John Kerry se rend aux EAU pour une conférence de dialogue régional sur le climat

Le prince héritier d'Abu Dhabi, Sheikh Mohammed ben Zayed, rencontre l'envoyé américain pour le changement climatique John Kerry. (Photo, WAM)
Le prince héritier d'Abu Dhabi, Sheikh Mohammed ben Zayed, rencontre l'envoyé américain pour le changement climatique John Kerry. (Photo, WAM)
Le prince héritier d'Abu Dhabi, Sheikh Mohammed ben Zayed, rencontre l'envoyé américain pour le changement climatique John Kerry. (Photo, WAM)
Le prince héritier d'Abu Dhabi, Sheikh Mohammed ben Zayed, rencontre l'envoyé américain pour le changement climatique John Kerry. (Photo, WAM)
L'envoyé américain pour le changement climatique John Kerry participe à la conférence de dialogue régional sur le changement climatique. (Photo, WAM)
L'envoyé américain pour le changement climatique John Kerry participe à la conférence de dialogue régional sur le changement climatique. (Photo, WAM)
L'envoyé américain pour le changement climatique John Kerry participe à la conférence de dialogue régional sur le changement climatique. (Photo, WAM)
L'envoyé américain pour le changement climatique John Kerry participe à la conférence de dialogue régional sur le changement climatique. (Photo, WAM)
L'envoyé américain pour le changement climatique John Kerry participe à la conférence de dialogue régional sur le changement climatique. (Photo, WAM)
L'envoyé américain pour le changement climatique John Kerry participe à la conférence de dialogue régional sur le changement climatique. (Photo, WAM)
L'envoyé américain pour le changement climatique John Kerry participe à la conférence de dialogue régional sur le changement climatique. (Photo, WAM)
L'envoyé américain pour le changement climatique John Kerry participe à la conférence de dialogue régional sur le changement climatique. (Photo, WAM)
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Publié le Lundi 05 avril 2021

John Kerry se rend aux EAU pour une conférence de dialogue régional sur le climat

  • Kerry a discuté avec le prince héritier d'Abu Dhabi des possibilités de développer la coopération entre les Émirats arabes unis et les États-Unis
  • Kerry a salué le grand rôle joué par les EAU dans le soutien des projets d'énergie renouvelable

LONDRES: Le prince héritier d'Abu Dhabi, Sheikh Mohammed ben Zayed, a rencontré l'envoyé américain pour le changement climatique, John Kerry, qui se rend aux Émirats arabes unis pour participer à la conférence de dialogue régional sur le changement climatique.

Au cours de la réunion, Cheikh Mohammed et Kerry ont discuté des possibilités de développer la coopération entre les Émirats arabes unis et les États-Unis dans divers domaines liés à la préservation de l'environnement, à la lutte contre le changement climatique et à la limitation de son impact négatif sur les systèmes environnementaux et économiques, a rapporté l'agence de presse Emirates.

Les deux parties «ont souligné l'importance d'efforts concertés et d'un travail international conjoint avec les organisations internationales pour accélérer la création de solutions intelligentes et durables pour réduire les impacts du changement climatique sur les sociétés, aider les pays à atteindre leurs objectifs climatiques et assurer un avenir plus durable pour l'humanité. »

Les deux parties ont discuté d'un certain nombre de projets stratégiques majeurs aux EAU qui renforcent les efforts d'énergie propre, contribuent à limiter les répercussions du changement climatique et favorisent le développement durable.

Le prince héritier et l'envoyé ont également discuté de l'importance pour les Émirats arabes unis d'accueillir la première conférence de dialogue régional sur le changement climatique, qui est une plate-forme d'échange d'idées sur les problèmes et défis climatiques les plus importants.

Kerry a salué le grand rôle joué par les EAU dans le soutien des projets d'énergie renouvelable pour lutter contre les répercussions du changement climatique, soulignant l'importance de ces initiatives en raison de leur grand impact sur l'avenir de l'humanité et la durabilité des ressources naturelles.

La conférence s'est concentrée sur les préparatifs de la 26e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP26), qui se tiendra début novembre à Glasgow, en Écosse, afin d'accélérer les efforts visant à atteindre les objectifs de l'Accord de Paris et de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

Elle visait également à donner plus d'élan en vue d'un sommet convoqué par le président américain Joe Biden pour les dirigeants du climat, qui se tiendra à Washington plus tard ce mois-ci.

Par ailleurs, le ministre du Changement climatique et de l’Environnement, Abdullah Al-Nuaimi, a déclaré que la participation de Kerry à la conférence renforçait les capacités d’identifier les futures orientations de l’action climatique mondiale et de se préparer plus efficacement à la COP26.

