«Dans le box, on va se trouver avec des accusés qui ont eu une part extrêmement importante dans les faits. Il ne faut pas se polariser sur le seul Salah Abdeslam»
Les armes, munitions et gilets explosifs des membres du commando de l'EI ont été minutieusement examinés, leur matériel informatique et leurs appels téléphoniques passés au crible
Ces procès «se préparent très longtemps, presque deux ans à l'avance», souligne Régis de Jorna, le chef du «pôle assises» de la cour d'appel de Paris depuis six ans
Six mois ont ainsi été nécessaires à Me Jorna, pour lire chaque cote du dossier des attaques contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher
Salah Abdeslam, 31 ans, est l'unique survivant des commandos des attentats de novembre 2015, qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés à Paris et Saint-Denis
«L'envergure du procès du 13-Novembre est inédite, on ne peut pas y être préparé avant de le vivre. Mais elle maîtrise la matière», souligne Me Lucile Collot, secrétaire de la conférence dans la même promotion
Troisième d'une famille de six enfants, Belge d'origine marocaine, il a grandi à Molenbeek, une commune de l'agglomération bruxelloise, où son père tenait un commerce
Parmi ses amis d'enfance, on retrouve Salah Abdeslam, le seul membre encore en vie des commandos du 13-Novembre, jugé à partir du 8 septembre dans le procès des attentats parisiens