Abdallah II salue la décision de rouvrir le consulat américain à Jérusalem

Le roi de Jordanie Abdallah II a rencontré le secrétaire d’État américain Antony Blinken à Amman. (Photo, Petra)
Le roi de Jordanie Abdallah II a rencontré le secrétaire d’État américain Antony Blinken à Amman. (Photo, Petra)
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Publié le Jeudi 27 mai 2021

Abdallah II salue la décision de rouvrir le consulat américain à Jérusalem

  • Le roi Abdellah II a affirmé que l'absence de solution politique qui répondent aux droits justes et légitimes des Palestiniens pousse la région vers plus de tension
  • Les déclarations de Blinken marquent une rupture avec la politique américaine sous l'ancien président Donald Trump

AMMAN: Le roi Abdallah II de Jordanie a mis en garde contre la poursuite des violations provocatrices israéliennes à Jérusalem et à la mosquée d’Al-Aqsa. Il a aussi dénoncé les tentatives répétées et illégales de déplacer des résidents palestiniens d’un nombre de quartiers de Jérusalem-Est, en particulier Cheikh Jarrah, et qui ont conduit à la récente escalade des affrontements, selon l'agence de presse officielle Petra.

Lors d'une réunion avec le secrétaire d'État américain Antony Blinken mercredi, le roi Abdallah II a souligné la «nécessité de préserver le statut historique et juridique de Jérusalem et ses valeurs sacrées, à l'abri de tout dommage».

Le monarque affirme par ailleurs que son pays «continuera à faire tous les efforts possibles dans le but de protéger les lieux saints islamiques et chrétiens de la ville sainte», dont le royaume hachémite assure la protection.

Le roi Abdallah II s’est réjoui des dernières décisions de l'administration américaine, notamment celles de rouvrir le consulat palestinien à Jérusalem et de rétablir le soutien à l'Office des secours et des travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine(UNRWA). Il ajoute que ces mesures contribueront à coup sûr, à renforcer la confiance et à faire avancer la voie politique.

À la suite de discussions avec le président palestinien Mahmoud Abbas à son siège en Cisjordanie occupée, Blinken a promis de relancer les relations des États-Unis avec les Palestiniens en rouvrant le consulat à Jérusalem. Il s’est aussi engagé à donner des millions de dollars en aide à la bande de Gaza ravagée par la guerre.

Ces déclarations marquent une rupture avec la politique américaine sous l'ancien président Donald Trump, qui avait fermé la mission diplomatique au nez des Palestiniens en 2019 et réduit l'aide à l'Autorité palestinienne.

Le roi Abdallah a salué le rôle primordial que joue Washington en vue de relancer des négociations sérieuses et efficaces entre les Palestiniens et les Israéliens, trajectoire vers une paix juste et globale fondée sur la solution à deux États.

Le souverain a également exprimé sa gratitude pour les efforts récents des États-Unis afin de mettre fin à l'escalade des tensions dans les territoires palestiniens.

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken s'entretient avec son homologue jordanien Ayman Safadi à Amman. (Photo, Petra)

Le roi a de plus souligné que «l'absence d'une solution politique qui réponde aux droits justes et légitimes des Palestiniens, et qui puisse garantir l'établissement de leur État indépendant, souverain et viable, avec les frontières du 4 juin 1967 et Jérusalem-Est comme capitale, pousse inévitablement la région vers plus de tensions et d’instabilité».

Blinken est arrivé à Amman plus tôt mercredi, une dernière étape dans sa tournée au Moyen-Orient qui vise à consolider le cessez-le-feu négocié par l'Égypte entre Israël et les factions palestiniennes à Gaza. Il a dévoilé au roi de Jordanie que la réouverture du consulat américain à Jérusalem, annoncée mardi, nécessiterait un peu de temps.

Blinken aurait aussi indiqué que le monarque jordanien a joué un rôle déterminant dans la négociation de l'accord qui a mis fin à 11 jours de combats plus tôt ce mois-ci.

Il a ajouté que l'aide a commencé à arriver dans la bande de Gaza, dans le cadre d'une campagne d'aide à la reconstruction dans les zones dévastées de l'enclave contrôlée par le groupe islamiste palestinien, le Hamas.

