Sur les réseaux sociaux marocains des dizaines de fake news ont souvent été à l'origine de mouvements de panique «digitaux»
Des vidéos montrant l'effondrement d'immeubles à Casablanca et à Rabat, de navires renversés sur les quais se sont avérés être des fake news vérifiées par la MAP, l’agence de presse nationale
Au total, 530 écoles et 55 internats ont été endommagés par le tremblement de terre du 8 septembre, qui a fait près de 3.000 morts, selon un bilan officiel
Le violent séisme a profondément marqué les élèves
Le soir du tremblement de terre, le 8 septembre, ce jeune de 24 ans dîne avec sa famille quand leur maison «commence à trembler», dans le village de Tamatert, à une centaine de kilomètres au sud de Marrakech
«Je n'arrive plus à bouger, c'est mon cousin qui m'assiste jour et nuit. Pour le moindre geste, j'ai besoin d'assistance», constate l'homme qui vivait de petits boulots dans la maçonnerie
Le séisme du 8 septembre a fait près de 3 000 morts et plus de 2 900 blessés
Beaucoup de survivants sont restés près de leur village ravagé et se sont réfugiés sous des abris de fortune ou des tentes plus ou moins imperméables, fournies par la Protection civile
En temps de catastrophe, malgré les nombreuses fake news qui circulent sur la Toile, les réseaux sociaux peuvent s’avérer de précieux relais pour de nombreuses associations
Installés dans des camps de fortune depuis le séisme, les habitants des douars s’organisent comme ils le peuvent
L'Etat marocain va « octroyer une aide d'urgence de 30 000 dirhams (environ 2 750 euros) aux ménages concernés» par la catastrophe
D'après le cabinet royal, 140 000 dirhams (environ 12 800 euros) vont être alloués aux « logements totalement effondrés» et 80 000 dirhams (environ 7 300 euros) seront dédiés à la réhabilitation d'habitations partiellement affectées
Mohammed Al Moutawak "ne bougera pas de sa terre", vitale pour ce villageois comme beaucoup d'autres dans cette zone montagneuse du Maroc ravagée par le séisme
"On croyait que les grêlons étaient notre pire ennemi, mais maintenant on en a un autre: le séisme, il a tout +défoncé+", lâche l'agriculteur de 56 ans