La Jordanie ferme à nouveau le passage avec la Syrie à cause des problèmes sécuritaires

Cette photo prise en 2015 montre le poste frontalier Jaber avec la Syrie, à quelque 90 kilomètres au nord d'Amman. (Photo, AFP/Archives)
Cette photo prise en 2015 montre le poste frontalier Jaber avec la Syrie, à quelque 90 kilomètres au nord d'Amman. (Photo, AFP/Archives)
Short Url
Publié le Dimanche 01 août 2021

La Jordanie ferme à nouveau le passage avec la Syrie à cause des problèmes sécuritaires

  • Le nombre d'arrivées par le passage frontalier sera augmenté
  • Toutes les nationalités seront autorisées à quitter la Jordanie par le poste frontalier

AMMAN : Le poste frontalier Jaber entre la Jordanie et la Syrie sera temporairement fermé à la circulation des marchandises et des passagers à cause de l'évolution de la situation sécuritaire du côté syrien, a rapporté l'agence de presse Petra, citant une source officielle du ministère de l'Intérieur.

La même source a ajouté que le passage sera rouvert si les «conditions appropriées» sont mises en place.

Le passage frontalier devra fonctionner à pleine capacité à partir du 1er août, après environ 10 ans de fermeture complète et partielle en raison de la montée de la violence en Syrie et de la pandémie de coronavirus.

Le ministre jordanien de l'Intérieur Mazen Al-Faraya a récemment annoncé que le point de passage Jaber-Nasib fonctionnera à pleine capacité une fois tous les arrangements techniques et administratifs conclus avec la partie syrienne seront mises en œuvre.

Al-Faraya a souligné que la décision intervenait après les directives du Premier ministre Bishr Khasawneh à la suite de sa visite sur le terrain au point de passage le 8 juillet.

Le ministre a ajouté qu'un ensemble de nouvelles mesures seront mises en œuvre au poste frontalier situé à environ 90 kilomètres au nord d'Amman dans le but d’augmenter le trafic de passagers et de fret entre la Jordanie et la Syrie, notamment l'annulation du protocole d'expédition consécutive.

«Cela signifie que les camions syriens continueront leur chemin vers l'Arabie saoudite et d'autres pays arabes du Golfe sans avoir besoin d'un transitaire jordanien», a-t-il souligné.

Al-Faraya a ajouté que le nombre d'arrivées par le poste frontalier sera augmenté et que toutes les nationalités seront autorisées à quitter la Jordanie par ce passage sans l'approbation préalable du ministère de l'Intérieur.

En avril 2015, la Jordanie a complètement fermé son poste frontalier avec la Syrie à cause de l'escalade de la violence dans la ville frontalière syrienne de Nasib, qui, à l'époque, aurait été prise par les rebelles syriens et les combattants du Front Al-Nosra affilié à Al-Qaïda. 

Au moment où les forces gouvernementales syriennes reprenaient les régions du sud et hissaient le drapeau rouge, blanc et noir du pays au-dessus de Nasib, la Jordanie a rouvert le passage avec la Syrie en octobre 2018, mais seulement en partie, et pour un nombre limité de passagers et de fret.

Suite aux craintes que le passage ne devienne un point chaud du coronavirus, les autorités jordaniennes ont fermé la seule porte d'entrée du pays en Syrie en août 2020 pour la rouvrir peu de temps après, mais aussi à une capacité limitée.

Le passage de Nasib est le seul passage fonctionnel entre la Jordanie et la Syrie et est considéré comme une artère économique vitale pour les commerçants jordaniens, syriens et libanais.

L'analyste stratégique Amer Sabaileh a expliqué que «le rapprochement» de la Jordanie  avec la Syrie est liée à la frustration d'Amman face à l'inaction de la communauté internationale sur la Syrie et à son échec à résoudre la crise en cours.

«Après 10 ans de crise, personne ne propose de solutions au conflit syrien et cela met plus de pression sur la Jordanie pour qu'elle commence au moins à explorer de nouvelles opportunités pour mettre fin à cette crise, car elle est la plus touchée par ses conséquences actuelles, qu'elles soient économiques, sécuritaires ou sociales», a déclaré Sabaileh à Arab News.

La Jordanie abrite environ 650 000 réfugiés syriens enregistrés, selon le HCR.

