Comment l'Iran se sert des détenus occidentaux pour arracher des concessions diplomatiques

Le régime iranien est réputé pour les prises d'otages, comme celles qu’il a perpétrées à l'ambassade des États-Unis à Téhéran en 1979. (Getty Images)
Le régime iranien est réputé pour les prises d'otages, comme celles qu’il a perpétrées à l'ambassade des États-Unis à Téhéran en 1979. (Getty Images)
La Britannico-Iranienne Nazanin Zaghari-Ratcliffe, dont la famille apparaît sur cette photo, vit actuellement dans la maison de ses parents à Téhéran après avoir été libérée sous caution. (AFP)
La Britannico-Iranienne Nazanin Zaghari-Ratcliffe, dont la famille apparaît sur cette photo, vit actuellement dans la maison de ses parents à Téhéran après avoir été libérée sous caution. (AFP)
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Publié le Mercredi 18 août 2021

Comment l'Iran se sert des détenus occidentaux pour arracher des concessions diplomatiques

  • Les États-Unis ont beau chercher à dissocier les deux questions, la détention de prisonniers par Téhéran est pourtant imbriquée dans le dossier nucléaire
  • L'échange d'otages contre des fonds ne fait qu'inciter l'Iran à s'engager dans de nouvelles prises d'otages, préviennent les experts

WASHINGTON, D.C.: Plus d'une dizaine de citoyens occidentaux sont détenus en Iran. Cette pratique est perçue par de nombreuses personnes comme une stratégie pour obtenir des concessions de la part de l'Occident.

De nombreux otages occidentaux racontent les violences physiques et psychologiques qu’ils ont subies et révèlent qu’ils se sont vu refuser un traitement médical pendant leur détention dans la tristement célèbre prison iranienne d'Evin. Un ancien otage australien confie ainsi: «Chaque jour apporte son lot de souffrances».

Lors des pourparlers de Vienne pour relancer l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, officiellement connu sous le nom de «Plan d'action global conjoint» (PAGC), les négociateurs iraniens ont tenté de se servir des citoyens occidentaux incarcérés dans les prisons du régime iranien comme une monnaie d'échange.

Des diplomates britanniques, français et allemands (qui forment un groupe du nom d’«E3»), ainsi que leurs homologues américains, négocieraient la libération des otages en contrepartie de la remise d'Iraniens détenus dans des prisons occidentales, d'un allègement des sanctions et du déblocage de milliards de dollars d'actifs gelés.

Kylie Moore-Gilbert, une universitaire australo-britannique détenue par l'Iran pour espionnage, a été libérée en 2020 en échange de trois Iraniens condamnés à la suite des attentats de 2012 à Bangkok. (AP)

 

Il est établi que l'Iran détient quatre Américains. Parmi eux figure Siamak Namazi, arrêté par le puissant Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) au mois d’octobre 2015 alors qu'il effectuait une visite d'affaires dans le pays.

Son père, Mohammed Bagher Namazi, a lui aussi été détenu, au mois de février 2016, lorsqu'il s’est rendu en Iran pour rendre visite à son fils incarcéré. En octobre 2016, les deux hommes ont été inculpés et condamnés à dix ans de prison et à une amende de 4,8 millions de dollars (1 dollar = 0,85 euro) pour «connivence avec un État ennemi».

C'est au mois d’avril 2018 qu'Emad Shargi, un homme d'affaires américain de 56 ans, a été emprisonné pour la première fois en Iran pour espionnage. S’il a été libéré sous caution en décembre de la même année, les autorités iraniennes lui ont néanmoins interdit de quitter le pays. Il a donc été de nouveau arrêté en novembre 2020 et renvoyé à la prison d'Evin.

Morad Tahbaz est un homme d'affaires et écologiste irano-américain qui a également la citoyenneté britannique. Il a été arrêté en janvier 2018 et condamné en novembre 2019 à dix ans de prison pour avoir entretenu des «contacts avec le gouvernement américain ennemi». Il est aujourd'hui détenu à la prison d'Evin, où il semble être privé de soins médicaux.

