Grâce à sa contribution aux programmes du HCR, l'Arabie saoudite apporte une aide aux réfugiés

Certains réfugiés sont déplacés depuis plus de quarante ans: ce sont les réfugiés afghans qui vivent au Pakistan et en Iran; les réfugiés palestiniens en Syrie, en Jordanie, au Liban et dans les territoires occupés; les réfugiés somaliens au Kenya. (AP)
Certains réfugiés sont déplacés depuis plus de quarante ans: ce sont les réfugiés afghans qui vivent au Pakistan et en Iran; les réfugiés palestiniens en Syrie, en Jordanie, au Liban et dans les territoires occupés; les réfugiés somaliens au Kenya. (AP)
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Publié le Lundi 31 mai 2021

Grâce à sa contribution aux programmes du HCR, l'Arabie saoudite apporte une aide aux réfugiés

  • L'Arabie saoudite joue un rôle historique dans l'aide aux personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays
  • «Les dons et les contributions apportent un véritable changement dans la vie des gens, et des histoires de réussite, de temps en temps»

DJEDDAH: La dernière décennie a vu le nombre de personnes déplacées presque doubler, passant de 41 millions à 80 millions de personnes. Face à cette situation en perpétuelle expansion, un soutien s'avère indispensable.

En milieu d'année, la pandémie de Covid-19 a plongé les personnes les plus vulnérables du monde dans un contexte encore plus défavorable, elle a rendu plus difficile leurs déplacements déjà éprouvants, la recherche d'un emploi mais aussi leur protection, et celle de leur famille, contre le coronavirus et d'autres dangers.

Les appels à une plus grande solidarité au niveau mondial pour affronter cette crise grandissante ont été entendus. Guidée par les enseignements et la culture de l'islam, l'Arabie saoudite a joué un rôle historique dans le soutien aux personnes démunies, tant dans le Royaume qu'ailleurs: elle a ainsi conclu des partenariats avec des initiatives mondiales et des organismes compétents pour fournir de l'aide.

Le représentant régional du Haut-Commissariat des nations unies pour les réfugiés (HCR) auprès du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Khaled Khalifa, explique à Arab News qu'il est possible d'améliorer la situation grâce à des solutions innovantes et aux efforts concertés et unifiés avec nos partenaires internationaux et régionaux, mais «nous ne pouvons pas le faire seuls».

«Le gouvernement saoudien est un partenaire stratégique du HCR. Notre siège se situe en Arabie saoudite où notre bureau régional opère depuis trente ans et couvre les six pays du CCG», déclare M. Khalifa. «Au cours des dix dernières années, les contributions versées par le gouvernement saoudien ont dépassé les 300 millions de dollars [1 dollar = 0,82 euro].»

Le soutien de l'Arabie saoudite aux réfugiés remonte à plusieurs décennies. Le Royaume est l'un des principaux donateurs des programmes d'aide aux réfugiés, il soutient les programmes du HCR, répond aux urgences et aide les programmes et initiatives de développement sur le long terme. Plus de 300 millions de dollars ont été accordés sur une période de dix ans et les agences ont pu fournir aide et provisions grâce au King Salman Humanitarian Aid and Relief Center (KSrelief).

Parmi les autres contributeurs importants figurent le Fonds saoudien pour le développement (FSD), qui a fait don de plus de 65 millions de dollars depuis sa création en 2010, ainsi que le ministère des Affaires étrangères et le ministère de l'Intérieur.

Selon le HCR, à la fin de 2020, le nombre de réfugiés et de personnes déplacées à l'intérieur de leur pays (PDI) s'élevait à plus de 80 millions dans le monde: 45,7 millions de PDI; 26,3 millions de réfugiés; 4,2 millions de chercheurs d'asile, auxquels s'ajoutent 3,6 millions de Vénézuéliens déplacés à l'étranger. Les conflits internes accentuent ces chiffres.

 

Le gouvernement saoudien a versé plus de 300 millions de dollars au cours des dix dernières années.

