L'AP critiquée pour avoir renvoyé une journaliste pro-Palestine

Emily Wilder, qui est juive, a tweeté 18 fois depuis qu'elle a commencé à travailler à l’AP, le 3 mai. (Photo, Twitter)
Emily Wilder, qui est juive, a tweeté 18 fois depuis qu'elle a commencé à travailler à l’AP, le 3 mai. (Photo, Twitter)
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Publié le Samedi 22 mai 2021

L'AP critiquée pour avoir renvoyé une journaliste pro-Palestine

  • Les tweets comprenaient des captures d'écran des précédents messages Facebook de Wilder, dans lesquels elle critiquait les sionistes, notamment l'Américain Sheldon Adelson
  • Fox News a qualifié l'emploi de Wilder par l'AP de «deuxième problème lié au Moyen-Orient» pour l'agence après le bombardement des bureaux de l'agence de presse à Gaza

LONDRES: L'Associated Press (AP) a fait l'objet de critiques pour avoir licencié jeudi l'associée de presse Emily Wilder pour avoir enfreint les politiques de l'entreprise en matière de médias sociaux.

Cette décision a suscité des réactions négatives de la part des journalistes après qu'il est apparu que Wilder avait été prise pour cible par les médias de droite pour son activisme propalestinien à l'université.

Wilder a confirmé qu'elle avait été «licenciée pour avoir enfreint les politiques de médias sociaux de l'entreprise par rapport à ses valeurs et principes d'actualité entre ma date de début le 3 mai et hier», ajoutant que l'AP n'a pas précisé lequel de ses tweets avait enfreint ces politiques.

Malgré le fait que l'organisation s'abstient généralement de commenter des questions personnelles, un porte-parole de l'AP a confirmé jeudi que Wilder avait été licenciée pour violation de la politique de médias sociaux de l’AP pendant son travail au sein de l'agence.

Les médias conservateurs ont publié cette semaine des articles sur Wilder, qui avait déjà travaillé avec le journal Arizona Republic après avoir obtenu son diplôme de l'Université de Stanford, lorsque les républicains de la même université ont tweeté un fil de discussion mettant en évidence son ancien militantisme.

Les tweets comprenaient des captures d'écran des précédents messages Facebook de Wilder, dans lesquels elle critiquait les sionistes, notamment l'Américain Sheldon Adelson, le défunt milliardaire et partisan de Donald Trump. Le fil de discussion est devenu viral sur tweeter.

Fox News a qualifié l’embauche de Wilder de «deuxième problème lié au Moyen-Orient» pour l’AP après le bombardement des bureaux de l’agence de presse à Gaza.

Wilder, qui est juive, a tweeté 18 fois depuis qu'elle a commencé à travailler chez l’AP.

Son article le plus subjectif portait sur l’objectivité, le 16 mai: «L’objectivité est inconstante lorsque les termes de base que nous utilisons pour rapporter des informations impliquent de façon implicite une revendication», a-t-elle tweeté, ajoutant: « Utiliser "Israël" mais jamais la "Palestine", ou "la guerre" mais pas "le siège et l'occupation" sont des choix politiques, pourtant les médias font ces choix exacts tout le temps sans être considérés comme partiaux».

Les journalistes ont réagi aux nouvelles du licenciement de Wilder par l'indignation et des messages de solidarité. «Je suis avec Emily», a écrit Rebekah Sanders, une journaliste de l'Arizona Republic. «Ses reportages dans notre journal étaient excellents. Annulez votre décision MAINTENANT».

«Je parie que cette personne est sur le point d’obtenir un bien meilleur travail», a tweeté Ben Collins de la NBC. D'autres journalistes ont même souligné que les républicains de l’université Stanford avaient dans le passé invité des orateurs connus pour leurs opinions sexistes et racistes.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.