Au moins un otage américain serait mort en détention en Iran. Il s'agit de Robert Levinson, agent spécial du FBI à la retraite, qui a mystérieusement disparu de l'île iranienne de Kich au mois de mars 2007.

Des photos qui prouvent son incarcération sont apparues en 2011. Étant donné son âge, sa santé et la durée de sa détention, les autorités américaines estiment qu'il est probablement mort en prison.

Les Américains ne sont pas les seuls à être visés. Le touriste français Benjamin Brière est détenu en Iran depuis plus d’un an pour espionnage et «propagande contre le régime». Il avait été arrêté pour avoir piloté un drone à proximité de la frontière entre l'Iran et le Turkménistan et pour avoir exprimé des commentaires sur les réseaux sociaux.

Fariba Adelkhah, anthropologue franco-iranienne et chercheuse à Sciences Po, a été détenue au mois de juin 2019. Elle n'a pas été autorisée à faire appel au consulat de France du fait que l'Iran ne reconnaît pas la double nationalité.

En mai 2020, Mme Adelkhah a été condamnée à cinq ans de prison pour conspiration contre la sécurité nationale, et à un an de prison pour avoir fait de la propagande contre l'État.

Nazanin Zaghari-Ratcliffe possède elle aussi la double nationalité: elle est britannico-iranienne. Elle réside actuellement chez ses parents à Téhéran. Libérée sous caution et dans l'attente d'un appel, elle avait été condamnée pour avoir porté atteinte à l'État iranien en prenant part à une manifestation devant l'ambassade d'Iran à Londres en 2009.

Mme Zaghari-Ratcliffe a été arrêtée pour la première fois en Iran en 2016. Condamnée à cinq ans de prison pour espionnage, elle a déjà purgé cette peine. Si son appel est rejeté, elle risque une année supplémentaire de prison et il lui sera interdit de quitter le pays pour une durée de douze mois.

Washington et les pays de l'E3 ont beau chercher à séparer les deux problématiques, les experts soutiennent que la question des otages occidentaux détenus par Téhéran est étroitement liée au dossier du nucléaire.

 

Un ancien otage australien confie: «Chaque jour apporte son lot de souffrances».

Dans un entretien accordé à Arab News, Jason Brodsky, analyste principal pour le Moyen-Orient et ancien directeur politique de l’association United Against Nuclear Iran («Unis contre l'Iran nucléaire») explique que «même si les deux parties, Washington et Téhéran, ont souligné à plusieurs reprises que les négociations relatives à la libération des otages américains ne sont pas liées, en théorie, aux négociations sur le nucléaire, dans les faits, les deux volets sont interconnectés».

«Du point de vue des États-Unis, l'administration Biden rencontrera des ennuis politiques si elle décide de relancer l'accord sur le nucléaire avec Téhéran sans faire de progrès sur le sort des citoyens américains qui agonisent dans les prisons iraniennes», indique-t-il.

«Téhéran utilise ces binationaux et ces étrangers comme un moyen de pression pour amener les États-Unis et l'Europe à faire davantage de concessions au profit de la République islamique lors des négociations sur de nombreux dossiers», ajoute l’analyste.

En effet, l'Iran a libéré cinq otages américains dans le cadre d'un accord d'échange d’otages conclu en 2016. En contrepartie, près de 2 milliards de dollars d'actifs gelés ont été débloqués et sept agents iraniens ont été libérés après avoir été condamnés par des tribunaux américains.

Xiyue Wang, qui a été détenu en Iran de 2016 à 2019 alors qu'il y effectuait des recherches universitaires, dénonce la stratégie de l'administration Obama. «L'échange de prisonniers mené par Obama en 2016, contre le déblocage de 1,7 milliard de dollars d'actifs gelés en Iran et la libération de prisonniers iraniens des prisons américaines, a encouragé le régime iranien à poursuivre sa stratégie de prise  d’otages», déclare-t-il à Arab News.

«Les interrogateurs du ministère du Renseignement se targuaient de m'avoir capturé parce qu'ils cherchaient à contraindre l'Amérique à libérer davantage de prisonniers et de biens iraniens», ajoute-t-il.