Khaled Khalifa, le représentant régional du Haut-Commissariat des nations unies pour les réfugiés auprès des pays du CCG

«Il nous est impossible de répondre seuls aux défis que pose le nombre grandissant de personnes déplacées dans le monde, un nombre qui équivaut à 1 % de la population mondiale. Je sollicite le soutien de nos partenaires des secteurs public et privé», explique M. Khalifa. «Nous avons besoin de tout le soutien possible afin de gérer les dossiers colossaux que nous devons prendre en charge et répondre aux besoins des personnes déplacées. Les solutions innovantes sont plus que jamais nécessaires.»

Grâce au soutien des Organisations non gouvernementales (ONG) et des secteurs public et privé, plus de 17 000 travailleurs humanitaires du HCR sont en mesure d’agir rapidement, en fournissant une assistance aux bénéficiaires, en collectant des données plus précises et en gérant des informations relatives aux bénéficiaires de l'aide. Toutefois, aux contraintes découlant de la hausse incessante du nombre de réfugiés et de personnes déplacées, est venue s'ajouter la pandémie de Covid-19.

Le sort des réfugiés et des personnes déplacées ne tient qu’à un fil. Leur santé continue en effet de faire l'objet de discussions et d'une observation attentive, un an après la survenue de la pandémie de Covid-19, qui a infecté plus de 170 millions de personnes dans le monde et fait plus de 3,5 millions de morts.

En raison du caractère prolongé des déplacements, les gens passent en moyenne de dix-sept à vingt-cinq ans en situation de déplacement. Certains réfugiés le sont depuis plus de quarante ans: ce sont les réfugiés afghans qui vivent au Pakistan et en Iran; les réfugiés palestiniens en Syrie, en Jordanie, au Liban et dans les territoires occupés; les réfugiés somaliens au Kenya. La plupart des réfugiés vivent dans des pays en développement.

Au total, les pays en développement hébergent 86 % des réfugiés et des personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays, dont 67 % proviennent de cinq pays; les Syriens occupent la première place avec 6,6 millions de personnes.

hcr
Dans plusieurs pays du monde, les enfants n'ont pas accès à l'éducation «s'ils résident illégalement dans le pays». (Reuters)

 

Le conflit syrien entame sa 11e année. En 2015, l'Arabie saoudite a accueilli plus de 2,5 millions de Syriens. Le Royaume, qui figure parmi les plus grands prestataires d'aide au profit du peuple syrien, ne les reconnaît pas comme des réfugiés, par souci de garantir leur dignité et leur sécurité. Les Syriens vivant dans le Royaume ont bénéficié du statut de résidents légaux, de soins de santé gratuits, ils fréquentent les écoles et les universités saoudiennes et participent au marché du travail.

Plus de 100 000 étudiants syriens ont en effet été acceptés dans les écoles publiques. Cette décision découle d'un décret royal datant de 2012 qui a ordonné aux écoles publiques de les admettre.

«En dépit de l'importance de l'éducation, les enfants en sont privés dans de nombreux pays du monde s'ils y résident illégalement. Un grand nombre d’enfants que nous prenons en charge sont des mineurs non accompagnés. Certes, nous nous efforçons de répondre à leurs besoins, notamment en leur fournissant un soutien psychosocial, mais cela reste insuffisant. Ils ont besoin d’accéder à une scolarité et à un réel soutien psychosocial, et à bien d'autres services. L'éducation est un droit, mais aussi une mesure qui permet parfois de sauver des vies», précise M. Khalifa.

L'une des plus belles réussites du HCR est le Fonds de la zakat en faveur des réfugiés (Refugee Zakat Fund). Fort d'une expérience de plus de vingt ans dans l'aide humanitaire et le développement, M. Khalifa pilote également les activités de philanthropie islamique menées par cette agence au niveau mondial.

La zakat est un acte de charité ou un impôt collecté auprès des musulmans dont la richesse est égale ou supérieure à un certain seuil. Ils sont appelés à faire don d'une partie de leur fortune, puisée dans des sources spécifiques telles que l'épargne, les actions et autres actifs. Le Fonds de la zakat en faveur des réfugiés permet de financer le programme d'assistance en espèces du HCR: la totalité des fonds récoltés est versée aux familles de réfugiés afin de couvrir les besoins de base que sont la nourriture, le logement, l'eau et les médicaments.

