Le verdict de la CIJ est conforme aux lois et traités internationaux relatifs à la protection des civils innocents, déclare le secrétaire général du CCG
Sans aller jusqu’à ordonner à Israël de mettre fin à ses opérations, comme requis dans la plainte déposée par l’Afrique du Sud, la majorité des 17 membres de la commission de la CIJ a exigé qu’Israël s’efforce de limiter le nombre de morts
Saisie par l'Afrique du Sud, la Cour internationale de Justice (CIJ) a appelé vendredi Israël à empêcher tout acte éventuel de «génocide» à Gaza, une accusation jugée «scandaleuse» par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu
Israël, qui contrôle l'entrée de l'aide internationale dans ce territoire assiégé, doit prendre «des mesures immédiates» pour permettre l'accès à l'aide à Gaza, a déclaré la CIJ, qui ne dispose d'aucun levier pour imposer ses décisions
Les Palestiniens ont qualifié cette décision de «moment charnière» dans le cheminement vers la justice, tandis qu'Israël l'a qualifiée de «scandaleuse»
Toutefois, les experts se demandent pourquoi la CIJ n'a pas appelé à un cessez-le-feu à Gaza, alors qu'elle l'a fait dans les cas de l'Ukraine et du Myanmar
Des sympathisants propalestiniens et certains membres du Conseil dénoncent le report du vote de la résolution sur le cessez-le-feu à Gaza au 31 janvier
«Défendre les droits humains et se remémorer les événements passés n'est pas un acte antisémite», déclare un membre du conseil
Lors de l'attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas sur le sol israélien le 7 octobre, quelque 250 personnes avaient été enlevées et emmenées à Gaza
Une centaine ont été libérées fin novembre durant une trêve en échange de prisonniers palestiniens
Israël accuse le Hamas d'avoir profité de la protection particulière des structures de santé dans les lois de la guerre pour utiliser les hôpitaux afin de mener des attaques, cacher des tunnels et des armes
Les Nations unies ont indiqué jeudi que l'armée israélienne avait ordonné l'évacuation d'un refuge de l'agence de l'ONU, qui abrite des dizaines de milliers de déplacés
L'armée a assuré qu'«aucune demande d'évacuation spécifique» n'avait été communiquée «à l'Unwra ou à ceux qui restent à proximité» du refuge
«Aujourd'hui, Israël se tient face à la communauté internationale, ses crimes contre les Palestiniens exposés au grand jour», a réagi le président sud-africain Cyril Ramaphosa
La plus haute juridiction de l'ONU a également demandé à Israël de permettre l'accès de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza