Le G7 Finance plaide pour le multilatéralisme dans la sortie de crise

La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen assiste à une réunion organisée par le président américain Joe Biden, le 9 février 2021 (Photo, AFP)
La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen assiste à une réunion organisée par le président américain Joe Biden, le 9 février 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 12 février 2021

Le G7 Finance plaide pour le multilatéralisme dans la sortie de crise

  • Il s'agissait du premier G7 Finance depuis l'élection de Joe Biden, avec la présence de la secrétaire au Trésor américaine, Janet Yellen
  • Cette rencontre fait office de prélude au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G7 prévu du 11 au 13 juin dans les Cornouailles (sud-ouest de l'Angleterre)

LONDRES : Les grands argentiers des pays industrialisés ont plaidé vendredi à l'issue d'une réunion du G7 Finance pour davantage de multilatéralisme dans la sortie de la crise, avec le climat, l'aide aux pays pauvres et la taxe numérique au coeur des discussions. 

Sous la présidence du Royaume-Uni, les ministres des Finances et banquiers centraux du Canada, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, du Japon et des Etats-Unis se sont retrouvés à la mi-journée pour une réunion par visio-conférence. 

Ils étaient accompagnés des dirigeants de la Banque centrale européenne (BCE), de l'Eurogroupe, du FMI ou encore de la Banque mondiale, le tout présidé par le Chancelier de l'Echiquier Rishi Sunak, et le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Andrew Bailey. 

Il s'agissait du premier G7 Finance depuis l'élection de Joe Biden, en présence de la secrétaire au Trésor américaine, Janet Yellen. 

Cette dernière a insisté sur « l'engagement de l'administration Biden envers le multilatéralisme », selon un communiqué du Trésor américain, confirmant un changement de discours par rapport à la présidence de Donald Trump. 

Elle a par ailleurs rappelé « l'importance » de la relance budgétaire pour assurer la reprise, alors que le plan de sauvetage géant de 1 900 milliards de dollars aux Etats-Unis est débattu au Congrès. 

Cette rencontre fait office de prélude au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G7 prévu du 11 au 13 juin dans les Cornouailles (sud-ouest de l'Angleterre). 

Selon un communiqué du ministère britannique des Finances, Rishi Sunak a appelé ses homologues à agir pour aider les pays les plus vulnérables en 2021, et à faire du climat une priorité centrale afin d'avoir une reprise économique « verte » après la pandémie. 

Distribution des vaccins rapide et juste  

Les sujets climatiques sont en haut de l'agenda pour Londres qui assume à partir de février la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies et accueillera en novembre la COP26 à Glasgow. 

Le ministre britannique a plaidé pour une distribution des vaccins rapide et juste dans le monde, en insistant sur le fait que les institutions financières internationales devaient se doter des bons outils pour aider les pays pauvres à répondre aux défis de la crise. 

Sur son compte Twitter, le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass, a lui évoqué une «bonne discussion sur les inégalités, les vaccinations, le climat, les vulnérabilités et le besoin de mettre en place un cadre commun sur la réunion de la dette ». 

This morning, I joined #G7 Finance Ministers & Central Bank Governors for a good discussion of inequality, vaccinations, climate, vulnerabilities, & the need to implement the common framework on debt reduction.

My thanks to UK Chancellor @RishiSunak for hosting us.

[1/2]

— David Malpass (@DavidMalpassWBG) February 12, 2021

De même, toujours sur Twitter, la directrice générale du FMI Kristalina Georgieva a fait part d'une « réunion substantielle » et d'une convergence de vues sur la sortie de la crise et le climat. 

Substantive meeting of G7 finance ministers & central bank governors chaired by @RishiSunak. Full alignment on access to vaccines, policy support until exit from the crisis, climate action, and comprehensive support for vulnerable countries. pic.twitter.com/tLfldlgjN0

— Kristalina Georgieva (@KGeorgieva) February 12, 2021

Enfin, Londres a ajouté que le G7 Finance avait acté la nécessité de faire des progrès pour atteindre une solution internationale sur la mise en place d'une taxe sur les géants du numérique qui sont sortis grands gagnants de la pandémie pendant que nombre de pays ont fait face à une contraction économique sans précédent. 

L'objectif du Royaume-Uni est de respecter la date limite fixée à mi-2021 par le G20 pour s'entendre sur le sujet. 

Le Chancelier a souhaité que les travaux se fassent à la fois au niveau du G7, du G20 et de l'OCDE. 

Sur la taxe numérique, « nous devons arriver à un accord cet été », a lui aussi souhaité le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire. 

Il a insisté en outre sur « la nécessité d’une étroite coordination de nos plans de relance » et « l'importance de continuer à travailler sur la dette des pays pauvres ». 


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.


Eric Trump affirme que les réformes boursières de l'Arabie saoudite attireront des milliards de dollars

 Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
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  • Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an
  • "Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump

RIYAD: Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, l'homme d'affaires, qui est le vice-président exécutif de la Trump Organization, a également fait l'éloge des récents projets de développement qui prennent forme à Riyad, en particulier à Diriyah.

Le Royaume a annoncé que ses marchés financiers seraient ouverts à tous les investisseurs étrangers à partir du 1er février, avec la suppression de restrictions telles que le cadre de l'investisseur étranger qualifié, qui exigeait un minimum de 500 millions de dollars d'actifs sous gestion, et l'abolition des accords de swap.

À propos de cette décision, M. Trump a déclaré : "Je pense que la nouvelle législation autorisant les investissements étrangers en Arabie saoudite va permettre à des milliards de dollars d'affluer sur le marché.

"Il est évident que l'ouverture des marchés boursiers eux-mêmes à de nouveaux investissements étrangers va entraîner l'arrivée de milliards de dollars supplémentaires sur le marché. Je pense que cela va aider le commerce, le tourisme et bien d'autres choses encore".

Selon M. Trump, l'environnement d'investissement en Arabie saoudite s'améliore au fil du temps, et de grandes marques du monde entier entrent sur le marché du Royaume pour en exploiter le potentiel.

Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an.

"Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump.

Un rapport publié par l'Autorité générale des statistiques d'Arabie saoudite en décembre a révélé que les entrées nettes d'investissements directs étrangers ont atteint 24,9 milliards de SR (6,64 milliards de dollars) au troisième trimestre 2025, ce qui représente une augmentation de 34,5 % par rapport à la même période de l'année précédente.

M. Trump a fait ces commentaires alors que le promoteur immobilier saoudien Dar Global a annoncé qu'il lancerait deux projets de luxe portant la marque Trump à Riyad et à Djeddah, d'une valeur totale de 10 milliards de dollars.

Ces projets comprennent le Trump National Golf Course et le Trump International Hotel dans le quartier de Diriyah à Riyad.

Commentant l'attrait de l'Arabie saoudite, M. Trump a déclaré : "La vision de la ville, la vision de ce qui se passe à Riyad, en particulier à Diriyah, est incroyable. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie".

Il a ensuite ajouté : "La vision de ce que sera le nouveau Riyad, et la vision de l'ensemble de l'Arabie saoudite qui continue à s'ouvrir - vous voyez toutes ces grandes réformes financières, qui devraient rendre inévitable l'augmentation des investissements en Arabie saoudite. C'est incroyablement excitant.

M. Trump a poursuivi en déclarant que "les meilleurs jours pour l'Arabie saoudite sont à venir", ajoutant : "Même depuis six ou sept ans que je viens dans le pays, ce qui a été construit, ce qui a été fait, est incroyable. Et je pense que le pays devrait être incroyablement fier de lui-même".