«À titre d’exemple, si vous faites un don de 1 000 dollars, nous verserons 100 dollars pour garantir que la somme sera entièrement perçue. C’est une occasion pour les donateurs de zakat de maximiser la portée de leurs contributions. À ma connaissance, c'est le seul programme au monde pour lequel les Nations unies s'associent à des donateurs individuels et prennent en charge les éventuels charges et frais généraux afin de garantir un impact maximal du programme», souligne M. Khalifa.

Selon lui, ce sont plus d’un million de bénéficiaires dans huit pays qui ont bénéficié des dons du Fonds de la zakat en 2019.

En 2020, les dons du Fonds ont augmenté de 12,5 %, au profit de 2,1 millions de réfugiés et de PDI ayant besoin d'aide dans 13 pays.

«L'assistance financière par “distribution d'argent” est le meilleur moyen de préserver la dignité des réfugiés et des déplacés, elle leur permet de déterminer quels sont leurs besoins car ils sont les mieux placés pour en décider. Certains ont besoin de nourriture, d'autres d'une intervention chirurgicale d'urgence ou de frais de scolarisation à régler. Donner de l'argent aux gens préserve leur dignité et génère en même temps du mouvement sur les marchés locaux; c'est un moyen concret de faire une différence», affirme M. Khalifa.

«Les dons et les contributions apportent un véritable changement dans la vie des gens, et des histoires de réussite, de temps en temps. Cependant, tant que certains pays, dont la Syrie, le Yémen et l'Afghanistan, ne retrouveront pas la paix et que les causes profondes ne seront pas résolues, les réfugiés continueront à se battre. L'espoir est là, mais cela prendra du temps», conclut-il.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier et le président américain évoquent l’escalade régionale lors d’un entretien téléphonique

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a reçu samedi un appel téléphonique du président américain Donald Trump. (SPA/Archives)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane a reçu samedi un appel téléphonique du président américain Donald Trump. (SPA/Archives)
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  • Les États-Unis condamnent les attaques de missiles contre l’Arabie saoudite et réaffirment leur soutien au Royaume

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a reçu samedi un appel téléphonique du président américain Donald Trump, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Trump a exprimé la condamnation par Washington des attaques de missiles flagrantes visant le Royaume, lesquelles ont été interceptées par les défenses aériennes saoudiennes.

Il a affirmé le soutien des États-Unis au Royaume et leur appui à toutes les mesures prises par celui-ci pour faire face à ces violations iraniennes qui compromettent la sécurité et la stabilité de la région, a ajouté la SPA.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran tire des missiles sur les États arabes du Golfe, un mort à Abu Dhabi

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  • Oman appelle toutes les parties à cesser le combat, mettant en garde contre des "conséquences désastreuses"
  • Le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis et la Jordanie, qui ont tous une présence militaire américaine, ont déclaré avoir intercepté les missiles iraniens

DUBAI : Plusieurs États arabes du Golfe ont déclaré avoir été visés par des missiles iraniens samedi après que Téhéran eut promis de riposter aux frappes des États-Unis et d'Israël, provoquant un conflit dans une partie du monde arabe qui s'enorgueillit d'une relative sécurité.

Les médias d'État des Émirats arabes unis ont déclaré qu'une personne avait été tuée à Abou Dhabi, mais n'ont donné aucun détail.

Le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis et la Jordanie, qui ont tous une présence militaire américaine, ont déclaré avoir intercepté les missiles iraniens. "Tous les territoires occupés et les bases criminelles américaines dans la région ont été frappés par les puissants missiles iraniens. Cette opération se poursuivra sans relâche jusqu'à ce que l'ennemi soit vaincu de manière décisive", ont déclaré les Gardiens de la révolution iraniens.

Vrombissements, fumée grise

Bahreïn a confirmé qu'une attaque avait eu lieu sur son territoire et a déclaré qu'un centre de service de la cinquième flotte américaine avait été touché. La vidéo d'un témoin de l'agence Reuters montre un panache de fumée grise s'élevant près de la côte de la petite nation insulaire, tandis que les sirènes retentissent.


