Interview de Lady Di en 1995: le journaliste de la BBC s'excuse et se défend

La BBC était sous pression le 21 mai 2021 après des critiques sans précédent de la famille royale à propos de son entretien de 1995 avec la princesse Diana, portant atteinte à sa réputation alors qu'elle lutte contre les attaques sur plusieurs fronts. (Photo, AFP)
La BBC était sous pression le 21 mai 2021 après des critiques sans précédent de la famille royale à propos de son entretien de 1995 avec la princesse Diana, portant atteinte à sa réputation alors qu'elle lutte contre les attaques sur plusieurs fronts. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 23 mai 2021

Interview de Lady Di en 1995: le journaliste de la BBC s'excuse et se défend

  • M. Bashir a dit regretter les faux relevés de compte mais souligné qu'ils n'avaient «rien à voir» avec les révélations faites au cours de l'interview
  • Selon William, l'interview avait «alimenté les peurs, la paranoïa et la solitude des dernières années» de la vie de Diana

LONDRES: Le journaliste Martin Bashir, mis en cause pour tromperie après une interview explosive de Lady Diana en 1995, a présenté ses excuses dimanche aux princes William et Harry, mais contesté qu'il ait contribué à nourrir la "paranoïa" de la princesse.

Plus de 25 ans après une interview de Lady Di explosive pour la monarchie britannique, un rapport indépendant a dénoncé jeudi les méthodes "trompeuses" employées par ce journaliste pour l'obtenir, conduisant la BBC à présenter des excuses.

Le frère de Diana, Charles Spencer, avait affirmé que Martin Bashir lui avait montré des relevés de compte - qui se sont révélés faux - prouvant que les services de sécurité payaient deux personnes à la Cour pour espionner sa sœur. C'est ce qui l'avait poussé, selon lui, à présenter le journaliste à Lady Di.

M. Bashir, interrogé par le Sunday Times, s'est dit "profondément désolé" à l'égard des fils de la princesse, Harry et William. "Je n'ai jamais voulu nuire à Diana de quelque manière que ce soit, et je ne crois pas que nous l'ayons fait", a-t-il déclaré au journal.

Selon William, l'interview avait contribué à détériorer davantage la relation entre ses parents et "alimenté les peurs, la paranoïa et la solitude des dernières années" de la vie de Diana.

Harry de son côté était allé jusqu'à dresser un lien entre la mort de sa mère et "l'effet d'entraînement de cette culture d'exploitation et des pratiques contraires à toute éthique". 

Diana était morte dans un accident de voiture à Paris en 1997, à l'âge de 36 ans.

"Je ne crois pas que je puisse être tenu responsable de nombre des choses qui se passaient dans sa vie", a déclaré M. Bashir. "Suggérer que je suis responsable individuellement est déraisonnable et injuste".

L'interview de 1995 avait été regardée par près de 23 millions de téléspectateurs rien qu'au Royaume-Uni.

Dans son rapport, l'ancien juge de la Cour suprême John Dyson a étrillé la BBC pour sa gestion de cette affaire. 

Tony Hall, qui dirigeait la rédaction de la BBC au moment de l'interview a démissionné samedi de ses fonctions de président du musée londonien de la National Gallery.

Sa gestion de l'affaire était critiquée dans le rapport qui soulignait notamment que lors de l'enquête interne menée en 1996, la BBC n'avait pas demandé à Charles Spencer sa version des faits.

Le rapport a provoqué une crise au sein du groupe audiovisuel public qui traîne cette affaire comme un boulet depuis des années. 

"La réputation de la BBC - l'une de nos grandes institutions - a été compromise", a déclaré la ministre de l'Intérieur Priti Patel sur SkyNews dimanche. "Il est temps pour la BBC de réfléchir absolument aux conclusions de ce rapport et de reconstruire cette confiance", a-t-elle ajouté.

Selon SkyNews, Charles Spencer a demandé à la cheffe de la police de Londres d'enquêter de nouveau sur les conditions de l'entretien.

«Trois personnes» dans le mariage

Dans le Sunday Times, M. Bashir a assuré que cette interview avait été conduite selon les conditions posées par Diana, et que tous deux étaient restés très bons amis après.

"Ma famille et moi l'adorions", a-t-il poursuivi, révélant que Diana avait rendu visite à son épouse et à leur enfant nouveau-né à l'hôpital et que la princesse avait organisé une fête d'anniversaire pour un de ses enfants au palais de Kensington.

Il a dit regretter les faux relevés de compte mais souligné qu'ils n'avaient "rien à voir" avec les révélations faites au cours de l'interview.

Diana y avait notamment affirmé qu'il y avait "trois personnes" dans son mariage - en référence à la relation que Charles entretenait avec Camilla Parker Bowles - et reconnaissait entretenir elle-même une liaison.

M. Bashir était peu connu à l'époque mais avait par la suite enchaîné sur une carrière à succès, interviewant notamment Michael Jackson.

La pop star aujourd'hui décédée s'était plainte auprès du régulateur audiovisuel britannique, accusant Martin Bashir d'avoir donné une image déformée de son comportement et de sa conduite en tant que père.

Le journaliste a ensuite travaillé pour la BBC en tant que correspondant en charge de la religion, jusqu'à sa démission la semaine dernière pour raisons de santé, peu avant la remise du rapport Dyson.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.