«Les défis posés par le changement climatique et les impacts négatifs qu'il engendre sont clairs pour la communauté internationale dans son ensemble, et le problème est que la gravité de ces impacts augmente à un rythme accéléré ; ce qui nécessite une accélération des efforts mondiaux pour réduire la gravité de ce changement et renforcer les capacités d'adaptation à ses répercussions pour assurer un avenir durable », a-t-il déclaré lors de la conférence.

Il a déclaré que les EAU avaient adopté le Programme national d'adaptation, qui vise à renforcer les capacités de tous les secteurs à s'adapter aux répercussions du changement climatique, et que des études d'évaluation complètes ont été lancées sur les impacts actuels et futurs de ces répercussions sur les secteurs vitaux du pays, notamment la santé, l'énergie, les infrastructures, l'environnement et les assurances.

Le ministre de l'Industrie et des Technologies de pointe, Sultan bin Ahmed Al-Jaber, a déclaré que les EAU avaient un record de réalisations en matière de technologies propres et de développement durable au cours des 15 dernières années. Il a déclaré que les EAU avaient réalisé très tôt que ces investissements avaient une grande faisabilité économique et étaient soutenus par les tendances du marché.

«Notre région dispose de capacités importantes et distinctes qui lui permettent de contribuer à faire face au défi mondial commun du changement climatique… et grâce à une coopération intense et à un travail acharné et efficace, nous pourrons augmenter notre contribution au maximum, tout en tirant parti de la dernière des technologies et en se concentrant sur des investissements intelligents pour assurer un développement durable qui stimule la croissance économique », a-t-il déclaré.

Une déclaration conjointe signée par les Émirats arabes unis, Oman, le Koweït, Bahreïn, le Qatar, l'Égypte, la Jordanie, le Maroc, l'Irak, le Soudan et les États-Unis a exhorté la communauté internationale à prendre des mesures pour veiller à ce que les températures moyennes mondiales soient maintenues dans les limites convenues sous l'Accord de Paris, notamment en renforçant les contributions déterminées au niveau national.

«Alors que nous traversons une décennie cruciale pour le changement climatique, nous pensons que les investissements dans les énergies renouvelables, l'adoption de méthodologies basées sur la protection des écosystèmes, l'application de solutions basées sur la nature, une agriculture climato-intelligente, des techniques de captage du carbone et d'autres solutions pour réduire les émissions de carbone contribueront en soutenant une croissance économique durable et en créant plus d'emplois », a-t-il ajouté.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


La Turquie se prépare aux obsèques des neuf victimes de la tuerie scolaire de Kahramanmaras

La Turquie, sous le choc de la tuerie perpétrée dans un établissement scolaire par un adolescent adepte de théories misogynes venues des Etats-Unis selon de premiers éléments d'enquête, se prépare à rendre hommage jeudi aux neuf victimes, dont les obsèques sont célébrées à Kahramanmaras (sud). (AFP)
La Turquie, sous le choc de la tuerie perpétrée dans un établissement scolaire par un adolescent adepte de théories misogynes venues des Etats-Unis selon de premiers éléments d'enquête, se prépare à rendre hommage jeudi aux neuf victimes, dont les obsèques sont célébrées à Kahramanmaras (sud). (AFP)
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  • "Des mandats d'arrêt ont été émis contre 83 personnes qui se sont livrées à des posts et à des activités faisant l'apologie de crimes et de criminels affectant négativement l'ordre public, et des poursuites ont été déclenchées contre elles"
  • La police turque a par ailleurs indiqué que l'auteur de la tuerie scolaire de Kahramanmaras, un adolescent de 14 ans, "utilisait sur son profil WhatsApp une image faisant référence à Elliot Rodger, qui avait perpétré un attentat aux Etats-Unis en 2014"

KAHRAMNMARAS: La Turquie, sous le choc de la tuerie perpétrée dans un établissement scolaire par un adolescent adepte de théories misogynes venues des Etats-Unis selon de premiers éléments d'enquête, se prépare à rendre hommage jeudi aux neuf victimes, dont les obsèques sont célébrées à Kahramanmaras (sud).

L'attaque de mercredi, qui a provoqué la mort de huit élèves et une enseignante, était la seconde en une semaine dans le pays.

Mardi, un premier adolescent né en 2007 et armé d'un fusil à pompe avait déjà fait seize blessés dans un lycée technique de la province turque de Sanliurfa (sud-est), parmi lesquels dix élèves et quatre enseignants.

