Pour célébrer l’anniversaire du déclenchement des manifestations anti-régime, le 17 octobre 2019, de nombreux Libanais qui avaient pourtant quitté les rues depuis lors ont tenu à être là
Ils ont marché de la place des Martyrs au port et hurlé leur colère, demandant encore une fois la chute du régime, la fin de la corruption et un État laïque et social
Présidant la messe dominicale au siège patriarcal de Bkerké, le patriarche maronite, le cardinal Béchara Boutros Rahi, a exhorté les dirigeants libanais à cesser d’intervenir dans la composition du gouvernement
« Nul n'est innocent du sang qui coule au Liban » a-t-il martelé, mettant l’accent sur l’aspect collectif de la responsabilité de l’effondrement et de la nécessité de rendre des comptes
Les protestations anti-gouvernementales avaient débuté à l'automne 2019, à Beyrouth en raison d'un projet gouvernemental visant à taxer les appels via l'application Whatsapp
Trois chefs du gouvernement ont démissionné depuis le début du mouvement il y a un an mais les principales personnalités politiques occupent toujours le pouvoir
« La formation d’un gouvernement de mission capable de mettre en œuvre les réformes nécessaires continue à prendre du retard, malgré les engagements réaffirmés par l’ensemble des forces politiques libanaises », a estimé le ministère des AE
Paris est « prête à accompagner le Liban sur la voie des réformes, seule à même de permettre la mobilisation de la communauté internationale »
Des questions ont été soulevées au sujet de la décision unilatérale d’Aoun et du message qu’il envoie à la communauté internationale et au peuple libanais
Les parlementaires craignent qu'Aoun ait reporté les consultations afin de dissuader Hariri de se présenter comme Premier ministre