Maroc : nouvelle condamnation pour le journaliste Omar Radi

Il fut arrêté après la publication d'un rapport d'Amnesty International affirmant que son téléphone a été «piraté» par les autorités marocaines via le logiciel Pegasus de la firme israélienne NSO. (Photo, AFP)
Il fut arrêté après la publication d'un rapport d'Amnesty International affirmant que son téléphone a été «piraté» par les autorités marocaines via le logiciel Pegasus de la firme israélienne NSO. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 06 août 2021

Maroc : nouvelle condamnation pour le journaliste Omar Radi

  • Il y a plus de deux semaines, Radi, défenseur des droits humains de 35 ans, a été condamné à six ans de prison ferme pour «viol» et «espionnage»
  • Radi a toujours affirmé être poursuivi en raison de ses écrits et opinions critiques alors que les autorités marocaines assurent que son procès «n'a rien à voir avec son travail journalistique»

RABAT : La justice marocaine a condamné jeudi le journaliste Omar Radi à trois mois de prison avec sursis pour "ivresse publique", alors qu'il purge une peine de six ans dans une double affaire d'"espionnage" et de "viol", selon sa défense.

Un autre journaliste Imad Stitou a écopé de la même peine, "sans qu'aucune des parties ne soit auditionnée" par un juge du tribunal de première instance de Casablanca, a précisé  Me Miloud Kandil. 

Les deux avaient été interpellés puis relâchés en juillet 2020 après une altercation avec deux journalistes de la web télévision Chouf TV qui les filmaient à la sortie d'un bar de Casablanca. 

A l'époque, le journaliste et militant Omar Radi se disait "harcelé" par des médias réputés proches des milieux sécuritaires dont Chouf TV. 

Une centaine de journalistes avaient signé une pétition condamnant les "médias de diffamation" qui calomnient des "voix critiques" comme Omar Radi.

Les deux journalistes de Chouf TV ont été condamnés à deux mois de prison avec sursis pour "l'enregistrement de vidéos d'une personne sans son consentement", d'après l'avocat. 

Il y a plus de deux semaines, M. Radi, défenseur des droits humains de 35 ans, a été condamné à six ans de prison ferme pour "viol" et "espionnage". 

Imad Stitou a, quant à lui, écopé d'un an de prison dont six mois ferme dans l'affaire de viol. Il avait d'abord été présenté comme l'unique témoin à décharge avant d'être poursuivi en état de liberté.

M. Radi a toujours affirmé être poursuivi en raison de ses écrits et opinions critiques alors que les autorités marocaines assurent que son procès "n'a rien à voir avec son travail journalistique". 

Il fut arrêté après la publication d'un rapport d'Amnesty International affirmant que son téléphone a été "piraté" par les autorités marocaines via le logiciel Pegasus de la firme israélienne NSO. Rabat a toujours démenti. 

Récemment, le nom de M. Radi figurait à nouveau sur une liste de journalistes et personnalités potentiellement ciblées par Pegasus, selon une enquête publiée par un consortium de médias internationaux.

Le Maroc a catégoriquement réfuté les "allégations mensongères" de l'enquête et a enclenché des procédures judiciaires pour "diffamation".


Deux militaires des Émirats arabes unis tués, l'Iran poursuit ses frappes dans le Golfe

Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
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  • De fortes explosions ont été entendues à Doha
  • Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques.

DUBAI : Les défenses aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis ont intercepté des missiles et des drones lundi, alors que le conflit avec l'Iran continue de se propager dans le Golfe, les autorités des deux pays faisant état d'explosions et d'interceptions aériennes.

Les Émirats arabes unis ont déclaré que deux membres des forces armées ont été tués à la suite du crash d'un hélicoptère dû à une défaillance technique alors qu'ils exerçaient leurs fonctions dans le pays lundi.

Le ministère de la défense a présenté "ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles".

Le ministère de la défense du Qatar a indiqué que les forces armées avaient intercepté une attaque au missile.

Des témoins de l'agence Reuters et des journalistes de l'AFP ont également rapporté avoir entendu de fortes explosions à Doha.

Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques, dont 12 ont été détruits, tandis que 3 missiles sont tombés en mer.

Au total, 18 drones ont également été détectés, dont 17 ont été interceptés, tandis qu'un autre est tombé à l'intérieur du territoire national.

Depuis le début de la guerre, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 233 des 253 missiles balistiques, 1 359 des 1 440 drones et détruit 8 missiles de croisière.

Ces attaques ont fait 4 morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 117 personnes ont été légèrement blessées.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.