Maroc : manifestation contre la fermeture des frontières avec Ceuta

Un ressortissant marocain, bloqué en Espagne depuis la fermeture des frontières pour lutter contre le coronavirus, s'apprête à franchir la frontière hispano-marocaine dans l'enclave espagnole de Ceuta le 30 septembre 2020 (Photo, AFP)
Un ressortissant marocain, bloqué en Espagne depuis la fermeture des frontières pour lutter contre le coronavirus, s'apprête à franchir la frontière hispano-marocaine dans l'enclave espagnole de Ceuta le 30 septembre 2020 (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 13 février 2021

Maroc : manifestation contre la fermeture des frontières avec Ceuta

  • «Un millier de manifestants» ont réclamé l'ouverture de la frontière avec Ceuta, fermée depuis près d'un an en raison de la pandémie de la Covid-19
  • En plus de la fermeture de la frontière depuis mars, les autorités marocaines ont décidé de fermer en 2019 le poste frontière dédié aux porteurs de marchandises détaxées

RABAT : Une foule compacte a manifesté vendredi soir à Fnideq, dans le nord du Maroc, contre les conséquences de la crise économique sans précédent, exacerbée par la fermeture des frontières avec l'enclave espagnole de Ceuta, selon des médias locaux et ONG.  

« Un millier de manifestants » ont réclamé l'ouverture de la frontière avec Ceuta, fermée depuis près d'un an en raison de la pandémie de la Covid-19 et demandé des alternatives économiques face au chômage qui frappe de plein fouet la région, a indiqué Mohamed Benaïssa, président de l'Observatoire du nord pour les droits de l'Homme (ONDH). 

Les autorités marocaines n'ont pas communiqué de chiffres. 

Les protestataires ont également appelé à la libération de quatre personnes arrêtées en marge d'une précédente manifestation vendredi dernier. 

Ils sont poursuivis pour « violation de l'état d'urgence sanitaire », « rassemblement non autorisé » et « violence contre forces de l'ordre » d'après M. Benaïssa.  

En plus de la fermeture de la frontière depuis mars, les autorités marocaines ont décidé de fermer en 2019 le poste frontière dédié aux porteurs de marchandises détaxées entre l'enclave espagnole et le royaume, destinée à mettre fin au circuit de contrebande. 

La contrebande tolérée entre Ceuta et la petite ville de Fnideq représentait entre six et huit milliards de dirhams (entre 550 et 750 millions d'euros), selon les estimations de la douane marocaine. 

Face à la contestation, les autorités marocaines ont annoncé mardi qu'un budget de 400 millions de dirhams (plus de 36 millions d'euros) a été alloué à un programme développement économique et social.  

Annoncé en 2020, celui-ci prévoit notamment la création de zones franches à Fnideq et à Tétouan. 

Le Maroc a recensé près de 1,5 million de chômeurs en 2020, dont 9,6% au nord du pays de 35 millions d'habitants. Les jeunes de 15 à 24 ans sont les plus touchés avec un taux de chômage de 31,2%, selon les chiffres officiels. 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.