Selon cinq témoins, dont deux correspondants de Reuters, de fortes détonations ont été entendues à Abu Dhabi et à Dubaï tout au long de la journée de samedi. Certains habitants ont reçu une alerte téléphonique leur demandant de se réfugier dans le bâtiment sécurisé le plus proche et de s'éloigner des fenêtres en raison de la menace de missiles.

Un témoin a déclaré à Reuters avoir entendu cinq détonations en succession rapide qui ont fait vibrer les fenêtres d'une maison située près de la Corniche d'Abou Dhabi. D'autres témoins dans les régions d'Al-Dhafra et de Bateen ont également entendu de fortes détonations. Samedi après-midi, des avions de chasse ont été aperçus autour de l'île de Yas, à Abu Dhabi.

Les Émirats arabes unis ont réussi à intercepter plusieurs missiles iraniens, a rapporté l'agence de presse nationale WAM.

"Les autorités compétentes du pays se sont également occupées de la chute d'éclats d'obus sur une zone résidentielle de la ville d'Abou Dhabi, qui a provoqué des dégâts matériels et la mort d'une personne de nationalité asiatique", a déclaré WAM.

Les autorités de l'aviation civile des Émirats arabes unis ont annoncé la fermeture temporaire et partielle de l'espace aérien du pays à titre de mesure de précaution exceptionnelle.

Une deuxième vague de frappes iraniennes a ensuite été interceptée, des fragments de missiles tombant sur la capitale Abu Dhabi sans faire de blessés.

"Le ministère de la défense a annoncé que les défenses aériennes des Émirats arabes unis avaient réussi à intercepter une nouvelle vague de missiles iraniens.

"Des fragments des missiles interceptés sont tombés dans différentes zones d'Abou Dhabi, notamment sur l'île de Saadiyat, à Khalifa City, à Bani Yas, à Mohamed bin Zayed City et à Al Falah", a-t-il ajouté, confirmant qu'"il n'y a pas eu de blessés dans ces endroits".

Le ministère de l'économie des Émirats arabes unis a déclaré qu'il détenait des réserves stratégiques de produits de base qui étaient abondants et "sûrs", et a exhorté les citoyens et les résidents à éviter de faire des réserves, a rapporté l'agence de presse nationale WAM.

Des témoins font état d'une explosion et de missiles au-dessus de Dubaï

Des témoins à Dubaï ont entendu une explosion et vu des missiles filer dans le ciel après que l'Iran a lancé une attaque meurtrière contre les Émirats arabes unis samedi.

"C'était une grosse explosion qui a fait trembler les fenêtres", a déclaré à l'AFP un témoin qui a requis l'anonymat, faisant écho à un récit similaire d'un autre habitant de Dubaï.

Une autre habitante a déclaré avoir vu trois missiles se diriger dans le ciel avant de disparaître au loin, les décrivant comme des "boules de feu" suivies d'une traînée de fumée.


La Jordanie défendra ses intérêts "de toutes ses forces" : porte-parole du gouvernement

Le gouvernement jordanien a appelé samedi à l'arrêt de l'escalade militaire au Moyen-Orient mais a déclaré qu'il défendrait les intérêts du royaume "de toutes ses forces", après que les États-Unis et Israël ont lancé des frappes sur l'Iran.

"La Jordanie ne participe pas au conflit dans la région et ne permettra à personne de violer sa souveraineté. Elle défendra ses intérêts de toutes ses forces", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Mohammad Momani, à la chaîne de télévision officielle jordanienne Al-Mamlaka.


"La position de la Jordanie est claire quant à la nécessité d'arrêter l'escalade dans la région", a-t-il ajouté.

Les forces armées jordaniennes ont déclaré avoir réussi à intercepter 13 missiles balistiques depuis samedi matin, dans le cadre d'une opération qui a causé des dégâts mais n'a pas fait de victimes.

"Les forces armées ont engagé 49 drones et missiles balistiques ciblant le territoire jordanien aujourd'hui", a déclaré une source militaire, ajoutant que "13 missiles balistiques ont été interceptés avec succès par les systèmes de défense aérienne jordaniens, tandis que des drones ont été abattus".

