Kais Saïed et le nouveau gouvernement libyen veulent relancer l’Union du Maghreb arabe

Les délégations tunisiennes et libyennes réunies autour du président tunisien Saïed et du Premier ministre libyen Abdul Hamid Dbeibah. (AFP).
Les délégations tunisiennes et libyennes réunies autour du président tunisien Saïed et du Premier ministre libyen Abdul Hamid Dbeibah. (AFP).
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Publié le Jeudi 18 mars 2021

Kais Saïed et le nouveau gouvernement libyen veulent relancer l’Union du Maghreb arabe

  • Le président tunisien a décidé avec le gouvernement libyen de dynamiser des relations économiques tuniso-libyennes et de sortir le Maghreb de sa longue léthargie
  • Cet accord permet à Kais Saïed de se démarquer du président du Parlement tunisien, qui avait appelé à la constitution d’un Maghreb à trois regroupant l’Algérie, la Tunisie et la Libye

TUNIS : Lors de son court voyage à Tripoli, le chef de l’État tunisien s’est mis d’accord avec les nouveaux dirigeants libyens pour dynamiser les relations économiques tuniso-libyennes et pour tenter de sortir le Maghreb de sa longue léthargie.

La Tunisie et le nouveau gouvernement libyen ont décidé de relancer leur coopération dans différents domaines et d’œuvrer ensemble pour sortir l’Union du Maghreb arabe (UMA) du sommeil dans lequel elle est plongée depuis vingt-six ans. C’est ce qu’il est ressorti de la visite officielle du président Kais Saïed, le mercredi 17 mars 2021, à Tripoli.

La relance de la coopération tuniso-libyenne se fera au pas de charge. À cet effet, une réunion préparatoire de la Commission supérieure mixte aura lieu fin mars. Les deux parties sont aussi tombées d’accord pour donner une nouvelle impulsion aux relations économiques et aux échanges commerciaux, élaborer un plan de relance des investissements à travers la facilitation des formalités de passage à la frontière pour les personnes et les marchandises, et des opérations financières entre les banques centrales des deux pays. Les deux parties œuvreront également à dynamiser les chambres de commerce, et à «actualiser les accords déjà conclus dans les différents domaines et à en conclure d’autres de nature à répondre aux défis actuels».

libye tunisie
La ministre libyenne des Affaires étrangères Najla Al-Manqouch s'entretient avec son homologue tunisien Othman Jerandi. (AFP). 

Le président Kais Saïed et ses interlocuteurs ont réaffirmé la nécessité de relancer l’Union du Maghreb arabe, en organisant une réunion des ministres des Affaires étrangères suivie d’un sommet des chefs d’État, «de manière à servir l’intérêt des peuples maghrébins frères». Avec cet accord, le président tunisien et ses hôtes libyens se démarquent de Rached Ghannouchi, le président du Parlement tunisien, qui avait appelé le 24 février au cours d’une interview, à la constitution d’un Maghreb à trois regroupant l’Algérie, la Tunisie et la Libye.

Le chef de l’État tunisien a profité de l’occasion pour mettre sur la table le dossier des deux journalistes tunisiens, Soufiène Chourabi et Nadhir Ktari, disparus en 2014 en Libye. Il a insisté sur «la nécessité d’intensifier les efforts pour découvrir la vérité» sur cette affaire. Le Premier ministre libyen par intérim a réitéré sa volonté de «tout faire» pour y parvenir.

Á son arrivée, le président tunisien a été accueilli par Mohammed el-Menfi, le président du conseil présidentiel avec lequel il a eu deux entretiens. Côté libyen y ont participé Abdellah Ellafi et Moussa al-Kouni, vice-présidents, Najla al-Mankouch, ministre des Affaires étrangères, et Mohamed al-Houij, ministre de l’Économie et du Commerce. Côté tunisien Othmen Jerandi, ministère des Affaires étrangères, Nadia Akacha, directrice du cabinet présidentiel et Hassan Bedhief, conseiller économique du président, étaient présents.

Le président tunisien a ensuite eu un entretien avec le Premier ministre intérimaire libyen Abdel Hamid Dbeiba, élargi ensuite aux délégations des deux pays. Il a terminé son voyage par une conférence de presse avec le président du conseil présidentiel.


Israël annonce des frappes imminentes sur des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
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  • "L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban"
  • L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région.