La police turque a indiqué jeudi avoir émis des mandats d'arrêt contre 83 personnes pour s'être livrées à l'apologie en ligne des fusillades dans des établissements scolaires cette semaine.

"Des mandats d'arrêt ont été émis contre 83 personnes qui se sont livrées à des posts et à des activités faisant l'apologie de crimes et de criminels affectant négativement l'ordre public, et des poursuites ont été déclenchées contre elles", a indiqué la police dans un communiqué.

La direction générale de la police turque a par ailleurs indiqué que l'auteur de la tuerie scolaire de Kahramanmaras, un adolescent de 14 ans, "utilisait sur son profil WhatsApp une image faisant référence à Elliot Rodger, qui avait perpétré un attentat aux Etats-Unis en 2014".

Le père du tireur, identifié comme un ancien inspecteur de police, a été interpellé mercredi et placé en détention provisoire, a-t-elle précisé.

Le parquet de Kahramanmaras a quant à lui indiqué jeudi que l'adolescent avait prémédité l'attaque "d'ampleur", d'après un "document du 11 avril 2026" retrouvé dans son ordinateur.

La référence à Elliot Rodger renvoie à l'auteur de la tuerie d'Isla Vista, en 2014 en Californie. Cet homme avait fait six morts sur le campus d'une université de Santa Barbara, avant de se suicider. Il avait expliqué dans une vidéo diffusée avant son crime que cette attaque était un "châtiment" pour les femmes qui l'avaient rejeté.

Les huit élèves victimes de l'attaque de mercredi, cinq garçons et trois filles, avaient entre 10 et 11 ans et l'enseignante était âgée de 55 ans, selon une liste d'avis de décès de la municipalité de Kahramanmaras, consultée par l'AFP.

Les établissements scolaires de la province de Kahramanmaras resteront fermés jeudi et vendredi, a indiqué le ministre de l'Intérieur.

L'auteur de la tuerie est décédé, avait indiqué mercredi le gouverneur de la province de Kahramanmaras, Mükerrem Ünlüer, sans être en mesure de préciser "s'il s'agit d'un suicide ou si cela s'est produit dans le chaos".

"Les supports numériques saisis lors des perquisitions au domicile de l'auteur et dans le véhicule de son père ont été confisqués et sont en cours d'analyse. (...) D'après les premiers éléments recueillis, aucun lien avec le terrorisme n'a été établi, il s'agit vraisemblablement d'un acte isolé", a ajouté la police turque.

"Un élève est arrivé à l'école avec des armes, vraisemblablement celles de son père, dans son sac à dos. Il est entré dans deux salles de classe et a ouvert le feu au hasard", avait détaillé M. Ünlüer.

Ce type d'incident est rare en Turquie où, selon les estimations d'une fondation locale, des dizaines de millions d'armes à feu sont en circulation, la plupart illégalement.

 


Trump affirme que «les dirigeants» israélien et libanais vont se parler jeudi

Une photo prise depuis la région de Tyr, au sud du Liban, montre la fumée s'élevant du site d'une frappe aérienne israélienne qui a visé le village d'al-Mansouri le 15 avril 2026. (AFP)
Une photo prise depuis la région de Tyr, au sud du Liban, montre la fumée s'élevant du site d'une frappe aérienne israélienne qui a visé le village d'al-Mansouri le 15 avril 2026. (AFP)
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  • "On essaie de créer un peu de répit entre Israël et le Liban. Cela fait longtemps que les deux dirigeants ne se sont pas parlé, environ 34 ans. Ça va se faire demain", a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social
  • Un peu plus tôt, un haut responsable américain avait fait savoir que le président américain jugerait "bienvenue la fin des hostilités au Liban" avec un accord de paix avec Israël

BEYROUTH: Les "dirigeants" d'Israël et du Liban vont se parler jeudi, a affirmé mercredi soir le président américain Donald Trump, après des discussions directes cette semaine entre les deux pays.

Cette annonce survient alors qu'Israël et le Hezbollah sont en guerre depuis le 2 mars. Le mouvement pro-iranien libanais a revendiqué jeudi matin plusieurs attaques aux drones visant des positions militaires dans le nord d'Israël.

"On essaie de créer un peu de répit entre Israël et le Liban. Cela fait longtemps que les deux dirigeants ne se sont pas parlé, environ 34 ans. Ça va se faire demain", a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social.

Le président n'a toutefois pas précisé de quels dirigeants il parlait.

Un peu plus tôt, un haut responsable américain avait fait savoir que le président américain jugerait "bienvenue la fin des hostilités au Liban" avec un accord de paix avec Israël.

