Près de 50 pays dont 17 pays membres du Conseil avaient demandé lundi cette réunion d'urgence pour examiner «les implications de la situation dans la République du Soudan pour les droits de l'Homme»
La session commencera à 11H30 GMT, précise un communiqué de la plus haute instance de l'ONU en matière de droits de l'homme
Plusieurs dizaines de pays ont réclamé lundi une session spéciale du conseil consacrée au Soudan
La lettre à la présidente de la plus haute instance de l'ONU en matière de droits de l'homme, demande que le Conseil examine «les implications de la situation dans la République du Soudan pour les droits de l'homme»
Les manifestations samedi ont coûté la vie à au moins trois manifestants et blessé une centaine
Un responsable du ministère soudanais des Affaires étrangères a par ailleurs exprimé sa «déception» à l'ambassadeur du Royaume-Uni au Soudan après que ce dernier a publié une vidéo condamnant le coup d'Etat
Depuis le putsch mené lundi par le général Burhane qui a coupé net les espoirs d'une transition démocratique au Soudan, au moins huit manifestants ont été tués et plus de 170 blessés par les forces de sécurité
Les nouvelles autorités, cherchant à museler toute opposition au putsch, continuaient d'arrêter vendredi des figures politiques, des militants et même des passants
Lundi, le général Abdel Fattah al-Burhane, désormais seul aux commandes de ce pays pauvre d'Afrique de l'Est miné par les conflits, a dissous le gouvernement censé assurer la transition vers la démocratie et arrêté ministres et hauts responsables civils
« Notre message aux autorités militaires du Soudan est clair: le peuple soudanais doit être autorisé à manifester pacifiquement et le gouvernement de transition dirigé par des civils doit être restauré », a réagi de son côté Joe Biden
Avec des barricades de branchages, de pneus brûlés et de pierres, les manifestants bloquent les avenues de la capitale en pleine "désobéissance civile"
"Les forces de sécurité tentent de démanteler toutes les barricades en tirant des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc", a déclaré à l'AFP un manifestant à Khartoum
«On dirait exactement les forces de sécurité de Béchir», affirme une manifestante, en pensant au général Omar el-Béchir, qui a régné pendant 30 ans sans partage sur le Soudan
Les Etats-Unis, qui avaient retiré seulement fin 2020 le Soudan de leur liste des pays soutenant le «terrorisme», ont suspendu une partie de leur aide au pays et l'Union européenne menace de suivre
A l'étranger, l'Union africaine et la Banque mondiale ont fait monter la pression sur l'armée: la première a suspendu le Soudan de ses institutions et la seconde a cessé son aide
Pourtant, l'armée a tenté de donner des gages en autorisant le retour mardi chez lui à Khartoum du Premier ministre renversé Abdallah Hamdok, détenu après le putsch lundi avec la plupart des civils qui composaient le pouvoir de transition