Troisième lancement d’astronautes en moins d’un an pour SpaceX et la Nasa

Cette photo non datée mise à disposition par SpaceX au mois d’avril 2021 montre l'équipage du troisième lancement d'astronautes vers l'ISS lors d'une séance d'entraînement à Hawthorne, en Californie. (SpaceX via AP)
Cette photo non datée mise à disposition par SpaceX au mois d’avril 2021 montre l'équipage du troisième lancement d'astronautes vers l'ISS lors d'une séance d'entraînement à Hawthorne, en Californie. (SpaceX via AP)
Short Url
Publié le Vendredi 16 avril 2021

Troisième lancement d’astronautes en moins d’un an pour SpaceX et la Nasa

  • SpaceX se prépare pour un troisième lancement d'astronautes en moins d'un an, après avoir obtenu le feu vert de la Nasa
  • L’entreprise aéronautique expédie des marchandises vers la station spatiale depuis 2012, en utilisant le même type de fusée et des capsules similaires et en procédant au recyclage de ces éléments

CAP CANAVERAL: SpaceX se prépare pour un troisième lancement d'astronautes en moins d'un an, après avoir obtenu le feu vert de la Nasa une semaine avant le vol prévu de jeudi prochain.

Les responsables de la Nasa et de la société spatiale Elon Musk ont préparé la fusée Falcon et la capsule Dragon pour le lancement, à l'aube, avec un équipage de quatre personnes, à destination de la Station spatiale internationale (ISS). Les spationautes passeront six mois dans le laboratoire en orbite, remplaçant une autre équipe de SpaceX qui s’apprête à revenir sur la Terre.

Il s’agira pour cette équipe du premier vol avec un Falcon et un Dragon recyclés. L’un et l’autre ont été conçus pour être réutilisés.

Cette fusée avait été employée pour propulser l’équipage actuel de la station au mois de novembre dernier à partir du centre spatial Kennedy de la Nasa. La capsule, baptisée «Endeavour», refera le même trajet; elle a transporté deux pilotes d’essai vers la station spatiale lors du premier vol d’équipage de SpaceX au printemps dernier.

SpaceX a remis à neuf les deux équipements et ajouté des mises à niveau de sécurité. La majorité de la capsule a déjà été «testée en vol», notent les responsables de la société, à l'exception de nouvelles valves, de capots de protection thermique et de parachutes.

 

Trois des astronautes sont de retour pour leur deuxième mission de station spatiale: l’Américain Shane Kimbrough, de la Nasa, le Français Thomas Pesquet et le Japonais Akihiko Hoshide.

Kathy Lueders, chef du bureau d’exploration humaine de la Nasa, déclare qu’il est «émouvant» de piloter trois vols d’équipage SpaceX en onze mois. «Avec le recul, ce que les équipes de SpaceX et de la Nasa ont accompli est totalement incroyable», confie-t-elle.

SpaceX précise qu’un problème doit être résolu avant de procéder à un tir d'essai sur la rampe de lancement le week-end prochain. Il semble que la société ait chargé plus d'oxygène liquide que prévu dans ses moteurs de première étape, et les ingénieurs veulent être «plus sûrs» que cela ne pose aucun risque pour la sécurité, révèle Bill Gerstenmaier, un nouveau consultant de SpaceX qui travaillait auparavant pour la Nasa.

Trois des astronautes sont de retour pour leur deuxième mission de station spatiale: l’Américain Shane Kimbrough, de la Nasa, le Français Thomas Pesquet et le Japonais Akihiko Hoshide. L’Américaine Megan McArthur, astronaute de la Nasa, faisait partie de la dernière équipe de réparation du télescope spatial Hubble en 2009.

Pendant près d'une décennie, la seule voie pour les astronautes vers la station spatiale passait par les fusées russes. La Nasa s'est tournée vers des entreprises privées pour le service de taxi après le retrait des navettes spatiales en 2011. SpaceX expédie des marchandises vers la station spatiale depuis 2012 en utilisant le même type de fusée et des capsules similaires, et en procédant au recyclage de ces éléments.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.


Les Etats-Unis réinstaurent leurs sanctions sur le pétrole iranien, dénoncent les actes de Téhéran dans le détroit d'Ormuz

Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
  • Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même
  • Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit.

"Les agissements de l'Iran dans le détroit sont totalement inacceptables aux yeux des Etats-Unis et ne resteront pas impunis", a commenté un responsable gouvernemental américain auprès de l'AFP, sous le couvert de l'anonymat.

Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même.

Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient.

La guerre a été déclenchée fin février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran. La République islamique avait riposté en frappant Israël et des intérêts américains dans les pays du Golfe, mais aussi en bloquant la navigation dans le très stratégique détroit d'Ormuz, ce qui a fait flamber les prix du pétrole, depuis retombés.

Le protocole d'accord prévoyait la reprise du trafic maritime dans le détroit, où plusieurs navires ont récemment subi des attaques.

Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé à Téhéran la responsabilité de deux d'entre elles.

Le document publié mardi par les autorités américaines permet aux transactions conclues après le 21 juin d'être finalisées. La date limite est le 17 juillet.