"L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban, en réponse aux tentatives interdites de cette organisation de reprendre ses opérations dans la région", a écrit sur X le colonel Avichay Adraee, porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe, en appelant les habitants de deux villages, Kfar Tibnit et Ain Qana, à immédiatement quitter leur logement.

 


Un mort et des blessés lors de frappes israéliennes dans le sud du Liban

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  • Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé
  • Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait un mort et plusieurs blessés dimanche, a indiqué le ministère de la Santé, l'armée israélienne affirmant avoir visé des cibles du mouvement islamiste libanais Hezbollah.

Israël mène régulièrement des frappes au Liban malgré la trêve conclue en novembre 2024, censée mettre fin à plus d'un an d'hostilités, dont deux mois de guerre ouverte avec le mouvement pro-iranien.

L'armée israélienne affirme viser principalement des membres du Hezbollah ou ses infrastructures, et maintient des troupes dans cinq zones frontalières du sud du Liban.

Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé, dans le sud du pays.

Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid.

De son côté, l'armée israélienne a indiqué avoir ciblé un membre du Hezbollah près d'Abba, "en réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah".

Plus tôt dimanche, le ministère libanais de la Santé avait fait état d'une frappe dans la région de Saïda, loin de la frontière israélienne, qui a blessé une personne.

D'après l'ANI, elle visait un bulldozer "alors qu'il s'efforçait de déblayer les décombres" du site d'une précédente frappe israélienne.

L'armée israélienne a, elle, dit avoir visé "plusieurs véhicules d'ingénierie du Hezbollah" utilisés "pour rétablir des sites d'infrastructure terroriste dans la région", précisant toutefois qu'ils se trouvaient dans une autre zone du sud du Liban que celle mentionnée par le ministère.

Toujours dimanche, l'ANI a indiqué que l'armée israélienne avait largué des tracts visant à intimider les habitants de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, près de la frontière. Elle a publié une photographie de l'un de ces tracts, qui comportait un avertissement aux habitants selon lequel des membres du Hezbollah utilisaient un hôpital de la ville.

Dans un communiqué, le ministère de la Santé a condamné "avec la plus grande fermeté les menaces contre les hôpitaux du sud, et les considère comme une attaque grave et une violation flagrante des lois et conventions internationales".

L'hôpital Salah Ghandour de Bint Jbeil, géré par le Comité islamique de santé affilié au Hezbollah, a indiqué dans un communiqué que les tracts contenaient "une menace claire contre l'hôpital, fondée sur des prétextes fallacieux dépourvus de tout fondement", et a rejeté ce qu'il a décrit comme des tentatives de ternir l’image de l’établissement.

L'enceinte de l'hôpital Salah Ghandour et ses abords ont été frappés en 2024 lors des hostilités avec le Hezbollah.

Sous forte pression américaine et par crainte d'une intensification des frappes israéliennes, le Liban s'était engagé, comme prévu par l'accord de cessez-le-feu, à désarmer le Hezbollah et à démanteler d'ici la fin de l'année 2025 ses structures militaires entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Israël a mis en doute l'efficacité de l'armée libanaise dans ce processus et accusé le Hezbollah de se réarmer, tandis que le mouvement chiite a rejeté les appels à abandonner ses armes.

Plus de 360 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis le cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP basé sur les statistiques du ministère libanais de la Santé.


La position de l'Arabie saoudite sur l'escalade régionale n'a pas changé, selon une source saoudienne à Asharq Al-Awsat

Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respectait la souveraineté de Téhéran
  • Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue

RIYAD: Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat.

La source a souligné au journal que l'Arabie saoudite soutient les efforts visant à trouver une solution pacifique par la diplomatie et le dialogue à tous les différends entre les États-Unis et l'Iran.

La source a également réitéré le rejet par le Royaume de l'utilisation de son espace aérien et de ses territoires dans toute opération militaire contre l'Iran.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respecte la souveraineté de Téhéran et que le Royaume ne permettra pas que son espace aérien ou ses territoires soient utilisés dans toute opération militaire contre l'Iran.

Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue dans le but de soutenir la sécurité et la stabilité régionales.

M. Pezeshkian a déclaré que ses entretiens avec le prince héritier avaient porté sur l'évolution de la situation en Iran et sur le dossier nucléaire.

Il a exprimé sa gratitude à l'Arabie saoudite pour sa position ferme en matière de respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Iran. Il a également salué le rôle et les efforts du prince Mohammed dans l'instauration de la sécurité et de la stabilité dans la région.