Nucléaire: l'Iran rejettera toute «exigence excessive» des Occidentaux, prévient Raïssi

Une photo fournie par la présidence iranienne le 27 octobre 2021 montre le président iranien Ebrahim Raisi (C) en visite au ministère du Pétrole pour suivre les derniers problèmes causés dans le système de distribution de carburant. (Photo, Présidence iranienne/AFP)
Une photo fournie par la présidence iranienne le 27 octobre 2021 montre le président iranien Ebrahim Raisi (C) en visite au ministère du Pétrole pour suivre les derniers problèmes causés dans le système de distribution de carburant. (Photo, Présidence iranienne/AFP)
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Publié le Jeudi 04 novembre 2021

Nucléaire: l'Iran rejettera toute «exigence excessive» des Occidentaux, prévient Raïssi

  • «Nous ne quitterons pas la table des négociations, mais nous nous opposerons aux exigences excessives qui nuiraient aux intérêts du peuple iranien»
  • «Nous ne reculerons en aucun cas sur les intérêts du peuple iranien, nous poursuivrons les efforts pour neutraliser (les effets) des sanctions oppressives et nous agirons pour leur levée»

TEHERAN : Le président iranien Ebrahim Raïssi a prévenu jeudi que son pays rejetterait toute "exigence excessive" de la part des Occidentaux, lors des négociations sur le nucléaire qui doivent reprendre fin novembre, après cinq mois d'interruption.


"Nous ne quitterons pas la table des négociations, mais nous nous opposerons aux exigences excessives qui nuiraient aux intérêts du peuple iranien", a-t-il affirmé lors d'une cérémonie à Semnan, à l'est de Téhéran, à l'occasion du 42e anniversaire de la prise de l'ambassade des Etats-Unis en Iran, selon un communiqué de la présidence.


Le 4 novembre 1979, sept mois après la proclamation de la République islamique d'Iran, des étudiants islamistes avaient pris d'assaut l'ambassade américaine à Téhéran, exigeant l'extradition de l'ex-chah Mohamed Reza Pahlavi, soigné aux Etats-Unis: 52 diplomates et employés seront retenus en otage pendant 444 jours. 


Les relations entre les deux pays sont tendues depuis, Washington ayant rompu ses liens diplomatiques et imposé un embargo commercial sur l'Iran en avril 1980.  


"Nous ne reculerons en aucun cas sur les intérêts du peuple iranien, nous poursuivrons les efforts pour neutraliser (les effets) des sanctions oppressives et nous agirons pour leur levée", a encore martelé M. Raïssi jeudi.


A Téhéran, une foule s'est rassemblée à l'extérieur de l'ancienne légation diplomatique américaine pour marquer l'anniversaire de la prise d'otages, exprimant un fort sentiment de défiance à l'égard des pourparlers censés reprendre le 29 novembre à Vienne après cinq mois d’arrêt.


"Les États-Unis n'ont jamais respecté les traités, ni tenus leurs engagements et rien ne changera", assure Hosein Hasani, une marchand de tapis de 54 ans.


Entouré de manifestants scandant "Mort à l’Amérique", "Mort à Israël, Maedeh Razaghnejad affiche lui aussi un scepticisme.


"Ne rentrons pas dans les négociations. Ils nous ont trompés à plusieurs reprises. Ils sont rusés comme le renard et il est impossible de leur faire confiance", assure cet étudiant de 24 ans.


La date de la reprise des pourparlers a été annoncée mercredi de manière simultanée par l'Iran et l'Union européenne (UE), principale médiatrice dans ces négociations indirectes entre Washington et Téhéran.


Concrètement, les pays encore parties de l'accord conclu en 2015 (Iran, Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni, Russie) se réuniront sous la présidence du négociateur européen Enrique Mora, a déclaré le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell dans un communiqué.


Il a expliqué que les discussions porteraient "sur la perspective d'un éventuel retour des Etats-Unis" dans ce texte qu'ils ont abandonné unilatéralement en 2018 sous la présidence de Donald Trump rétablissant des sanctions punitives contre l'Iran, et "sur la manière d'assurer la mise en œuvre complète et effective de l'accord par toutes les parties".


