La vente des Rafale aux Emirats, fruit d'une «relation de confiance», selon le patron de Dassault Aviation

Le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier (Photo, AFP).
Le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 03 décembre 2021

La vente des Rafale aux Emirats, fruit d'une «relation de confiance», selon le patron de Dassault Aviation

  • La vente de 80 avions de combat Rafale signée vendredi à Dubaï constitue «une vraie réussite française» selon le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier
  • «C'est aussi une excellente nouvelle pour le pays, pour Dassault et les 400 entreprises coopérantes qui travaillent avec nous»

PARIS: La vente de 80 avions de combat Rafale signée vendredi à Dubaï constitue "une vraie réussite française" et est le fruit d'une "relation de confiance" établie de longue date avec les Emirats arabes unis, a affirmé à l'AFP le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier.

Q: Que représente ce contrat?

R: "C'est le plus gros contrat qu'on ait jamais reçu. Cela traduit une vraie réussite française pour cet avion de combat qui a été défini il y a déjà très longtemps et qui s'avère être une réussite d'un point de vue opérationnel pour l'armée française et une réussite à l'exportation. Il y a maintenant plus de 200 Rafale exportés (236 dont 24 d'occasion, NDLR).

C'est aussi une excellente nouvelle pour le pays, pour Dassault et les 400 entreprises coopérantes qui travaillent avec nous. Elle s'inscrit dans ce partenariat stratégique, dans cette relation de confiance entre les deux pays.

Nous avons bâti cette relation de confiance avec les Emirats arabes unis depuis longtemps en négociant les Mirage 2000-9, en les équipant, en les modernisant, en étant toujours attentif à leurs besoins. Cette capacité de s'engager à long terme est l'une des forces de la maison.

C'est un moment d'émotion très particulier, notamment pour moi qui me suis beaucoup occupé des Emirats, et ai négocié le contrat des Mirage 2000-9 il y a quelques décennies de cela (60 avions vendus en 1998, NDLR)".

Q: Entre les commandes françaises et l'export, Dassault Aviation va devoir livrer près de 200 Rafale, comment s'organise la production?

R: "C'est un avion qu'on va livrer au standard F4 développé aujourd'hui avec l'armée française et qui ne sera disponible que dans quelques années. Nous ne livrerons ces avions aux Emirats qu'à partir de 2027 et jusqu'en 2031.

Les avions qu'on avait déjà à livrer, pour l'Inde par exemple, le seront dans les cinq ans qui viennent, les Emirats viennent ensuite.

Au niveau des cadences, ce n'est pas si compliqué que cela, on va repasser à la cadence 2 (avions produits par mois) puis cadence 3. Bien sûr, on espère encore d'autres contrats dans les mois qui viennent, donc on augmentera encore la cadence. On peut aller jusqu'à la cadence de 4 avions (produits par mois), il n'y a pas de restrictions. Il faut juste un peu de temps pour se préparer.

La chaîne de fournisseurs est solide, ce contrat est une très bonne nouvelle aussi pour nos sous-traitants".

Q: Quels sont les autres prospects à l'export?

R: "Plusieurs pays s'intéressent au Rafale. Il y a la Finlande qui doit annoncer son choix dans les semaines qui viennent (appel d'offres international pour 64 appareils, NDLR). Il y a l'Indonésie qui a fait part de sa volonté d'acheter (36 avions, NDLR), on attend une concrétisation. Et il y en a d'autres.

On travaille aussi d'arrache-pied sur des tranches supplémentaires en Inde. C'est un pays qui utilise déjà le Rafale, qu'on est en train de livrer. Nous pensons que les 36 (avions vendus) donneront lieu à plus d'avions demain pour les aviateurs ou les marins indiens".


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.