Appel à enquêter en Turquie sur des assassinats de journalistes dans les années 90

Mehmet Agar, chef du Parti démocratique turc (DP), prend la parole lors d'un rassemblement à Istanbul le 14 juillet 2007, avant les élections législatives du 22 juillet. (Photo, AFP/ Archive)
Mehmet Agar, chef du Parti démocratique turc (DP), prend la parole lors d'un rassemblement à Istanbul le 14 juillet 2007, avant les élections législatives du 22 juillet. (Photo, AFP/ Archive)
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Publié le Dimanche 23 mai 2021

Appel à enquêter en Turquie sur des assassinats de journalistes dans les années 90

  • Sedat Peker, figure de la pègre exilée à l'étranger, accuse des membres du gouvernement et du parti au pouvoir AKP de divers crimes et de corruption
  • Dans la dernière de ces vidéos, Sedat Peker accuse un ancien ministre de l'Intérieur, Mehmet Agar, d'avoir été impliqué dans le meurtre du journaliste d'investigation Ugur Mumcu

ISTANBUL: Des organisations de défense des droits de la presse ont appelé dimanche les autorités turques à enquêter sur des accusations portées par un parrain de la mafia concernant l'assassinat de plusieurs journalistes dans les années 1990.  

Depuis trois semaines, la Turquie vit au rythme de vidéos publiées sur YouTube par Sedat Peker, figure de la pègre exilée à l'étranger, dans lesquelles il accuse des membres du gouvernement et du parti au pouvoir AKP de divers crimes et de corruption.  

Dans la dernière de ces vidéos, Sedat Peker accuse un ancien ministre de l'Intérieur, Mehmet Agar, d'avoir été le chef de ce qu'il appelle « l'Etat profond » en Turquie et assure qu'il est impliqué dans le meurtre du journaliste d'investigation Ugur Mumcu en 1993.  

Le représentant de Reporters sans frontières (RSF) en Turquie, Erol Onderoglu, a appelé les autorités à enquêter sur des assassinats de journalistes qui avaient été à l'époque « mis sous le tapis ».  

Les interrogations sur « la légitimité ou l'autorité de Peker pour porter ces accusations ne justifient pas le silence.#Impunité », a tweeté le représentant de RSF.  

Ugur Mumcu, qui travaillait pour le quotidien Cumhuriyet, avait été tué à Ankara dans un attentat à l'explosif en démarrant sa voiture. Les responsables n'avaient jamais été retrouvés.  

Ce journaliste était « un homme respectable », selon Sedat Peker. « Pourquoi a-t-il été tué ? Jetez un coup d'oeil à ce qu'il écrivait lorsqu'il a été tué », a-t-il ajouté.   

« Ugur Mumcu écrivait sur la terreur, mais lorsqu'il a abordé la question de savoir qui bénéficiait de cette terreur, il a été éliminé », a expliqué cette figure de la pègre.  

« Qui est arrivé le premier (sur la scène de l'assassinat) ? Le tueur est arrivé le premier », a-t-il ajouté en référence à Mehmet Agar.  

Sedat Peker a également acccusé un ancien lieutenant-colonel, haut gradé des services de renseignement turcs (MIT), Korkut Eken, d'avoir ordonné le meurtre d'un autre journaliste, le Chypriote-turc Kutlu Adali, du journal de gauche Yeni Düzen.   

Il avait été tué par balle devant son domicile en 1996. Les responsables n'avaient pas été davantage retrouvés.  

« Nous voulons une enquête sur les meurtres de #UgurMumcu et #KutluAdali », a tweeté dimanche le Syndicat des journalistes turcs. « Nous exigeons que les suspects soient traduits devant la justice. Nous appelons les procureurs à faire leur devoir ».  

Un journaliste de l'agence de presse étatique turque Anadolu a été limogé vendredi après avoir posé une question sur des accusations embarrassantes portées par Sedat Peker contre le puissant ministre de l'Intérieur Süleyman Soylu.  

Dans l'une de ces vidéos, M. Peker a notamment affirmé que le ministre l'avait protégé et lui avait permis de fuir la Turquie avant d'être arrêté. 


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.