Lorsqu'on lui a demandé si l'activisme émergent de la Jordanie pour la Syrie avait été approuvé par les États-Unis à la suite de la visite du roi Abdallah II à Washington, Sabaileh a precisé : «Ces tentatives ont eu lieu avant sa visite aux États-Unis, mais l'activisme est devenu plus évident après son retour. S'il n'y a pas eu de feu vert des États-Unis, au moins il n'y a pas eu de rejet».

Le commentateur politique Shaqfiq Obeidat a salué la décision de la Jordanie de rouvrir le passage frontalier avec la Syrie comme étant «sage et historique» et illustre les «liens fraternels» entre Amman et Damas.

Obeidat a soutenu que la réouverture du poste frontalier Jaber avec la Syrie était conforme à la «position inchangée» de la Jordanie sur la Syrie qui, a-t-il clarifié, avait toujours été de promouvoir une solution politique globale au conflit en cours dans ce pays.

Décrivant la Syrie comme «la porte d'entrée nord de la Jordanie» vers le monde, Obeidat a insisté que la réouverture du poste frontière à pleine capacité générera des contributions «illimitées» à l'amélioration du commerce bilatéral et à l'augmentation des exportations jordaniennes vers la Syrie, le Liban et l'Europe de l'Est.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un incendie se déclare dans une église de Minya quelques jours après l'incendie d'une église au Caire

 Quatre ambulances ont été envoyées sur les lieux d'un incendie qui s'est déclaré mardi dans l'église Anba Bishoy, dans le gouvernorat égyptien de Minya, a indiqué le ministère de la Santé. (@_Elshiekh_Mina)
Quatre ambulances ont été envoyées sur les lieux d'un incendie qui s'est déclaré mardi dans l'église Anba Bishoy, dans le gouvernorat égyptien de Minya, a indiqué le ministère de la Santé. (@_Elshiekh_Mina)
Short Url
  • Une personne a été soignée sur place pour asphyxie, mais n'a pas eu besoin d'être hospitalisée
  • Abdel Ghaffar a affirmé que les ambulances continueraient d'être stationnées sur les lieux jusqu'à ce que la zone soit jugée sûre

LE CAIRE: Quatre ambulances ont été envoyées sur les lieux d'un incendie qui s'est déclaré mardi dans une église du gouvernorat égyptien de Minya, a indiqué le ministère de la Santé.

L'incendie de l'église Anba Bishoy survient deux jours après qu'un incendie a ravagé dimanche l'église copte Abou Sefein, dans le quartier d'Imbabah au Caire, tuant 41 personnes.

Le porte-parole du ministère de la Santé et de la Population, Hossam Abdel Ghaffar, a déclaré que bien que l'incendie n'ait fait aucun mort, une personne a été soignée sur place pour asphyxie, mais n'a pas nécessité d'hospitalisation.

Abdel Ghaffar a précisé que des ambulances continueraient d'être stationnées sur les lieux jusqu'à ce que la zone soit jugée sûre, en cas de développements ultérieurs. Il a ajouté que les ambulances étaient arrivées sur les lieux de l'incendie à 14h30, soit six minutes après que l’alerte a été donnée.

Le porte-parole a déclaré que le ministre de la Santé et de la Population, Khaled Abdel Ghaffar, suivait l'incident de près, et avait demandé aux hôpitaux de la région d'augmenter leur niveau de préparation.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Irak: après un nouvel appel à manifester, Moqtada Sadr se rétracte

Des membres des forces de sécurité prennent des photos alors que des partisans du Cadre de coordination pro-iranien installent des tentes sur un pont menant à la Zone verte de la capitale Bagdad, le 13 août 2022. (AFP)
Des membres des forces de sécurité prennent des photos alors que des partisans du Cadre de coordination pro-iranien installent des tentes sur un pont menant à la Zone verte de la capitale Bagdad, le 13 août 2022. (AFP)
Short Url
  • D'un côté, Moqtada Sadr veut dissoudre le Parlement et organiser des législatives anticipées
  • De l'autre, les factions chiites proIran du Cadre de coordination veulent poser leurs conditions à cet hypothétique scrutin et exigent au préalable un gouvernement de transition

BAGDAD: L'influent leader chiite irakien Moqtada Sadr qui a appelé ses partisans à rallier Bagdad pour une manifestation massive, a fait marche arrière mardi en reportant sine die le rassemblement par crainte de violences.

L'annonce intervient alors que les discussions se poursuivent en coulisse pour sortir le pays de la crise: depuis fin juillet les deux grands pôles du chiisme politique enchaînent joutes verbales et surenchères, sans toutefois laisser la situation basculer dans la violence.

