Une figure de la révolution syrienne transférée dans un camp de réfugiés jordanien

Des enfants font du vélo au camp de réfugiés de Zaatari, dans le nord de la Jordanie. (Photo, AFP)
Des enfants font du vélo au camp de réfugiés de Zaatari, dans le nord de la Jordanie. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 07 mai 2021

Une figure de la révolution syrienne transférée dans un camp de réfugiés jordanien

  • Hasna al-Hariri a été transférée à Azraq après avoir reçu l'ordre des autorités jordaniennes de «cesser ses activités politiques»
  • Agée de 59 ans et originaire de Deraa, berceau du soulèvement de 2011, al-Hariri a perdu trois fils, quatre frères et son mari durant la révolte contre le régime de Damas

AMMAN : Hasna al-Hariri, figure de la révolution syrienne vivant en exil en Jordanie, a été transférée jeudi dans un camp de réfugiés après avoir reçu l'ordre des autorités jordaniennes de « cesser ses activités », selon elle.

« Les services de sécurité jordaniens m'ont annoncé lundi mon transfert à Azraq (un camp de réfugiés, NDLR), avec interdiction d'en sortir », a-t-elle expliqué par téléphone à l'AFP.

Elle a affirmé avoir été transférée avec son fils, sa belle-fille, ses trois petits-enfants et un autre ressortissant syrien vers ce camp du nord-est de la Jordanie, qui abrite 42 500 réfugiés sous haute surveillance.

Ce transfert a été confirmé à l'AFP par une source de sécurité s'exprimant sous couvert d'anonymat, qui n'a pas donné de motif.

La militante a aussi affirmé ignorer les raisons de son transfert et a assuré que ses « activités » en Jordanie « se limitaient à parler à des parents et à des connaissances en Syrie ».

Des internautes ont pris sa défense sur Facebook.

Il y a un mois, Mme Al-Hariri avait indiqué avoir été convoquée par les services de sécurité et sommée de cesser ses activités sous quatorze jours. Une source gouvernementale jordanienne avait qualifié celles-ci d' « illégales », sans autre précision.

La militante avait évoqué sa crainte d'être expulsée vers la Syrie, ce que la source gouvernementale avait démenti.

« La Jordanie ne permettra à personne de violer la loi et de profiter de sa présence en Jordanie pour se livrer à des activités contraires à ses intérêts nationaux et à sa politique de non-ingérence dans les affaires extérieures », avait dit cette source.

Toujours selon cette source, Amman « ne l'a pas obligée à retourner en Syrie mais l'a prévenue à plusieurs reprises d'arrêter des activités illégales qui portent atteinte à la Jordanie ».

Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie, a affirmé à l'AFP que cette affaire n'était « pas liée » aux « activités politiques » de la militante.

Selon lui, Hasna al-Hariri est soupçonnée d'avoir détourné « à son profit » des dons « pour les familles de martyrs en Syrie ou pour l'opposition dans le Sud ».

Mme Hariri a dénoncé de « fausses allégations ». « De qui ai-je pu prendre de l’argent ? De réfugiés syriens ? Ils ont déjà du mal à acheter du pain ».

Agée de 59 ans et originaire de Deraa (sud), berceau du soulèvement de 2011 en Syrie, elle a perdu trois fils, quatre frères et son mari durant la révolte contre le régime de Damas.

Emprisonnée à trois reprises, elle a fini par trouver refuge en 2014 à Irbid, dans le nord de la Jordanie.


Le roi Salmane effectue des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
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RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite est actuellement en train de passer des examens médicaux à l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté vendredi l’Agence de presse saoudienne.

Aucune information supplémentaire n’a été communiquée concernant la nature de la visite du souverain ni les détails de son état de santé. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite annonce un nouveau soutien financier au gouvernement yéménite

Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
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  • Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi
  • Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires

RIYAD: L'ambassadeur saoudien au Yémen et superviseur du programme saoudien pour le développement et la reconstruction du Yémen, Mohammed Al-Jaber, a annoncé que le Royaume, sous les directives de ses dirigeants, a fourni un nouveau soutien au budget du gouvernement yéménite, visant à payer les salaires des employés de l'État dans tous les secteurs.

Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi. Ce paquet comprend la fourniture des dérivés du pétrole nécessaires au fonctionnement des centrales électriques, ce qui contribuera à améliorer le niveau de vie des habitants du Yémen et à alléger leur fardeau quotidien.

Le poste d'Al-Jaber a souligné, en particulier, que tous les salaires des forces militaires et de sécurité liées au comité militaire supérieur lié à la coalition dirigée par l'Arabie saoudite seront payés à partir de dimanche.

Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires en guise de moyen de pression. M. Al-Zubaidi est recherché par le gouvernement yéménite pour haute trahison et corruption.

L'ambassadeur a souligné que ces mesures s'inscrivaient dans le cadre du soutien aux efforts déployés par le gouvernement yéménite pour mettre en œuvre le programme de réforme économique, qui vise à assurer la stabilité financière et économique et à renforcer la capacité de l'État à s'acquitter de ses obligations fondamentales.


Liban: de nouvelles frappes israéliennes ciblent l'est du pays

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
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  • L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban
  • "En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban"

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban, après avoir appelé les habitants de deux zones dans l'est du pays à l'évacuer.

"En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban", a indiqué un communiqué militaire.

Plus tôt, elle avait appelé les habitants des localités de Sohmor et de Machgara, situées l'une à proximité et l'autre dans la plaine de la Bekaa, un fief du Hezbollah, à évacuer la zone avant des frappes ciblant des infrastructures du mouvement chiite libanais.

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer.

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à plus d'un an d'hostilités, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, disant viser le Hezbollah pro-iranien et, de façon moins fréquente, le Hamas.

Le 8 janvier, l'armée libanaise a annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 kilomètres de la frontière avec Israël, conformément à l'accord de cessez-le-feu.

Israël avait jugé que ces efforts constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".

Après les annonces de l'armée libanaise, l'armée israélienne a mené plusieurs frappes dans le sud du Liban, la plupart au nord du Litani, qui ont fait un mort selon les autorités libanaises.

Elle avait alors affirmé cibler un membre du Hezbollah et les infrastructures de la formation libanaise.