«Je remercie toutes celles et ceux qui ont été solidaires (...). Le combat pour la paix, la justice, la démocratie continue»
Son cas était devenu un des symboles de la répression contre le monde académique et les milieux prokurdes qui se sont renforcée après une tentative de putsch contre le président Recep Tayyip Erdogan en 2016
Le chef mafieux, condamné par la justice turque, Sedat Peker a fait des déclarations fracassantes à l’égard de certaines personnalités du parti au pouvoir, notamment des allégations de corruption, de trafic de drogue et de dissimulation de meurtre
Les vidéos diffusées sur YouTube, qui ont suscité des millions de vues, ont amené l’opposition à demander la démission du ministre de l’Intérieur, et les procureurs à enquêter sur les allégations de Peker
Allant de la corruption aux assassinats politiques en passant par le trafic de drogue et le viol, les accusations de M. Peker visent le cercle rapproché de M. Erdogan
Après avoir gardé le silence, M. Erdogan, sans citer directement M. Peker, a vigoureusement défendu mercredi son gouvernement et le ministre de l'Intérieur, au cœur des accusations
Les vidéos de Peker ont acquis une si grande notoriété qu'IMDb en a classé tous les «épisodes» dans la catégorie des mini-séries télévisées dans les rubriques «biographie», «crime» et «télé-réalité»
«Lorsque Mumcu a été assassiné, Agar a été le premier à se rendre sur les lieux du crime», affirme Peker
Sedat Peker, figure de la pègre exilée à l'étranger, accuse des membres du gouvernement et du parti au pouvoir AKP de divers crimes et de corruption
Dans la dernière de ces vidéos, Sedat Peker accuse un ancien ministre de l'Intérieur, Mehmet Agar, d'avoir été impliqué dans le meurtre du journaliste d'investigation Ugur Mumcu