Les Tunisiens manifestent contre la corruption

Les Tunisiens ont manifesté dimanche dernier à Tunis pour soutenir leur président, Kaïs Saïed. Plus de 5 000 manifestants ont participé aux rassemblements pro-Saïed dans l’ensemble du pays. (AP)
Les Tunisiens ont manifesté dimanche dernier à Tunis pour soutenir leur président, Kaïs Saïed. Plus de 5 000 manifestants ont participé aux rassemblements pro-Saïed dans l’ensemble du pays. (AP)
Short Url
Publié le Lundi 04 octobre 2021

Les Tunisiens manifestent contre la corruption

  • Sur l’avenue Bourguiba, l’artère principale du centre de Tunis, les manifestants ont scandé: «Nous sommes tous Kaïs Saïed, nous sommes tous la Tunisie»
  • «Nous exigeons que M. Saïed dissolve le parti Ennahdha ainsi que les partis politiques impliqués dans la corruption», déclare une manifestante

DJEDDAH: Des milliers de manifestants ont envahi les rues tunisiennes dimanche dernier afin d’afficher leur soutien au président Kaïs Saïed dans la lutte qu’il mène contre les politiciens corrompus.

Sur l’avenue Bourguiba, l’artère principale du centre de Tunis, les manifestants ont scandé: «Nous sommes tous Kaïs Saïed, nous sommes tous la Tunisie» et «le peuple veut la dissolution du Parlement».

Des manifestations simultanées ont eu lieu non seulement à Tunis, mais aussi dans la ville industrielle de Sfax, la ville balnéaire de Sousse, Sidi Bouzid, Gafsa et Monastir.

Avec plus de 5 000 manifestants pour la seule ville de Tunis, l’événement a éclipsé les petites manifestations de la semaine dernière contre ce que les détracteurs du président qualifient de «coup de force».

M. Saïed s’est octroyé le pouvoir exécutif en vertu de la constitution le 25 juillet dernier lorsqu’il a démis le Premier ministre de ses fonctions, a suspendu le Parlement et a commencé à diriger le pays par décret.

Ces mesures bénéficient du soutien écrasant de Tunisiens frustrés par la corruption et l’incompétence économique d’une classe politique dominée par le parti islamiste Ennahdha, dont le leader, Rached Ghannouchi, était président du Parlement.

EN BREF

Le président Kaïs Saïed, élu à la fin de l’année 2019, assure vouloir sauver la Tunisie d’un «péril imminent» au moment où le pays traverse une crise économique qu’est venue aggraver la pandémie de Covid-19.

Le président Kaïs Saïed, élu à la fin de l’année 2019, assure vouloir sauver la Tunisie d’un «péril imminent» au moment où le pays traverse une crise économique qu’est venue aggraver la pandémie de Covid-19. Le taux de chômage officiel a atteint 18% et l’économie a connu une croissance particulièrement faible (0,6%) au cours de la dernière décennie.

La semaine dernière, le président a nommé l’universitaire Najla Bouden à la tête du gouvernement. C’est la première fois qu’une femme occupe ce poste dans l’histoire du pays. M. Saïd a demandé au nouveau chef de former un gouvernement dans le but de libérer la Tunisie de la corruption politique.

«M. Saïed veut mettre en œuvre des réformes et nous appuyons sa démarche», explique Noura ben Fadhel, fonctionnaire, lors de la manifestation de soutien à Tunis. «Je suis venue défendre le changement afin de mettre fin au déclin actuel. Nous en avons assez. Cela fait maintenant dix ans, cela suffit.»

Elyes Ouni, 28 ans, a fait campagne pour M. Saïed en 2019. Il affirme: «Le 25 juillet a signé la fin d’un système défectueux. Il repose désormais à la morgue et, aujourd’hui, nous allons l’enterrer.» Il impute le «déclin du pays» au Parlement.

Une autre manifestante, Noura Bensalah, déclare quant à elle: «Nous exigeons que M. Saïed dissolve le parti Ennahdha ainsi que les partis politiques impliqués dans la corruption.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël annonce des frappes imminentes sur des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
Short Url
  • "L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban"
  • L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région.

"L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban, en réponse aux tentatives interdites de cette organisation de reprendre ses opérations dans la région", a écrit sur X le colonel Avichay Adraee, porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe, en appelant les habitants de deux villages, Kfar Tibnit et Ain Qana, à immédiatement quitter leur logement.