D'un côté, Moqtada Sadr veut dissoudre le Parlement et organiser des législatives anticipées. De l'autre, les factions chiites proIran du Cadre de coordination veulent poser leurs conditions à cet hypothétique scrutin et exigent au préalable un gouvernement de transition.

M. Sadr, dont les partisans occupent depuis plus de deux semaines les abords du Parlement, avait appelé à une "manifestation d'un million" de personnes samedi dans la capitale irakienne.

"Si vous pariez sur une guerre civile, je mise sur la préservation de la paix sociale. Le sang des Irakiens est plus précieux que toute autre chose", a lancé sur Twitter M. Sadr, annonçant "le report sine die de la manifestation de samedi".

Lundi soir, un comité organisant les manifestations de soutien au Cadre de coordination avait lui aussi annoncé de nouveaux rassemblements, sans en préciser la date.

Depuis le 12 août, les partisans de cette coalition, qui englobe les anciens paramilitaires du Hachd al-Chaabi et l'ex-Premier ministre Nouri al-Maliki, ennemi historique de M. Sadr, campent sur une avenue de Bagdad.

A ce jour la situation n'a pas dégénéré, mais les tentatives de médiation entre les deux bords n'ont pas abouti.

Dirigeant d'une faction du Hachd, Hadi al-Ameri a multiplié les appels au calme et au dialogue. Ces derniers jours il a enchaîné les rencontres avec les principaux responsables politiques du pays, notamment avec des alliés de M. Sadr. Il s'est entretenu avec le chef du Parlement, Mohamed al-Halboussi, et les dirigeants des deux grands partis kurdes historiques.

L'impasse actuelle a débuté quand le Courant sadriste a refusé fin juillet une candidature au poste de Premier ministre présentée par le Cadre de coordination.

Depuis les dernières législatives d'octobre 2021, le pays attend toujours la désignation d'un nouveau chef du gouvernement et la nomination d'un nouveau président.

Mardi, le ministre des Finances Ali Allawi, membre du gouvernement en charge d'expédier les affaires courantes, a présenté sa démission en Conseil des ministres, selon l'agence de presse étatique INA.


Maroc: trois pompiers meurent dans un feu de forêt présumé criminel

L'incendie a provoqué jusqu'à présent la destruction d'environ 90 hectares de couvert forestier, selon les premières estimations. (Photo, AFP)
L'incendie a provoqué jusqu'à présent la destruction d'environ 90 hectares de couvert forestier, selon les premières estimations. (Photo, AFP)
Short Url
  • Les cinq pompiers se trouvaient à bord de leur véhicule qui a chuté dans un ravin alors qu'ils luttaient contre les flammes
  • Quatre hommes soupçonnés d'avoir déclenché cet incendie ont été interpellés et remis à la police judiciaire avant d'être déférés devant la justice

RABAT: Trois pompiers ont trouvé la mort et deux autres ont été grièvement blessés lundi soir lors d'un incendie dans une forêt du nord du Maroc qui, selon une enquête préliminaire, est d'origine humaine, ont indiqué mardi à l'AFP les autorités locales.

Les cinq pompiers se trouvaient à bord de leur véhicule qui a chuté dans un ravin alors qu'ils luttaient contre les flammes, ont-elles ajouté.

Quatre hommes soupçonnés d'avoir déclenché cet incendie ont été interpellés et remis à la police judiciaire avant d'être déférés devant la justice, ont précisé les autorités de la province de M'diq-Fnideq, près du port de Tanger.

L'incendie a provoqué jusqu'à présent la destruction d'environ 90 hectares de couvert forestier, selon les premières estimations.

Les services anti-incendie, y compris des bombardiers d'eau Canadair, étaient toujours mobilisés mardi pour tenter de maîtriser le sinistre et empêcher qu'il ne se propage à des zones habitées.

Le mois dernier, des feux de forêt dans le nord du royaume avaient fait quatre morts.

Fin juillet, un villageois a été mis en examen pour incendie involontaire dans la province de Larache, la région la plus touchée par les incendies.

Selon le ministère de l'Agriculture, plus de 10.000 hectares ont été touchés par les feux de forêts dans plusieurs régions septentrionales du Maroc depuis le début de l'été.

Comme le sud de l'Europe occidentale, le Maroc a été frappé par des températures caniculaires, dans un contexte de sécheresse hors norme et de stress hydrique.