Tunisie: avis de recherche d'un patron de télé condamné, associé du clan Ben Ali

Des tunisiens tiennent des photos de Sami Fehri lors d'une manifestation appelant à sa libération devant le palais présidentiel de Carthage, le 27 décembre 2012 (Photo, AFP).
Des tunisiens tiennent des photos de Sami Fehri lors d'une manifestation appelant à sa libération devant le palais présidentiel de Carthage, le 27 décembre 2012 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 13 mars 2021

Tunisie: avis de recherche d'un patron de télé condamné, associé du clan Ben Ali

  • Sami Fehri a été condamné à huit ans de prison et 12,5 millions d'euros d'amende dans une affaire de détournement de fonds publics par sa société de production sous le régime de Ben Ali
  • Des rumeurs circulent dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant sa fuite à l'étranger, notamment vers Malte

TUNIS: La justice tunisienne a émis un avis de recherche visant le patron d'une des principales chaînes de télévision privées du pays, condamné lundi à huit ans de prison pour détournement de fonds et qui a disparu, a indiqué le parquet vendredi.

Sami Fehri a été condamné le 8 mars à huit ans de prison et 41 millions de dinars d'amende (12,5 millions d'euros) dans une affaire de détournement de fonds publics par sa société de production audiovisuelle Cactus Prod sous le régime de Zine el Abidine Ben Ali, renversé en 2011.

Les services de police n'ayant pas pu localiser M. Fehri pour faire exécuter le jugement et l'incarcérer, un avis de recherche national a été lancé.

Des rumeurs circulent dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant sa fuite à l'étranger, notamment vers Malte, à bord d'une petite embarcation privée. 

«Il n'y a pour le moment aucun élément concret prouvant qu'il a fui à l'étranger», a indiqué Mohsen Dali, substitut du procureur général au tribunal de première instance de Tunis.

M. Fehri a déjà passé plusieurs mois en détention préventive dans le cadre de cette enquête, en 2013 puis fin 2019 lorsqu'il a été placé sous interdiction de quitter le territoire.

Son associé à l'époque des faits reprochés, Belhassen Trabelsi, beau-frère du président déchu et actuellement sous contrôle judiciaire en France, a été condamné par contumace à dix ans de prison, a précisé M. Dali. Il a également écopé d'une amende de 41 millions de dinars.

Les deux hommes étaient poursuivis en tant que complices de Ben Ali, décédé en 2019, pour des préjudices financiers causés à la télévision nationale tunisienne.

Le clan du dictateur s'était accaparé des pans entiers de l'économie tunisienne, captant notamment 21% des bénéfices du secteur privé tunisien en 2010, selon la Banque mondiale.

Après la révolution de 2011, l'Etat tunisien a saisi les parts de M. Trabelsi --impliqué dans de nombreux dossiers de corruption et qui a fui le pays-- dans Cactus Prod, soit 51% de la société.

La justice française a rejeté en janvier la demande d'extradition vers la Tunisie de M. Trabelsi, poursuivi dans ce pays pour blanchiment en bande organisée et faux documents administratifs, évoquant un «risque réel de traitement inhumain et dégradant».


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.