 


Un mort et des blessés lors de frappes israéliennes dans le sud du Liban

Short Url
  • Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé
  • Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait un mort et plusieurs blessés dimanche, a indiqué le ministère de la Santé, l'armée israélienne affirmant avoir visé des cibles du mouvement islamiste libanais Hezbollah.

Israël mène régulièrement des frappes au Liban malgré la trêve conclue en novembre 2024, censée mettre fin à plus d'un an d'hostilités, dont deux mois de guerre ouverte avec le mouvement pro-iranien.

L'armée israélienne affirme viser principalement des membres du Hezbollah ou ses infrastructures, et maintient des troupes dans cinq zones frontalières du sud du Liban.

Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé, dans le sud du pays.

Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid.

De son côté, l'armée israélienne a indiqué avoir ciblé un membre du Hezbollah près d'Abba, "en réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah".

Plus tôt dimanche, le ministère libanais de la Santé avait fait état d'une frappe dans la région de Saïda, loin de la frontière israélienne, qui a blessé une personne.

D'après l'ANI, elle visait un bulldozer "alors qu'il s'efforçait de déblayer les décombres" du site d'une précédente frappe israélienne.

L'armée israélienne a, elle, dit avoir visé "plusieurs véhicules d'ingénierie du Hezbollah" utilisés "pour rétablir des sites d'infrastructure terroriste dans la région", précisant toutefois qu'ils se trouvaient dans une autre zone du sud du Liban que celle mentionnée par le ministère.

Toujours dimanche, l'ANI a indiqué que l'armée israélienne avait largué des tracts visant à intimider les habitants de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, près de la frontière. Elle a publié une photographie de l'un de ces tracts, qui comportait un avertissement aux habitants selon lequel des membres du Hezbollah utilisaient un hôpital de la ville.

Dans un communiqué, le ministère de la Santé a condamné "avec la plus grande fermeté les menaces contre les hôpitaux du sud, et les considère comme une attaque grave et une violation flagrante des lois et conventions internationales".

L'hôpital Salah Ghandour de Bint Jbeil, géré par le Comité islamique de santé affilié au Hezbollah, a indiqué dans un communiqué que les tracts contenaient "une menace claire contre l'hôpital, fondée sur des prétextes fallacieux dépourvus de tout fondement", et a rejeté ce qu'il a décrit comme des tentatives de ternir l’image de l’établissement.

L'enceinte de l'hôpital Salah Ghandour et ses abords ont été frappés en 2024 lors des hostilités avec le Hezbollah.

Sous forte pression américaine et par crainte d'une intensification des frappes israéliennes, le Liban s'était engagé, comme prévu par l'accord de cessez-le-feu, à désarmer le Hezbollah et à démanteler d'ici la fin de l'année 2025 ses structures militaires entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Israël a mis en doute l'efficacité de l'armée libanaise dans ce processus et accusé le Hezbollah de se réarmer, tandis que le mouvement chiite a rejeté les appels à abandonner ses armes.

Plus de 360 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis le cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP basé sur les statistiques du ministère libanais de la Santé.


La position de l'Arabie saoudite sur l'escalade régionale n'a pas changé, selon une source saoudienne à Asharq Al-Awsat

Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
Short Url
  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respectait la souveraineté de Téhéran
  • Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue

RIYAD: Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat.

La source a souligné au journal que l'Arabie saoudite soutient les efforts visant à trouver une solution pacifique par la diplomatie et le dialogue à tous les différends entre les États-Unis et l'Iran.

La source a également réitéré le rejet par le Royaume de l'utilisation de son espace aérien et de ses territoires dans toute opération militaire contre l'Iran.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respecte la souveraineté de Téhéran et que le Royaume ne permettra pas que son espace aérien ou ses territoires soient utilisés dans toute opération militaire contre l'Iran.

Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue dans le but de soutenir la sécurité et la stabilité régionales.

M. Pezeshkian a déclaré que ses entretiens avec le prince héritier avaient porté sur l'évolution de la situation en Iran et sur le dossier nucléaire.

Il a exprimé sa gratitude à l'Arabie saoudite pour sa position ferme en matière de respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Iran. Il a également salué le rôle et les efforts du prince Mohammed dans l'instauration de la sécurité et de la stabilité dans la région.