Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, en guerre depuis le 7 octobre, ont réaffirmé jeudi leurs conditions divergentes en vue d'une trêve humanitaire
Les services des Nations unies continuent eux d'alerter sur la crise humanitaire dans laquelle s'enfonce la bande de Gaza
Ahmed Aboul Gheit a déclaré que la résolution était un pas dans la bonne direction, mais qu'elle n'atteignait pas l'objectif visé d'un cessez-le-feu total
La catastrophe humanitaire à Gaza nécessite une action sérieuse au-delà des mesures temporaires et partielles, a déclaré Aboul Gheit
Evoquant cette situation tendue dans le sud du pays, le Premier ministre libanais Najib Mikati a affirmé: «la solution existe, c'est l'application des résolutions internationales», dont la 1701
«Nous sommes entièrement prêts à nous engager à leur application, à condition que la partie israélienne s'y engage également et se retire, conformément aux lois et résolutions internationales, des territoires occupés», a-t-il ajouté
Le Conseil de sécurité de l'ONU tentait toujours jeudi de trouver un compromis avant un vote plusieurs fois reporté sur une résolution
Le Conseil, largement critiqué pour son inaction depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, négocie d'arrache-pied depuis plusieurs jours une résolution portée par les Emirats arabes unis
L'ONU prévoit dans son «scénario le plus probable» que d'ici le 7 février «l'ensemble de la population de Gaza» sera en situation de «crise de la faim, ou pire»
«Il s'agit de la proportion la plus élevée de personnes confrontées à des niveaux élevés d'insécurité alimentaire que le système IPC ait jamais déterminé» selon le rapport
Cette agence de l'ONU dit avoir reçu des «informations inquiétantes» concernant la mort de «11 hommes palestiniens non armés» dans la ville de Gaza
Les soldats israéliens «auraient séparé les hommes des femmes et des enfants, puis auraient tiré et tué au moins 11 hommes (...) sous les yeux des membres de leurs familles»