Il a toutefois précisé que cet éventuel accord n'entrait pas dans le cadre des négociations entre les Etats-Unis et l'Iran visant à obtenir une fin durable du conflit au Moyen-Orient, déclenché le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l'Iran. Une trêve est en vigueur depuis le 8 avril.

"Les Etats-Unis souhaitent voir s'instaurer une paix durable, mais n'ont pas exigé un cessez-le-feu immédiat" entre Israël et le Hezbollah, a indiqué à la presse ce responsable, sous couvert d'anonymat.

 


Le prince héritier saoudien et le Premier ministre pakistanais discutent de la médiation entre les États-Unis et l'Iran

Le prince héritier Mohammed bin Salman et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif se rencontrent en Arabie saoudite mercredi. (SPA Screengrab)
Le prince héritier Mohammed bin Salman et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif se rencontrent en Arabie saoudite mercredi. (SPA Screengrab)
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  • Les pourparlers de Djeddah mettent l'accent sur la nécessité de reprendre les négociations
  • Les efforts de médiation du Pakistan occupent le devant de la scène

RIYAD/DJEDDAH : Le prince héritier Mohammed bin Salman a rencontré le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif à Jeddah mercredi, avec des entretiens axés sur la diplomatie régionale et les efforts visant à faire progresser les négociations entre les États-Unis et l'Iran.

La réunion a souligné le rôle du Pakistan dans la facilitation du dialogue, les deux dirigeants ayant passé en revue les développements entourant les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran organisés par Islamabad et souligné l'importance d'un engagement diplomatique soutenu pour rétablir la stabilité dans la région.

Le prince héritier a salué les efforts déployés par M. Sharif pour soutenir la croissance économique du Pakistan et renforcer le partenariat stratégique entre l'Arabie saoudite et le Pakistan.

Le prince héritier a également salué les efforts diplomatiques du Premier ministre Sharif et du chef d'état-major de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir.
Une vidéo de l'agence de presse saoudienne a montré les discussions entre les deux dirigeants, accompagnés du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et de son homologue pakistanais, Ishaq Dar. Le ministre de la Défense, le prince Khalid bin Salman, le ministre d'État et conseiller à la sécurité nationale, Musaed Al-Aiban, et de hauts responsables pakistanais ont également assisté à la réunion.

M. Sharif est arrivé à Djeddah plus tôt dans la journée, première étape d'une tournée diplomatique de quatre jours en Arabie saoudite, au Qatar et en Turquie, qui s'inscrit dans le cadre d'une initiative plus large visant à créer une dynamique avant un éventuel deuxième cycle de négociations entre les États-Unis et l'Iran, qui se déroulerait au Pakistan.

"Le Premier ministre Muhammad Shehbaz Sharif effectuera des visites officielles au Royaume d'Arabie saoudite, à l'État du Qatar et à la République de Turquie du 15 au 18 avril 2026", a indiqué le ministère pakistanais des affaires étrangères dans un communiqué.

M. Sharif participera au forum diplomatique d'Antalya pendant son séjour en Turquie.

Il tiendra également des réunions bilatérales avec le président Recep Tayyip Erdogan et d'autres dirigeants en marge du forum d'Antalya, précise le communiqué.

Washington et Téhéran ont tenu leurs premiers entretiens en face à face depuis des décennies à Islamabad le week-end dernier, avec des efforts de médiation en cours pour mettre fin à la guerre qui a commencé lorsque les États-Unis et Israël ont attaqué l'Iran le 28 février.

Le conflit a exacerbé les tensions au Moyen-Orient, l'Iran ayant pris pour cible les alliés des États-Unis dans le Golfe, notamment l'Arabie saoudite et le Qatar, en guise de représailles, et perturbé les flux d'énergie en provenance de la région.

Les pourparlers d'Islamabad se sont terminés sans percée, mais le président américain Donald Trump a déclaré que les négociations pourraient reprendre cette semaine dans la capitale pakistanaise.

Un cessez-le-feu fragile reste en place jusqu'à la semaine prochaine, bien que les États-Unis aient ordonné un blocus naval de l'Iran.

M. Sharif était accompagné de M. Dar - une figure clé des efforts de médiation - et d'autres hauts fonctionnaires lors de ses visites, a indiqué son bureau mercredi après-midi.

Le Pakistan et l'Arabie saoudite entretiennent des liens étroits et le ministère des finances d'Islamabad a annoncé mercredi que Riyad fournirait au Pakistan 3 milliards de dollars pour l'aider à renforcer ses réserves de change.

Le ministère des finances a déclaré qu'un dépôt saoudien existant de 5 milliards de dollars serait également prolongé pour une période non précisée.

(Avec SPA et AFP)