Les experts soutiennent que la question des otages occidentaux détenus par Téhéran est étroitement liée au dossier du nucléaire. (AFP)

«En revanche, l'administration Trump a libéré, par la pression et les compromis tactiques, deux Américains (dont moi) et un résident américain permanent, selon le principe du “un contre un” et sans que de l'argent n'entre en jeu», explique Xiyue Wang.

«Plusieurs anciens fonctionnaires du département d'État m'ont dit avoir obtenu la libération d'un plus grand nombre d'otages américains. Mais, lorsque Trump a perdu les élections, les Iraniens ont renoncé à l'échange et ils ont préféré négocier avec l'administration Biden à ce sujet», poursuit l’ancien otage.

La tentative d'enlèvement de Masih Alinejad, citoyenne américaine, activiste et journaliste de premier plan, a récemment montré les risques que Téhéran était prêt à prendre pour s'emparer d'autres otages occidentaux.

«Les États-Unis et les pays de l'E3 ont tous des citoyens qui sont pris au piège en Iran. Ils devraient prendre la tête d'un cadre multilatéral destiné à faire payer plus cher à l'Iran le prix de ses pratiques», déclare Brodsky à Arab News.

«À ce jour, les efforts déployés sont pour la plupart fragmentés et bilatéraux dans la mesure où Téhéran conclut des accords avec chaque pays séparément. S'unir pour refuser les rencontres individuelles avec des diplomates iraniens, isoler Téhéran au sein des organisations internationales, et entreprendre des actions de ce type jusqu'à la libération des otages: voilà ce qui pourrait infléchir la position de l'Iran», explique-t-il.

Robert Levinson, agent spécial du FBI à la retraite, serait mort en détention en Iran. (AFP)

«L'échange d'otages contre le déblocage de fonds ne fait qu'encourager les Iraniens à multiplier les prises d'otages. Cette pratique est donc à éviter», préconise Brodsky.

Richard Ratcliffe, le mari de l'otage irano-britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe, partage cet avis. Récemment, il a informé le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab, que le calvaire de sa femme se poursuivrait sans doute «à moins que le Royaume-Uni et la communauté internationale n'adoptent une position bien plus ferme contre la prise d'otages par l'Iran et ne qualifient cette pratique de “crime”».

En veillant à détenir au moins quelques citoyens occidentaux, l'Iran a obtenu un avantage considérable sur le long terme. Autrement dit, les échanges de prisonniers ou les accords «argent contre otages» n'ont pas anéanti le goût du régime pour les fausses accusations d'espionnage qu’elle porte contre des étrangers.

Par ailleurs, cette pratique a permis à l'Iran de payer moins cher son approbation des attaques terroristes à l'étranger. L'Iran se sert de ce levier pour faire libérer un grand nombre de ses agents capturés après des attaques terroristes qu'ils ont perpétrées à l'étranger.

Kylie Moore-Gilbert, une universitaire australo-britannique détenue par l'Iran pour espionnage, a été libérée en 2020 en échange de trois Iraniens condamnés à la suite des attentats de 2012 à Bangkok, une tentative qui visait des diplomates israéliens.

Zaghari-Ratcliffe a été arrêtée pour la première fois en Iran en 2016. (AFP)

«Dans la mesure où l'Iran détient de façon régulière des personnes qui disposent d’une double nationalité originaires de l'Occident, il incombe à ce dernier de réagir et d'adopter une position collective», indique à Arab News Ali Fathollah-Nejad, un politologue germano-iranien.

«Les États-Unis et l'Union européenne doivent faire savoir que de telles détentions à but politique entraînent des conséquences politiques immédiates. Parmi ces actions figurent des sanctions ciblées contre les autorités iraniennes visant également leurs avoirs à l'étranger, la restriction de la liberté de mouvement de leurs familles à l'étranger ainsi que des mesures à caractère diplomatique, comme le retrait des diplomates de Téhéran et la suspension de la coopération politique et/ou économique», confie-t-il.

«Il convient également de prendre davantage de mesures juridiques à l'échelle internationale, puisque ces détentions enfreignent les conventions relatives aux droits de l'homme et aux droits civils. Si l'Occident ne réagit pas de la sorte à la pratique des prises d'otages de Téhéran, cette dernière ne fera que perdurer», conclut le politologue.