Le communiqué précise que "l'opération d'interception a causé des dégâts matériels mais n'a pas fait de victimes".

"Le personnel de la défense civile et de la police a répondu à 12 rapports de chutes d'objets et de débris dans les gouvernorats de la capitale Amman, Zarqa, Jerash, Madaba et Irbid entre ce matin et 14 heures (1100 GMT)", a ajouté le communiqué.

Réponse régionale

Au Qatar, l'armée a déclaré dans un communiqué avoir intercepté des missiles iraniens avant qu'ils n'atteignent le territoire qatari après une "coordination conjointe". Plusieurs vagues successives d'explosions ont été entendues dans la capitale qatarie, Doha.

Après que l'ambassade des États-Unis a lancé un avertissement pour que les habitants de Doha se mettent à l'abri, de nombreux résidents ont poursuivi leurs activités habituelles. Les acheteurs se trouvaient dans les supermarchés, les baigneurs se rendaient au bord de la mer et un bus jaune à impériale rempli de touristes traversait le quartier West Bay de la ville. Plus tard, lorsque le gouvernement a diffusé un avertissement de mise à l'abri sur les téléphones portables, on a vu moins de gens dans les rues et la circulation s'est fluidifiée.

L'armée koweïtienne affirme avoir fait face aux missiles iraniens en fermant l'espace aérien du pays.

Un drone a frappé l'aéroport international du Koweït, selon l'autorité de l'aviation civile, causant des blessures mineures.

"Un drone a visé l'aéroport international du Koweït, causant des blessures légères à un certain nombre d'employés, ainsi que des dommages matériels limités au terminal des passagers", a déclaré l'autorité dans un communiqué.

Le premier ministre libanais, Nawaf Salam, a déclaré que son pays refusait d'être entraîné dans la guerre.

Les autorités craignent que le groupe militant libanais Hezbollah, soutenu par l'Iran, ne s'implique dans le conflit.

Juste avant le début de l'opération, Israël a annoncé qu'il menait des frappes sur les infrastructures du Hezbollah dans le sud du Liban

Les compagnies aériennes internationales ont suspendu leurs vols dans tout le Moyen-Orient, les cartes de vol montrant que l'espace aérien au-dessus de l'Iran était pratiquement vide.

Le médiateur Oman exhorte toutes les parties à "cesser immédiatement les opérations militaires".

Oman a appelé toutes les parties à cesser les combats samedi, mettant en garde contre les "conséquences désastreuses" des attaques lancées par les États-Unis et Israël contre l'Iran, qui a riposté par des tirs de missiles de grande envergure.

Le ministère des affaires étrangères d'Oman, médiateur dans les récents pourparlers entre les États-Unis et l'Iran, a exprimé son "profond regret face aux opérations militaires lancées par Israël et les États-Unis contre la République islamique d'Iran, mettant en garde contre le danger d'une escalade du conflit qui aurait des conséquences désastreuses pour la région".

Oman a déclaré qu'il appelait "toutes les parties à cesser immédiatement les opérations militaires et demandait instamment au Conseil de sécurité des Nations unies de convoquer une réunion d'urgence pour imposer un cessez-le-feu".


Des médias israéliens affirment que le guide suprême iranien Khamenei a été tué

Photo fournie par le bureau du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, le montrant lors d'un rassemblement religieux à Téhéran le 19 février 2026. (AFP/KHAMENEI.IR)
Photo fournie par le bureau du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, le montrant lors d'un rassemblement religieux à Téhéran le 19 février 2026. (AFP/KHAMENEI.IR)
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  • Deux télévisions israéliennes affirment samedi soir que le guide suprême iranien Ali Khamenei a été tué dans l'attaque israélo-américaine
  • "Source israélienne: Khamenei est mort", indique un bandeau de la chaîne 12

JERUSALEM: Deux télévisions israéliennes affirment samedi soir que le guide suprême iranien Ali Khamenei a été tué dans l'attaque israélo-américaine lancée samedi matin sur l'Iran.

"Source israélienne: Khamenei est mort", indique un bandeau de la chaîne 12. "Source israélienne: Ali Khamenei a été éliminé", affiche pour sa part la télévision publique KAN.