ISTANBUL: La Turquie a qualifié mercredi de "mensonge" les accusations de Washington selon lesquelles le président turc Recep Tayyip Erdogan aurait tenu des propos "antisémites", à la suite des frappes d'Israël dans la bande de Gaza.
"Accuser notre président d'antisémitisme procède d'une approche illogique et fausse. C'est un mensonge proféré contre notre président", a tweeté Omer Celik, porte-parole de l'AKP, le parti islamo-conservateur au pouvoir.
L'ambassade d'Israël accuse la télévision chinoise «d'antisémitisme flagrant»
L'ambassade d'Israël en Chine a vivement critiqué "l'antisémitisme flagrant" de la télévision chinoise lors d'un reportage sur le soutien apporté par Washington à l'Etat hébreu.
Dans une vidéo publiée mardi sur Twitter, le service anglophone de la chaine d'info publique chinoise CGTN mettait en avant le "lobby puissant" des Juifs aux Etats-Unis et affirmait que "les Juifs dominent les secteurs de la finance, des médias et de l'internet" dans ce pays.
En réaction, l'ambassade d'Israël en Chine s'est déclarée mardi soir "consternée par l'antisémitisme flagrant exprimé par un média officiel chinois".
"Les affirmations proférées dans la vidéo sont racistes et dangereuses et ne devraient pas être utilisées par un média qui se respecte", a poursuivi l'ambassade sur Twitter.
Pékin a critiqué "l'obstruction" américaine pour faire adopter au Conseil de sécurité de l'ONU une déclaration appelant à la fin des hostilités.
"A cause de l'obstruction d'un pays, le Conseil de sécurité n'a pas été capable de parler d'une seule voix", a déploré dimanche Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères, en demandant à Washington "de prendre ses responsabilités" aux Nations unies.
Mardi, le département d'Etat américain a vivement dénoncé des propos de M. Erdogan jugés "antisémites" et appelé à éviter des "remarques incendiaires qui pourraient inciter à encore plus de violence" au Proche-Orient.
Les Etats-Unis condamnent fermement les récents propos antisémites du président Ergodan à l'égard du peuple juif", a écrit Ned Price, porte-parole du département d'Etat, dans un communiqué.
Le président turc, qui s'est érigé en défenseur de la cause palestinienne, a critiqué lundi avec virulence les dirigeants d'Israël pour les frappes engagées dans la bande de Gaza.
"Ce sont des meurtriers, à tel point qu'ils tuent des enfants âgés de cinq ou six ans", a-t-il dit, ajoutant: "il n'y a que sucer le sang qui les assouvit".
M. Erdogan a accusé les Israéliens de "terrorisme" à l'encontre des Palestiniens et récemment estimé que "c'est dans leur nature".
Lundi, il s'en est également pris au président américain Joe Biden pour son soutien diplomatique à Israël, l'accusant d'avoir "les mains ensanglantées".







