al-Nuqrah et Sukhaybrah Al-Safra dans la région de Médine, ainsi que Nabitah à Riyad. Ces zones sont riches en ressources telles que l'or, le cuivre, l'argent, le zinc et le nickel, et présentent des opportunités d'investissement substantielles.

La date limite de dépôt des demandes de pré-qualification pour les licences d'exploration est fixée au mois de mai. Dans un souci de transparence, les données géologiques et techniques relatives à ces sites sont disponibles sur la plateforme Tadeen, offrant aux investisseurs un aperçu des licences précédentes et des études géologiques menées par l'Autorité saoudienne d'étude géologique.

Dans le cadre des efforts visant à rationaliser le processus d'octroi de licences, le ministère a conçu le concours de prospection minière de cette année de manière à ce qu'il soit entièrement automatisé, transparent et équitable.

Le processus se déroulera en trois phases principales : la phase de pré-qualification, qui évalue les capacités techniques des candidats ; la phase de sélection du site et d'appel d'offres ; et la phase d'attribution finale et d'octroi des licences. La phase de pré-qualification a débuté en janvier lors de la conférence internationale sur l'exploitation minière et se poursuivra jusqu'au début du mois de mai.

Le ministère a veillé à ce que toutes les données géologiques et techniques essentielles soient accessibles sur Tadeen, afin que tous les concurrents soient sur un pied d'égalité, comme le rapporte l'agence de presse saoudienne.

Cette initiative devrait stimuler les dépenses d'exploration, améliorer la base de données géologiques nationale, créer de nouveaux emplois et contribuer à une croissance économique durable. Elle s'inscrit également dans la volonté de l'Arabie saoudite de développer le secteur minier conformément aux meilleures pratiques mondiales, en mettant l'accent sur la durabilité environnementale et la responsabilité sociale.

Dans le même ordre d'idées, le ministère de l'industrie et des ressources minérales, en collaboration avec le ministère de l'Investissement, a lancé en janvier la deuxième phase du programme d'autonomisation de l'exploration minière.

Cette initiative offre un soutien financier pouvant aller jusqu'à 7,5 millions de RS par projet aux entreprises disposant de licences d'exploration valides depuis moins de cinq ans, selon l'Agence de presse saoudienne.

Le programme est conçu pour réduire les risques pour les sociétés d'exploration en phase initiale, encourager l'investissement dans le secteur minier et compléter les incitations existantes dans le cadre de la loi sur l'investissement minier, qui autorise la propriété étrangère à 100% et fournit un financement allant jusqu'à 75% des coûts d'investissement par l'intermédiaire du Fonds de développement industriel.

L'Arabie saoudite a alloué plus de 10 000 kilomètres carrés à l'exploration minière ces dernières années. Les 50 000 kilomètres carrés prévus pour 2025 soulignent l'engagement du Royaume à favoriser un environnement d'investissement transparent et attractif, comme le rapporte SPA.

Cette initiative joue un rôle clé dans la Vision 2030 du Royaume, qui cherche à positionner l'exploitation minière comme un pilier essentiel de la diversification économique et un moteur de croissance durable.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.


Guerre Israël-Hezbollah: JD Vance discute avec le président libanais d'une cellule de prévention

Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
  • L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin"
  • De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a reçu un appel du vice-président américain JD Vance portant notamment sur la création d'une cellule préventive visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, a indiqué son bureau lundi.

Au terme d'une première séance de négociations en Suisse, Washington et Téhéran se sont entendus sur la mise en place d'une "cellule de gestion des conflits", selon les médiateurs pakistanais et qatari.

M. Aoun a reçu à ce sujet "un appel téléphonique du vice‑président américain JD Vance, du principal conseiller du président américain Jared Kushner et du Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani", a précisé la présidence libanaise.

L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin", selon la même source.

Cette cellule constituera "le premier test réel", a commenté le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur".

"Nous pensons (...) que nous pouvons parvenir à une situation dans laquelle la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban est protégée, comme la sécurité d'Israël", a ajouté le vice-président américain à l'issue des pourparlers en Suisse.

"Cela va nécessiter une certaine coordination avec les forces armées libanaises, et aussi que les Iraniens maîtrisent le Hezbollah", a-t-il avancé.

Des affrontements meurtriers entre Israël et le Hezbollah ont eu lieu vendredi et samedi au Liban, faisant vaciller le protocole d'accord irano-américain qui prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts.

"Nous négocions pour nous-mêmes" 

Le Liban connaît désormais une accalmie, confirmée lundi par le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Dimanche "a été le premier jour depuis la reprise des hostilités le 2 mars au Liban" où les Casques Bleus "n'ont pas détecté des tirs ou des interceptions", a affirmé Stéphane Dujarric, selon qui ce calme "s'est poursuivi ce (lundi) matin".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois prévenu lundi que les soldats déployés dans le sud du Liban "disposent d'une liberté d'action totale pour neutraliser toute menace directe ou potentielle à leur encontre ou à l'encontre des habitants du nord" d'Israël.

"L'armée israélienne ne fait l'objet d'aucune restriction sur cette question", a ajouté M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau.

L'entente pour créer une cellule de crise, qui n'inclut pas Israël, intervient à la veille de nouvelles discussions directes à Washington entre le Liban et Israël, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

Il s'agira de la cinquième session depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars.

Le mouvement chiite a attaqué Israël pour venger la mort le 28 février du guide suprême iranien Ali Khamenei, dans l'offensive américano-israélienne. Les frappes israéliennes de représailles ont fait plus de 4.000 morts.

Une trêve, théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, n'a jamais été respectée.

"Nous négocions pour nous-mêmes, et n'acceptons pas qu'une autre partie négocie pour nous", a insisté Joseph Aoun lundi.

"Nous accueillons toute aide venant de tout pays pour mettre fin à la guerre (...) mais il y a une grande différence entre oeuvrer à nous aider et s'ingérer dans nos affaires internes", a-t-il rappelé, dans une allusion à l'Iran, qui a longtemps exercé une forte influence au Liban à travers le Hezbollah.

Beyrouth, qui s'est employé au cours des derniers mois à dissocier les dossiers libanais et iranien, pousse en faveur de la réussite des pourparlers de Washington, auxquels s'oppose le Hezbollah, afin de mettre fin à la guerre et de déterminer l'avenir des relations entre les deux pays.