Israël: Netanyahu se défend «d'inciter» ses partisans à la violence

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'un briefing à la base militaire de Hakirya à Tel Aviv,  le 19 mai 2021 (Photo, AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'un briefing à la base militaire de Hakirya à Tel Aviv, le 19 mai 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 06 juin 2021

Israël: Netanyahu se défend «d'inciter» ses partisans à la violence

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'un briefing à la base militaire de Hakirya à Tel Aviv,  le 19 mai 2021 (Photo, AFP)
  • «Je condamne toute incitation à la violence», a-t-il déclaré, qualifiant de tels appels d'«illégitimes» 
  • Benjamin Netanyahu a estimé être la cible d'une campagne «encore plus grave» dirigée contre lui et ses proches

JÉRUSALEM: Le Premier ministre israélien sortant Benjamin Netanyahu, accusé d'intimider les soutiens d'un possible gouvernement de coalition cherchant à l'évincer du pouvoir, s'est défendu dimanche de toute « incitation à la violence », dans un climat politique tendu qui inquiète jusqu'aux services de sécurité locaux. 

Samedi soir, le patron du Shin Bet, le renseignement intérieur israélien, Nadav Argaman, est sorti de son habituelle réserve pour mettre en garde contre « une augmentation des discours incitant à la violence, notamment sur les réseaux sociaux ».  

Il a exhorté les responsables politiques de tous les partis à « appeler clairement à la fin de ces discours », qui peuvent être « compris par certaines personnes ou certains groupes comme un permis pour commettre des violences » pouvant aller jusqu'à entraîner des « blessures mortelles ». 

Une partie de la presse locale a perçu dimanche ce commentaire comme un avertissement au Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu, qui fait actuellement pression sur des députés pour les convaincre d'abandonner leur appui au projet de gouvernement de coalition mené par son rival, le centriste Yaïr Lapid.  

« Il y a une ligne très fragile entre la critique politique et l'incitation à la violence (...) et on ne peut pas dire que, quand la critique vient de droite, c'est de l'incitation à la violence et que, quand elle vient de gauche, c'est une utilisation justifiée de la liberté d'expression », s'est défendu dimanche M. Netanyahu, devant les cadres de son parti, le Likoud. 

« Je condamne toute incitation à la violence », a-t-il ajouté, qualifiant de tels appels d'« illégitimes ». 

M. Netanyahu a estimé être la cible d'une campagne « encore plus grave » dirigée contre lui et ses proches et a qualifié de « gouvernement de gauche dangereux » la coalition hétéroclite formée par M. Lapid avec deux partis de gauche, deux du centre, trois de droite (dont Yamina, droite radicale nationaliste) et la formation arabe islamiste Raam. 

Le vote de confiance du Parlement, dernière étape pour formaliser ce premier gouvernement sans Benjamin Netanyahu depuis plus de 12 ans, pourrait intervenir dès mercredi ou le lundi 14 juin, selon des médias israéliens. 

Ces derniers jours, des soutiens du Premier ministre sortant ont organisé des rassemblements devant les domiciles de plusieurs membres du parti Yamina, dirigé par Naftali Bennett, qui devrait prendre en premier la tête du gouvernement selon les termes d'un accord de partage du pouvoir signé avec Yaïr Lapid. 


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.