Blinken rappelle que les États-Unis apprécient grandement le rôle primordial et les efforts de la Jordanie dans le maintien de la sécurité et de la stabilité dans la région.

le prince héritier Hossein ben Abdallah et le ministre des Affaires étrangères Ayman Safadi, ont également assisté à la réunion.

Plus tôt, Blinken et Safadi ont eu des entretiens au cours desquels ils ont souligné la nécessité d'unir tous les efforts afin d'assurer un calme durable, la poursuite du cessez-le-feu et la prévention de toute nouvelle escalade.

Les deux ministres ont en outre souligné l'importance de la relance et de l'acheminement de l'aide humanitaire à Gaza, ainsi que de la coopération et de la coordination dans ces efforts avec l'Autorité palestinienne, l'ONU et l'Égypte ainsi que les partenaires régionaux et internationaux.

Safadi a appelé à la nécessité d'arrêter toutes les mesures et les pratiques israéliennes illégales qui ont déclenché les derniers affrontements, ainsi que d'arrêter les attaques contre la mosquée d’Al-Aqsa et de respecter les droits des habitants du quartier de Cheikh Jarrah.

(Avec Reuters et l’AFP)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Nouvel embrasement au Liban: quatre soldats israéliens tués, « tout le Liban doit brûler» estime Ben Gvir 

Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
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  • "Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé
  • Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI)

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

Il s'agit des bombardements les plus massifs et du bilan le plus lourd depuis l'annonce lundi d'un protocole irano-américain, qui prévoit une cessation des hostilités, y compris au Liban, où s'affrontent Israël et le mouvement islamiste Hezbollah, allié de Téhéran.

"Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé dans un communiqué.

Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI).

D'autres frappes israéliennes ont visé la région de Baalbek dans l'est du pays, relativement épargnée depuis le début du conflit le 2 mars.

De nombreux habitants ont fui le sud après ces raids, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI). Des voitures bondées, avec matelas et effets personnels, ont envahi les routes, quittant la région de Tyr, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Tout le Liban doit brûler" 

L'armée israélienne a affirmé de son côté avoir frappé des infrastructures du Hezbollah en riposte à la mort de ces soldats, dont le char a été touché peu après minuit dans la zone de Kfar Tebnit, près de Nabatiyé.

Les correspondants militaires des médias israéliens évoquent l'impact d'"un missile ou d'un drone".

"Le lieutenant-colonel Dor Gedalia Ben Simhon est tombé au combat" dans le sud du Liban avec "trois autres soldats" dont les noms seront publiés ultérieurement, a précisé l'armée. Elle dénonce les "violations répétées du cessez-le-feu par le Hezbollah", qui "continue de préparer et mener des attaques terroristes contre des soldats israéliens".

"Tout le Liban doit brûler", a réagi de son côté le ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite et allié politique clef du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"Ça suffit le ping-pong. Au Proche-Orient, on ne gagne pas avec des réactions mesurées et de la retenue", a-t-il ajouté. "Il faut être fou, éradiquer. Et vaincre le terrorisme".

"Il faut faire parler le feu (...) Ouvrir les portes de l'enfer", a déclaré sur X son collègue et rival d'extrême droite Bezalel Smotrich, ministre des Finances, sans mentionner explicitement le Liban mais en faisant allusion à la mort des soldats.

Dans une déclaration publiée au petit matin, le groupe pro-iranien a annoncé que ses combattants avaient ciblé les forces israéliennes près des collines d'Ali Taher, qui surplombent la ville de Nabatiyé, par des tirs "de roquettes et d'obus de mortier".

Il avait affirmé dans la nuit avoir détruit trois chars israéliens lors d'affrontements entre ses combattants et une unité de l'armée israélienne dans le sud du Liban.


Netanyahu : l'armée israélienne restera dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire»

Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué
  • Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran

JERUSALEM: Israël restera au Liban "aussi longtemps que nécessaire" a affirmé vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ajoutant que son pays ferait "payer un prix très lourd" au mouvement islamiste Hezbollah, après l'annonce de la mort de quatre soldats en opération.

L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué. "Israël n'acceptera aucune attaque contre nos soldats ou notre territoire", ajoute-t-il.

Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran.

 

 

 


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
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  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".