Les Koweïtiens qui souhaitent se rendre au Kazakhstan sont appelés à reporter leurs projets
Des manifestations ont débuté récemment dans le pays après une hausse du prix du carburant et se sont transformées en un vaste mouvement contre le gouvernement
Les violences ont fait plusieurs dizaines de morts parmi les manifestants et les forces de l'ordre et plus d'un millier de blessés, selon les autorités
Environ 2 300 personnes ont été arrêtées en lien avec ces manifestations, rarissimes au Kazakhstan, a indiqué le ministère de l'Intérieur
Un arrêté publié sur le site présidentiel indique que Kassym-Jomart Tokaïev a accepté la démission du gouvernement dirigé par le Premier ministre Askar Mamin
Le vice-Premier ministre Alikhan Smailov assumera le rôle du Premier ministre par intérim jusqu'à la formation d'un nouveau cabinet
Cette manifestation, dans un pays autoritaire où ce type de rassemblement est rare, fait suite à un mouvement de colère qui a éclaté dans plusieurs villes depuis dimanche
Les manifestants protestent contre la hausse des prix du gaz dans un pays riches en pétrole et en gaz, sur fond de crise économique provoquée par la baisse des prix du brut
Les militaires sont seuls aux commandes depuis la démission dimanche du Premier ministre Abdallah Hamdok, un civil, faisant craindre un retour à la dictature
En démissionnant, M. Hamdok a affirmé avoir tenté d'empêcher le pays «de glisser vers la catastrophe» mais qu'il se trouvait désormais à un «carrefour dangereux menaçant sa survie»
Dans un ballet désormais rôdé, les autorités ont d'abord tenté, en vain, de tuer la mobilisation dans l'oeuf en érigeant barrages physiques et virtuels
Khartoum est depuis plusieurs jours coupée de ses banlieues par des containers placés en travers des ponts sur le Nil
Alors que 53 personnes ont été tuées et des centaines blessées depuis le coup d'Etat du général Abdel Fattah al-Burhane le 25 octobre, le pays a connu un nouveau pic de violence jeudi
Avant même qu'ils ne sortent, les forces de sécurité bloquaient les ponts vers les banlieues et les principaux axes de Khartoum
La coupure d'internet a déjà été utilisée durant des semaines après le coup d'Etat, dans un pays sous la férule de l'armée quasiment sans interruption depuis son indépendance il y a 65 ans
Samedi, lors de la dernière manifestation réclamant un pouvoir civil et le retour des "militaires à la caserne", les autorités avaient aussi coupé le téléphone et les ponts reliant la capitale à ses banlieues avec d'imposants containers