Israël: le gouvernement autorise une marche controversée à Jérusalem

Selon la presse israélienne, Netanyahou était à la manœuvre, soutenu par plusieurs membres de son parti, pour maintenir la manifestation (Photo, AFP).
Selon la presse israélienne, Netanyahou était à la manœuvre, soutenu par plusieurs membres de son parti, pour maintenir la manifestation (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 08 juin 2021

Israël: le gouvernement autorise une marche controversée à Jérusalem

  • Cette «marche des drapeaux» à l'appel de plusieurs figures de l'extrême droite nationaliste israélienne, doit rassembler des centaines de personnes dans la Vieille ville de Jérusalem
  • Le Hamas palestinien avait menacé d'une nouvelle escalade si la marche était maintenue.

JERUSALEM: Le gouvernement israélien a autorisé la tenue dans une semaine d'une marche controversée de militants israéliens d'extrême droite à Jérusalem, a indiqué mardi un communiqué du bureau du Premier ministre, Benjamin Netanyahou.

Le Hamas palestinien avait menacé d'une nouvelle escalade si la marche était maintenue.

« La marche aura lieu le mardi 15 juin selon un tracé qui sera déterminé par la police et les organisateurs du défilé », indique un communiqué du bureau du Premier ministre diffusé après une réunion du cabinet de sécurité israélien.

Cette « marche des drapeaux », initialement prévue jeudi à l'appel de plusieurs figures de l'extrême droite nationaliste israélienne, devait rassembler des centaines de personnes dans la Vieille ville de Jérusalem.

Lundi, la marche avait été annulée par les organisateurs, son parcours n'ayant pas été autorisé par la police.

La nouvelle date est fixée deux jours après le vote de confiance du Parlement israélien à la nouvelle coalition gouvernementale anti-Netanyahou.

Selon la presse israélienne, Netanyahou était à la manœuvre, soutenu par plusieurs membres de son parti, pour maintenir la manifestation malgré la réprobation des chefs des services de sécurité.

Lundi, le mouvement islamiste palestinien Hamas a menacé d'une nouvelle escalade si la marche était maintenue.

« Nous mettons en garde l'occupation contre la (possibilité) que la marche des colons s'approche de Jérusalem(-Est) et de l'esplanade des Mosquées », a déclaré mardi Khalil al-Hayya, un ténor du Hamas au pouvoir à Gaza.

Il avait ajouté espérer que la journée ne devienne pas un nouveau 10 mai, en référence au début de l'escalade de violence entre le Hamas et Israël qui avait mené à une guerre de 11 jours le mois dernier.

Les appels se sont multipliés pour interdire cet évènement susceptible de raviver les tensions.

Mardi, l'émissaire de l'ONU pour le Proche-Orient Tor Wennesland a exhorté dans un tweet Israël et le Hamas à s'abstenir de « provocations » et « à faire preuve de retenue » pour permettre de consolider le cessez-le-feu entré en vigueur le 21 mai.   


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.