Pour Wang, la libération des otages étrangers passe inévitablement par un réaménagement radical de la stratégie géopolitique de la Maison Blanche à l'égard de l'Iran, notamment par une remise en cause de l'accord sur le nucléaire.

«Le problème des otages est de toute évidence lié au PAGC, même si l'administration Biden dément cette réalité. Il est très difficile d’avancer sur la question des otages sans avancer sur les négociations du PAGC», explique-t-il à Arab News.

«Malheureusement, la volonté de l'administration Biden de revenir sur l'accord coûte que coûte porte préjudice à l'administration et prolonge la souffrance des otages étrangers en Iran, surtout les otages américains», déplore-t-il.

Twitter : @OS26

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme que la menace du Hezbollah impose la poursuite de l'action militaire au Liban

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
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  • Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban
  • Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle)

BEYROUTH: Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives.

Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban.

M. Aoun a souligné que leur objectif était de mettre fin au conflit, ajoutant à l'intention du Hezbollah que la véritable "trahison" était d'avoir entraîné le Liban dans la guerre.

Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, avait auparavant accusé les autorités libanaises d'avoir fait "des concessions gratuites et humiliantes".

"Naïm Qassem joue avec le feu, et ce feu brûlera le Hezbollah et tout le Liban", a averti le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, lors d'une rencontre avec l'envoyée de l'ONU au Liban.

Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne a annoncé avoir commencé à frapper "des sites d'infrastructures du Hezbollah" dans la vallée de la Bekaa (est) et dans d'autres zones du sud.

Elle a affirmé avoir "détruit au cours des derniers jours plus de cinquante infrastructures terroristes dans le sud du Liban, y compris un complexe souterrain utilisé par le Hezbollah" pour des attaques contre Israël.

Le Hezbollah a pour sa part revendiqué de nouvelles attaques contre les troupes israéliennes déployées dans des localités frontalières du sud,  notamment contre un char Merkava à Kantara, et un bulldozer qui "démolissait des maisons dans la ville de Bint Jbeil".

"10% des missiles" 

Les deux parties s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril puis prolongé de trois semaines le 23 avril, après deux sessions de pourparlers à Washington au niveau des ambassadeurs libanais et israélien.

Selon M. Netanyahu, il "reste encore deux menaces principales venant du Hezbollah: les roquettes de type 122 et les drones. Cela exige une combinaison d'actions opérationnelles et technologiques", a-t-il affirmé devant des gradés.

Selon lui, le mouvement dispose encore "d’environ 10% des missiles" qu'il détenait au début de la guerre, déclenchée le 2 mars par des tirs du Hezbollah sur Israël en riposte à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours".

Ses forces ont délimité par une "ligne jaune" une zone le long de la frontière pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens.

"Pas d'accord humiliant" 

"Mon objectif est de parvenir à la fin de l'état de guerre avec Israël", a affirmé M. Aoun, assurant qu'il "n'accepterait pas un accord humiliant".

"Ce que nous faisons n'est pas une trahison, la trahison est plutôt commise par ceux qui entraînent le pays dans une guerre au profit d'intérêts étrangers", a-t-il rétorqué au mouvement chiite.

Ce dernier, qui dénonce une "capitulation" et se pose en défenseur de la souveraineté territoriale du Liban, "refuse catégoriquement de négocier directement avec Israël", a réaffirmé lundi son chef, dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, affiliée au mouvement.

Il a demandé au gouvernement libanais de renoncer à "un grave pêché qui place le Liban dans un cycle d'instabilité", ajoutant que son mouvement, dont Israël exige le désarmement, ne renoncerait pas à ses armes.

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a pour sa part affirmé que 2026 "pourrait encore être une année de combats" sur tous les fronts.

Selon des chiffres de l'AFP fondés sur des sources officielles libanaises, les opérations israéliennes ont fait depuis le début de la trêve au moins 36 morts, dont 14 dimanche.

Depuis le 2 mars, la campagne militaire israélienne a tué 2.521 personnes et en a blessé 7.804 blessées, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.

Côté israélien, 16 soldats ont été tués au Liban depuis le 2 mars, dont un dimanche, selon les autorités.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.