Israël interdit aux Palestiniens de Gaza de travailler sur son sol après des tirs

Un policier monte la garde du côté de l'Autorité palestinienne (AP) du point de passage d'Erez à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, le 23 avril 2022 (Photo, AFP).
Un policier monte la garde du côté de l'Autorité palestinienne (AP) du point de passage d'Erez à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, le 23 avril 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 25 avril 2022

Israël interdit aux Palestiniens de Gaza de travailler sur son sol après des tirs

  • Israël contrôle toutes les entrées et sorties de l'enclave
  • L'armée israélienne a mené plusieurs opérations, dont certaines meurtrières

JÉRUSALEM: Israël a annoncé samedi son intention d'interdire aux Palestiniens de Gaza de travailler sur son territoire à partir de dimanche, une mesure de rétorsion décidée après le tir de nouvelles roquettes depuis l'enclave.

Cette décision de fermer le passage d'Erez, le seul pour la circulation de personnes entre la bande de Gaza et Israël, va affecter des milliers de Palestiniens de l'enclave pauvre soumise à un blocus israélien depuis plus de 15 ans.

Hormis le point de passage de Rafah entre le sud de ce micro-territoire d'environ 2,3 millions d'habitants et l'Egypte, Israël contrôle toutes les entrées et sorties de l'enclave.

"A la suite des tirs de roquettes (vendredi), les commerçants et travailleurs de Gaza ne seront pas autorisés à traverser le passage d'Erez dimanche. La décision de le rouvrir sera prise après une évaluation de la situation sécuritaire", a indiqué le Cogat, l'organe du ministère israélien de la Défense qui supervise les activités civiles dans les Territoires palestiniens.

Vendredi soir et samedi, trois roquettes ont été lancées depuis Gaza, contrôlée par les islamistes du Hamas, vers le sud d'Israël.

Depuis lundi, plusieurs roquettes ont été tirées mais elles n'ont pas fait de victimes et la plupart ont été interceptées par le bouclier antimissile israélien.

Les précédents tirs avaient suscité des raids aériens israéliens de représailles contre l'enclave, où aucune victime n'a été rapportée.

Prières dans le calme

Fin mars, Israël avait dit porter de 12.000 à 20.000 le nombre de permis de travail accordés à des Palestiniens de Gaza, qui travaillent surtout dans les secteurs du bâtiment et de l'agriculture et perçoivent des salaires cinq fois plus élevés que ce qu'ils gagneraient à Gaza. 

Les tirs de roquettes des derniers jours sont les plus importants depuis la guerre de 11 jours ayant opposé en mai 2021 le Hamas à l'armée israélienne après des heurts entre policiers israéliens et Palestiniens à Jérusalem-Est qui avaient fait des centaines de blessés palestiniens.

La dernière escalade est intervenue après quatre attaques menées en Israël entre le 22 mars et le 7 avril, qui ont fait 14 morts au total. Deux ont été menées par des Arabes israéliens et deux dans la métropole de Tel-Aviv par des Palestiniens originaires de Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967.

L'armée israélienne a mené plusieurs opérations, dont certaines meurtrières, en Cisjordanie après ces attaques.

Dans ce contexte tendu et en plein mois sacré musulman du ramadan, des affrontements opposent depuis plus d'une semaine manifestants et fidèles palestiniens aux forces israéliennes sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, partie palestinienne occupée par Israël.

Les affrontements ont fait au total plus de 250 blessés palestiniens et les autorités israéliennes qui contrôlent l'accès à l'esplanade ont fermé ce week-end les points de passage permettant aux Palestiniens de Cisjordanie de se rendre à Jérusalem.

Samedi, une prière réunissant plus de 16.000 fidèles palestiniens sur l'esplanade s'est déroulée sans incident, selon les autorités.

Non loin de là, à la veille de la Pâque orthodoxe, des milliers de personnes ont participé samedi dans l'église du Saint-Sépulcre à la cérémonie du "feu sacré", un rite millénaire symbolisant l'éternité, après deux ans de petits rassemblements en raison du coronavirus.

Le patriarche orthodoxe et la police se sont mis d'accord sur un nombre limité de participants -- 4.000 -- dans l'église et sur la place adjacente. 

Arrestations en Israël 

La présence sur l'esplanade pendant le ramadan de nombreux juifs, autorisés à visiter le lieu à des heures précises sans y prier d'après le statu quo en vigueur, et l'intervention de forces policières ont été largement perçues par des Palestiniens et plusieurs pays de la région comme de la "provocation".

Les tensions se font d'ailleurs sentir jusque dans le centre d'Israël, où la police a arrêté samedi quatre hommes masqués dans la ville arabo-israélienne d'Oum al-Fahm.

Ils sont accusés par la police d'avoir "tenté de bloquer l'entrée de la ville, brûlé des pneus sur la route principale et lancé des pierres contre les forces de l'ordre".

Les Arabes israéliens sont les descendants des Palestiniens restés sur leurs terres après la création de l'Etat d'Israël en 1948. Ils représentent 20% de la population d'Israël et se disent victimes de discrimination par rapport à la majorité juive.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com