Maroc: ouverture et renvoi du procès du journaliste Omar Radi

La mère d'Omar Radi (photo), un éminent journaliste et activiste marocain jugé pour viol et réception de fonds étrangers dans le but de nuire à la «sécurité de l'État», lors d'une manifestation au soutien de Radi à Casablanca le 22 septembre 2020. (AFP)
La mère d'Omar Radi (photo), un éminent journaliste et activiste marocain jugé pour viol et réception de fonds étrangers dans le but de nuire à la «sécurité de l'État», lors d'une manifestation au soutien de Radi à Casablanca le 22 septembre 2020. (AFP)
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Publié le Mardi 06 avril 2021

Maroc: ouverture et renvoi du procès du journaliste Omar Radi

  • Ce journaliste de 34 ans, connu pour son engagement pour la défense des droits humains, est accusé à la fois de «financements étrangers», d' «atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat» et de «viol» dans deux affaires
  • Omar Radi a toujours nié les faits reprochés, se disant victime d'une «vengeance» du pouvoir

CASABLANCA: Le procès du journaliste marocain Omar Radi, en détention préventive depuis fin juillet pour des accusations de "viol" et d'espionnage, s'est ouvert mardi à Casablanca et a immédiatement été renvoyé au 27 avril, a constaté l'AFP.

Ce journaliste de 34 ans, connu pour son engagement pour la défense des droits humains, est accusé à la fois de "financements étrangers", d'"atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat" et de "viol" dans deux affaires jugées conjointement par la chambre criminelle de la cour d'appel de Casablanca.

Omar Radi a toujours nié les faits reprochés, se disant victime d'une "vengeance" du pouvoir.

Lors de l'audience, ses défenseurs ont demandé à ce qu'il soit remis en liberté provisoire et autorisé à accéder à son dossier.

La justice, qui a jusqu'à présent refusé toutes ses demandes de remise en liberté, doit se prononcer jeudi sur ces deux points.

L'enquête pour viol a été ouverte en juillet 2020 sur plainte d'une de ses collègues. Si Omar Radi parle de "relations librement consenties", la plaignante affirme qu'elle n'était pas consentante et défend avec pugnacité son "droit à la dignité".

Un autre journaliste, Imad Stitou, d'abord cité comme témoin à décharge, est jugé en même temps qu'Omar Radi, son ami, pour "participation au viol".

L'enquête pour "espionnage" concerne selon l'accusé des informations transmises dans le cadre de son métier de journaliste.

Elle a été ouverte fin juin 2020 après la publication d'un rapport d'Amnesty International affirmant que son téléphone était espionné par les autorités marocaines via un logiciel de piratage. Rabat a toujours démenti, dénonçant une "campagne internationale de diffamation".

Lundi, plusieurs organisations de défense des droits humains, dont Amnesty et Human Rights Watch (HWR), ont appelé les autorités marocaines à accorder au journaliste "la liberté provisoire et à garantir un procès équitable pour toutes les parties", dans un communiqué.

Les soutiens du journaliste rappellent régulièrement que "plusieurs journalistes indépendants, militants et politiciens ont été arrêtés, jugés ou emprisonnés pour des accusations douteuses d'agressions sexuelles ces dernières années" au Maroc.

"Nous sommes choqués de voir que le monstre a des soutiens qui se drapent de l'habit des droits humains", a pour sa part écrit la plaignante sur sa page Facebook.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.