Les frappes israéliennes au Liban ont fait 380 morts depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban. (AFP)
L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban. (AFP)
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  • L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban
  • "Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr"

BEYROUTH: Les frappes israéliennes au Liban ont fait 380 morts depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu 

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban.

"Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr", a écrit l'Ani. Malgré une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, Israël a poursuivi le pilonnage de plusieurs régions du Liban, et le mouvement pro-iranien Hezbollah continue de revendiquer des attaques contre des cibles israéliennes.

 


Cisjordanie: 70 enfants palestiniens tués depuis le début des opérations israéliennes 

Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes. (AFP)
Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes. (AFP)
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  • "La plupart de ceux qui ont été tués ou blessés l'ont été par des balles réelles", a encore relevé le porte-parole de l'Unicef
  • Il a souligné que l'Unicef appelle les autorités israéliennes à "prendre des mesures immédiates et décisives pour empêcher que d'autres enfants palestiniens ne soient tués ou mutilés, et pour protéger leurs foyers, leurs écoles et leur accès à l'eau

GENEVE: Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes.

"Les enfants paient un prix intolérable en raison de l'escalade des opérations militaires et des attaques des colons menées dans toute la Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est", a déclaré un porte-parole de l'Unicef, James Elder, lors d'un point presse à Genève.

"Ainsi, entre janvier 2025 et aujourd'hui, au moins un enfant palestinien a été tué en moyenne chaque semaine en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem sous contrôle israélien. Cela représente 70 enfants palestiniens tués sur cette période, a-t-il ajouté, indiquant qu'il y a eu également 850 autres enfants blessés sur la même période.

Il a précisé que 93% des enfants tués l'ont été "par les forces israéliennes".

"La plupart de ceux qui ont été tués ou blessés l'ont été par des balles réelles", a encore relevé le porte-parole de l'Unicef.

Il a souligné que l'Unicef appelle les autorités israéliennes à "prendre des mesures immédiates et décisives pour empêcher que d'autres enfants palestiniens ne soient tués ou mutilés, et pour protéger leurs foyers, leurs écoles et leur accès à l'eau, conformément au droit international".

"L'Unicef appelle également les États membres disposant d'une influence à user de leur poids pour garantir le respect du droit international", a-t-il dit.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis le début de la guerre à Gaza déclenchée par l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sud d'Israël. En janvier 2025, l'armée israélienne a lancé une "opération antiterroriste" visant principalement les camps de réfugiés palestiniens de Cisjordanie.


Liban: six morts dans un bombardement israélien, selon l'agence officielle

Des habitants inspectent les décombres d’un bâtiment dans le village libanais de Kfar Dounine, dans le sud du Liban, le 25 janvier 2026, après qu’il a été touché par une frappe israélienne. (photo d’archive AFP)
Des habitants inspectent les décombres d’un bâtiment dans le village libanais de Kfar Dounine, dans le sud du Liban, le 25 janvier 2026, après qu’il a été touché par une frappe israélienne. (photo d’archive AFP)
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  • Une frappe aérienne israélienne sur une maison à Kfar Dounine, dans le sud du Liban, a fait six morts et sept blessés malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril
  • Israël poursuit ses bombardements tandis que le Hezbollah continue ses attaques contre des cibles israéliennes, alors que de nouvelles discussions entre les deux pays sont prévues à Washington cette semaine

BEYROUTH: L'Agence nationale d'information (ANI, officielle) libanaise a annoncé la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban.

"Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr", a écrit l'ANI mardi.

Par ailleurs, l'armée israélienne a ordonné sur les réseaux sociaux aux habitants de la petite ville de Sohmor, dans la vallée de la Bekaa (est), d'évacuer en prévision de bombardements.

Malgré une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, Israël a poursuivi le pilonnage de plusieurs régions du Liban, et le mouvement pro-iranien Hezbollah continue de revendiquer des attaques contre des cibles israéliennes.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans une nouvelle guerre le 2 mars en attaquant Israël au moyen de roquettes pour venger la mort du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre Téhéran. Israël a répondu en menant des frappes massives et une incursion terrestre dans le sud.

Le dernier bilan des frappes israéliennes, actualisé lundi par le ministère libanais de la Santé, s'élève à 2.869 morts depuis le début de la guerre, dont des dizaines de personnes tuées depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

De nouvelles discussions sont prévues jeudi et vendredi à Washington entre le Liban et Israël.